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PRO D2. Le Stade Aurillacois voit sa peine s'alourdir dans l'affaire du journaliste basque agressé

Le 27 mars 2026, Biarritz se déplace à Jean-Alric pour y affronter les locaux aurillacois. L'éclat de joie d'un journaliste de la locale basque en tribune presse, et puis tout dérape.

Mayeul Duponcel 04/07/2026 à 14h46
La sanction s'alourdit pour le Stade Aurillacois. Screenshot : Youtube - Pro D2-Officiel
La sanction s'alourdit pour le Stade Aurillacois. Screenshot : Youtube - Pro D2-Officiel

L'affaire de l'agression d'un journaliste lors du match Aurillac-Biarritz connaît un nouveau rebondissement judiciaire. La commission d'appel de la FFR a alourdi la sanction initialement prononcée par la LNR à l'encontre du Stade Aurillacois, qui a annoncé en réponse saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à des fins de médiations.

Des faits remontants au mois de mars

Tout part d'une rencontre de Pro D2 disputée au Stade Jean-Alric entre Aurillac et Biarritz. En marge du match, un journaliste travaillant pour Ici Pays Basque, antenne locale de Radio France, avait été physiquement pris à partie par des supporters alors qu'il effectuait son direct.

Une agression qui avait donné lieu à un dépôt de plainte auprès des services de police, ouvrant ainsi un double volet, judiciaire d'un côté, disciplinaire de l'autre.

Sur le plan sportif, la Ligue Nationale de Rugby (LNR) avait convoqué puis sanctionné le club cantalou, reconnu responsable de troubles causés dans l'enceinte sportive.

Dans un premier temps, Aurillac avait écopé d'une amende de 16 600 euros assortie d'un match de sursis. Une peine jugée insuffisante par la commission d'appel de la FFR, qui a décidé de revoir la sanction à la hausse.

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Une peine alourdie, un club en colère

La commission d'appel a finalement condamné Aurillac à une amende de 10 000 euros ainsi qu'à un match à huit clos total lors de sa prochaine rencontre à domicile en championnat. Une décision qui a provoqué la vive réaction du club, lequel a immédiatement publié un communiqué officiel.

Dans ce communiqué, le Président Christian Millette commet à réaffirmer la condamnation du club envers les faits : « Le club condamné fermement les agissements qui ont vu un représentant de la presse être bousculé à la fin de la rencontre, et a immédiatement porté plainte à l'encontre de ce ou de ces individus. » Avant d'ajouter que l'instruction en cours n'a aujourd'hui pas permis d'identifier les auteurs des faits.

Mais le dirigeant Millette ne s'arrête pas là et conteste vigoureusement le bien-fondé de la sanction prononcée en appel, la jugeant « injuste, disproportionnée et inadaptée au regard des éléments dont nous pouvons être réellement tenus pour responsables lors de l'organisation de cette rencontre. »

Le CNOSF saisi en dernier recours

Refusant d'en rester là, le Stade Aurillacois a annoncé épuiser toutes les voies de recours disponibles en saisissant le CNOSF dans les plus brefs délais, dans l'espoir d'obtenir une médiation et un retour à ce que le Président qualifie de « juste mesure des faits ».

Une bataille juridique qui est loin d'être terminée, tandis que sur le plan pénal, l'enquête se poursuit sans qu'aucun suspect n'ait encore été formellement identifié.

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