Il y a des finales qui restent dans les têtes, et dans les pattes. Même quinze ans plus tard. En 2011, Census Johnston était titulaire avec le Stade Toulousain lors de la dernière finale de Top 14 entre Toulouse et Montpellier. Score final : 15-10 pour les Rouge et Noir. Pas d’essai toulousain. Pas de festival. Juste une finale bien serrée, bien épaisse, le genre de match où chaque mêlée pèse lourd.
VIDEO. Toulouse-Montpellier. 15 ans avant la revanche, une finale version bras de fer“Une vraie bataille”
Contacté, l’ancien pilier samoan se souvient d’un match “extrêmement disputé”, avec “de l’intensité et de la pression”. Montpellier avait mené 10-3. Toulouse avait tangué, forcément. Mais Johnston insiste sur un point : les grandes équipes ne paniquent pas. Elles restent dans leur système, elles attendent leur moment, puis elles prennent les points quand ils passent.
Gagner sans briller, ça compte aussi
Cette finale 2011 raconte quelque chose que l’on oublie parfois avec Toulouse. Le Stade sait envoyer du jeu, oui. Mais il sait aussi gagner autrement. “Gagner une finale ne passe pas toujours par un rugby spectaculaire”, rappelle Johnston. C’est peut-être la meilleure phrase pour résumer ce soir-là. Toulouse avait été patient, froid, discipliné. Presque clinique.
Attention au piège du favori
Depuis, l’ancien droitier a traversé beaucoup de terrains. Il vit désormais en Nouvelle-Zélande, où il travaille autour de la mêlée des Blues. Alors, quand il regarde le nouveau Toulouse-Montpellier, il ne tombe pas dans le panneau du score de la demi-finale. Toulouse a explosé le Racing 92. D’accord. Mais une finale, ce n’est pas une troisième mi-temps prolongée. C’est un autre match.
Stade Toulousain - Montpellier : à quelle heure et sur quelle chaîne suivre la finale du Top 14 ?Montpellier a une fenêtre
Pour Johnston, Toulouse est favori “sur le papier”. Difficile de dire autre chose. L’expérience, l’habitude des grands rendez-vous, la régularité, tout penche vers les Rouge et Noir. Mais Montpellier peut “refaire le coup de l’outsider” s’il impose son rythme et reste discipliné. Voilà le vrai chemin héraultais : ne pas courir après Toulouse, mais l’emmener dans un match qui gratte, qui ralentit, qui use.
La mêlée, encore et toujours
Sans surprise, Census Johnston regarde d’abord devant. Il parle de conquête, de mêlée, de collisions, de discipline. Rien de glamour pour les amateurs de grandes envolées. Mais en finale, c’est souvent là que la victoire se cache. Une pénalité en mêlée. Un ballon porté arrêté. Une touche propre sous pression. Un plaquage dominant qui change le momentum. Ces petits trucs ne font pas toujours les résumés vidéo, mais ils font les Boucliers.
Le conseil de l’ancien
Son message aux joueurs est simple : profiter, sans se disperser. Une finale ne se joue pas seulement avec les jambes. Elle se joue surtout avec la tête. Census Johnston le sait mieux que beaucoup. En 2011, Toulouse avait gagné sans faire lever le Stade de France toutes les trois minutes. Mais Toulouse avait gagné. Et en finale, c’est souvent la seule ligne qui reste.
La formule (gagnante) du Stade Toulousain pour dominer encore et encore le TOP 14
Aucun commentaire pour le moment...