Vannes nomade, Toulouse un peu plus sédentaire
Selon nos statistiques établies avec l'appui de Mappy, voici ce qu'il en ressort sur les trajets aller-retour.
Vannes sera logiquement le club qui effectuera le plus de kilomètres sur les routes et dans l'espace aérien français, avec une moyenne approximative de 17 806 kilomètres à parcourir la saison prochaine.
À la surprise, le club qui talonne les Bretons n'est pas le Racing 92 ni le Stade Français, mais les Toulonnais. Depuis la rade, les Varois devront normalement parcourir 16 720 kilomètres au cours de la saison. Ce sont 1000 kilomètres de moins que le RCV.
Sur la troisième marche du podium, on remonte dans la moitié nord pour y retrouver les Racingmen, qui devront faire environ 16000 kilomètres pour la phase régulière la saison 2026-2027.
Dans le bas du classement, on retrouve le Stade Toulousain. Les Hauts-garonnais ont beau avoir perdu leurs voisins montalbanais la saison passée, ils auront cependant le moins de kilomètres à parcourir selon nos estimations, avec 10 356 kilomètres. L'UBB, puis le Castres Olympique, complètent le bas du classement.
Montauban remplacé par Vannes
Montauban, dernier de la saison 2025-2026 est descendu en Pro D2. Le club est remplacé par Vannes, en Bretagne.
Cette donnée change les déplacements. Ville du Tarn-et-Garonne, la cité montalbanaise avait l'atout de se trouver proche de tous les clubs du sud de la France, à l'image de Toulouse sur la carte.
Désormais, pour chaque club, il faudra remonter jusqu'en Bretagne, et rallonger les kilomètres le week-end.
De la compagnie pour les clubs franciliens
Avant la première ascension de Vannes en Top 14 en 2024, aucun club de la moitié nord de la France, hormis les clubs franciliens (Racing 92, Stade Français), n'avait réussi à évoluer en Top 14.
Pour l'humour, l'ASM et le Stade Rochelais ont été, et sont toujours considérés par certains, comme des clubs du nord de la France.
La disparité géographique du rugby français est profonde. Elle exprime un ancrage territorial et un héritage familial profond dans la moitié sud de la France. Tandis que dans le nord, cet ancrage ne demande qu'à se développer.
L'ancien Président de la LNR, Paul Goze, exprimait ce constat il y quelques années, en regrettant l'absence du rugby professionnel dans le nord, l'est et l'ouest du pays.
Vannes vient déroger au mythe indiquant un rugby appartenant uniquement au sud-ouest, et un football appartenant au reste de la France. Même si, cette année, la Ligue 1 n'a que le Toulouse Football Club pour briller dans le sud-ouest...
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