Après quinze mois loin des terrains du Top 14, Tom Staniforth a effectué son retour au début de la saison. Freiné par une blessure récurrente à la cheville, le deuxième ligne n'avait pas disputé la moindre rencontre lors de l'exercice 2024-2025 avec le Castres Olympique.
Une longue absence qui ne semble pas avoir altéré ses qualités. Rapidement redevenu un élément incontournable du dispositif tarnais, l'Australien de naissance s'est même invité dans les discussions menant au XV de France.
Un rêve qu'il nourrissait encore il y a quelques semaines, comme nous le rapportions dans nos colonnes.
''Je ne peux pas m’en satisfaire'', de retour après sa saison blanche, Tom Staniforth a les crocs"C'était un moment trés émouvant"
Auprès de Rugbyrama, ce dernier n’a pas caché sa joie lorsqu’il a été invité à évoquer sa nomination dans le groupe du XV de France.
Une pensée est forcément adressée à ses proches, qui l’ont vraisemblablement largement soutenu durant sa longue convalescence, mais aussi à celui qui l’a fait venir d’Australie.
Dernièrement entraîneur de Brive, Pierre-Henri Broncan est à l’origine de cette sélection. C’est sous ses ordres que le colosse du pack castrais a découvert le Top 14.
"En fait, c’était un moment trés émouvant, parce que j’ai repensé à tout le chemin parcouru et à tout ce qu’il a fallu faire pour en arriver là. J’ai repensé à l’enfant de Canberra où j’ai grandi. Je me suis dit qu’enfin j’étais international français, même si ce match n’a pas décerné de sélection officielle, mais quelle fierté quand même […] J’ai pensé aussi à Pierre-Henry Broncan, celui qui m’a fait venir d’Australie il y a six ans."
Tom Staniforth pour Rugbyrama.
Un profil unique
Sa première rencontre de Top 14 avait marqué les esprits. Face au Stade Toulousain en 2020, il avait notamment muselé des joueurs comme Jerome Kaino, Iosefa Tekori ou encore Maxime Médard.
Dans ce registre de "chien de la casse", le mulet ambulant venait, sans le savoir, de poser les bases d’une carrière dans l’Hexagone qui l’amènera jusqu’au gratin du rugby mondial.
Par la suite, il a terminé à deux reprises meilleur plaqueur du championnat. Une donnée importante pour Fabien Galthié et son staff, qui recherchent encore un numéro 5 de son gabarit capable de se démultiplier.
Tom Staniforth n’est peut-être pas le plus adroit balle en main, ni le deuxième ligne qui gagne le plus de terrain, mais difficile de lui reprocher grand-chose. Ses 216 plaquages cette saison et un taux de réussite proche des 90 % font de lui l’un des meilleurs dans l’exercice.
À titre d’exemple, lors de la saison 2022-2023, il avait distribué la bagatelle de 342 plaquages, avec un taux de réussite une nouvelle fois proche des 90 %, tout simplement monstrueux.
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— France Rugby (@FranceRugby) June 23, 2026
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L'avis du RGN
Pour ce Championnat des Nations 2026, Tom Staniforth devrait évidemment être d’une très grande aide pour le XV de France. Aligné face à l’Angleterre A aux côtés de Mickaël Guillard, sa débauche d’énergie pourrait permettre à celui avec qui il devrait à nouveau composer la deuxième ligne face aux All Blacks de se concentrer davantage sur les phases offensives.
Une dimension dans laquelle Mickaël Guillard est particulièrement à l’aise sous le maillot tricolore. Au-delà de cela, l’apport de Tom Staniforth permettrait de stabiliser une formation quelque peu remaniée.
En cas de bonne prestation, il pourrait entrer en concurrence avec Emmanuel Meafou et Jimi Maximin au poste de numéro 5.
D’autant qu’une place semble se libérer avec la non-sélection de Romain Taofifenua pour les trois prochains matchs. Fabien Galthié semble vouloir faire confiance au Castrais, une opportunité pour lui d’entrer dans une nouvelle dimension à 31 ans.
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