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TOP 14. Le défi immense qui attend le Stade Toulousain après le quadruplé

Le Stade Toulousain a signé un quatrième Brennus de suite. Mais le cinquième pourrait être le plus dur, entre Top 14 affamé, Mondial 2027 et corps à préserver.

Thibault Perrin 28/06/2026 à 17h32
Toulouse a encore gagné. Pourtant, le plus dur commence peut-être maintenant. Le quintuplé passera par un Top 14 revanchard et une année de Coupe du monde. Crédit image : Screenshot Canal +
Toulouse a encore gagné. Pourtant, le plus dur commence peut-être maintenant. Le quintuplé passera par un Top 14 revanchard et une année de Coupe du monde. Crédit image : Screenshot Canal +

Le Stade Toulousain vient de refermer une saison de plus avec le Brennus dans les bras. Vainqueur de Montpellier 28-20 au Stade de France, le club rouge et noir a signé un quatrième titre de champion de France d’affilée. C’est le premier quadruplé de l’ère Top 14. C’est aussi une promesse. En 2027, Toulouse peut viser quelque chose d’encore plus fou : cinq Brennus de suite.

Je ne suis pas inquiet avec Ugo (Mola). Je sais déjà exactement ce qu'il va nous dire à la prépa. Il va trouver les mots pour nous motiver. Le groupe restera quasiment le même l'année prochaine. Il faudra encore trouver les ressources. On se projettera sur la saison prochaine, quand il le faudra. C'est très dur de se projeter. Ugo ne nous a rien dit après le match. Mais je pense que d'ici une heure, il va nous en parler (il sourit). (Romain Ntamack via L'Equipe)

Le quintuplé, le vrai sommet

On parle souvent de dynastie. Là, on serait au-dessus. Même le grand Stade des années 90 s’était arrêté à quatre titres consécutifs, entre 1994 et 1997. Le prochain objectif aurait donc une valeur à part. Mais justement, plus la montagne est haute, plus le sac devient lourd. Et Toulouse n’aura pas seulement à battre Toulouse.

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Le Top 14 ne va pas regarder

D’abord parce que le paysage s’est durci. Bordeaux-Bègles n’est plus seulement un rival qui joue bien au ballon. L’UBB vient de conserver la Champions Cup, avec une finale maîtrisée contre le Leinster. Derrière, Montpellier a rappelé à Saint-Denis qu’il avait de la densité, de la puissance et une vraie capacité à faire dérailler le scénario.

Paris, Toulon, Clermont ou La Rochelle ne vont pas passer la saison à applaudir le roi. Tout le Top 14 veut le bout de bois. C’est banal à dire, mais c’est vrai. Et certaines équipes semblent désormais mieux armées pour tenir le rythme, notamment devant, où les phases finales se gagnent souvent en mettant les mains dans le cambouis.

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Une saison de Mondial, ce n’est jamais neutre

Ensuite parce que 2026-2027 mènera à la Coupe du monde 2027 en Australie. Les internationaux toulousains sont des compétiteurs. Personne ne lèvera le pied volontairement en barrage ou en demi-finale. Mais la gestion des minutes, des bobos et des retours de sélection deviendra centrale.

Le poids du corps et de la tête

Dans ces années-là, le mental compte aussi. Romain Ntamack sait ce que coûte une blessure avant un Mondial. Julien Marchand, Anthony Jelonch, Antoine Dupont et Peato Mauvaka ont aussi traversé des périodes lourdes physiquement. La blessure fait partie du métier. Mais à quelques mois d’une Coupe du monde, elle pèse différemment dans un coin de la tête. On peut aussi ajouter le poids des années avec des éléments importants qui ont beaucoup donné. Et qui ne sont désormais plus qu'à quelques tours de terrain de la retraite.

Le calendrier, l’autre adversaire

Enfin, il y aura tout le reste. La Champions Cup, le Tournoi des 6 Nations à défendre avec les Bleus, puis une fin de Top 14 où personne ne fera de cadeau au quadruple champion. Toulouse reste Toulouse. Son effectif, sa culture et son staff en font encore le favori naturel. Mais pour aller chercher un quintuplé, il faudra plus qu’une génération dorée. Il faudra traverser une saison entière sans perdre trop d’hommes, trop de jus, ni cette petite faim qui fait basculer les finales.

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