Toulouse attendu à l’épreuve des Saracens
Ce dimanche, le Stade Toulousain se déplace sur la pelouse des Saracens pour un choc très attendu de Champions Cup. Un rendez-vous à haute intensité face à une équipe anglaise en plein regain de forme. En conférence de presse, Ugo Mola a posé le décor sans détour, balayant toute notion de pression inutile.
Face aux Saracens, on saura si Toulouse est vraiment prêt : Londres, terrain miné pour un Stade sous tension
Le manager rouge et noir s’attend à un match âpre, proche de celui disputé à Glasgow, avec des conditions hivernales et un rugby pragmatique. Et dans son viseur, un danger identifié : le jeu au pied anglais… et surtout la domination aérienne, incarnée par un ailier en feu, Noah Caluori.
« Il n’y a pas de pression, il y a juste un match »
Ugo Mola a insisté sur un point essentiel : ce déplacement n’est pas vécu comme une finale avant l’heure. Même si ses joueurs comme Antoine Dupont y voient un match couperet.
« Non, il n’y a pas de pression, il y a juste un match de Champions Cup contre une très très bonne équipe », a-t-il expliqué, rappelant la montée en puissance globale du rugby anglais. Northampton, finaliste l'an passé, Sale, Bath, Saracens… selon lui, le championnat anglais a digéré les secousses du Covid et du Brexit.
Pour Toulouse, le discours est clair : regarder devant, produire du jeu, performer. Le reste – qualification, calculs, projections – est jugé « accessoire ou secondaire ». Ce qui compte, c’est la copie rendue ce week-end.
Des conditions proches de Glasgow…
Dans l’approche, le staff toulousain n’a rien laissé au hasard. Mola l’a rappelé avec un sourire : contrairement à la semaine précédant Glasgow, où les Rouge et Noir s’étaient entraînés à 20 degrés, la préparation s’est faite cette fois sous des températures négatives.
Vos matchs de Rugby Saracens-Toulouse et Bordeaux-Northampton à quelle heure et sur quelle chaîne ? « Là, on s’est entraîné à moins 6. Au moins, on ne pourra pas dire qu’on n’était pas préparé. » Un détail en apparence, mais révélateur de l’état d’esprit. À Londres, Toulouse sait qu’il faudra accepter un match fermé, physique, où chaque ballon contesté comptera double.
Caluori, la menace venue du ciel ?
S’il n’est « pas dans l’habitude d’identifier un joueur plus qu’un autre », Ugo Mola n’a pas caché son admiration – et sa vigilance – envers Noah Caluori. Le jeune ailier des Saracens, auteur d'un quintuplé face à Sale en Premiership, est décrit comme « le meilleur joueur dans les airs en ce moment sur la scène européenne ».
Une déclaration forte, appuyée par une observation frappante : « Honnêtement, il y a longtemps que je n’avais pas vu un garçon prendre des ballons à plus de 3m50. » Dans le rugby moderne, où le jeu au pied de pression est devenu central, ce type de profil change la physionomie d’un match.
Un jeu au pied pensé pour mettre les ailiers en orbite
La force des Saracens ne repose pas uniquement sur un individu, mais sur une organisation huilée. Mola insiste sur la qualité des artificiers anglais, capables de donner du temps et de la précision à leurs coups de pied. Farrell ou Burke savent installer la pression, attirer la défense et envoyer leurs ailiers disputer les ballons hauts.
Et même si Caluori est pointé du doigt, Malins et Daly font eux aussi partie de cette menace permanente. Toulouse s’attend à vivre « une grosse vingtaine de jeux au pied de pression » et devra répondre présent, en haut comme en bas.
Répondre dans les airs… et dans la tête
La clé sera là. Gagner les duels aériens quand c’est possible, sécuriser les ballons quand ça ne l’est pas, et surtout rester lucide. « Il y a ceux que tu prends en haut, et il faut espérer que si tu n’as pas réussi à prendre en haut, tu puisses récupérer le coup en bas », résume Mola.
Derrière cette phrase, tout un plan de jeu : communication, couverture du terrain, solidarité défensive. Toulouse sait que subir sans paniquer sera tout aussi important que contre-attaquer.
Ce match est un vrai test pour le Stade Toulousain. D’abord parce qu’il dira beaucoup de sa capacité à s’adapter à un rugby ultra-pragmatique, très anglo-saxon.
Cramont, Willis et Marchand, les chiens de talus du Top 14 made in Toulouse
Ensuite parce qu’une performance aboutie à l’extérieur, dans ce contexte, enverrait un signal fort à toute l’Europe. C’est une occasion de grandir encore, collectivement, dans un registre parfois moins naturel.
À Londres, les Rouge et Noir savent à quoi s’attendre. Du froid, des ballons hauts, des duels à répétition. Et peut-être, au bout, un match référence de plus dans cette campagne européenne.

Jacques-Tati-en-EDF
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22269 pointsJe propose Flament à l'aile ...
NeST
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22509 pointsEt Roumat à l'autre, avec Kinghorn à l'arrière (1m93 ça passe), du coup Ramos en 10.
Docsound
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16994 pointsMarrant, je viens de voir qu'hier, 07 Janvier, c'était les 30 ans du 1er titre Européen du ST (et première coupe d'Europe à l'occasion) contre Cardiff, avec une liste de joueurs fabuleuse:
Mola, Ntamack, Casalbou, Lacroix... Et d'autres qui sont maintenant dans le staff...
Franchement, c'est beau!
pascalbulroland
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91898 pointsAprès 3 articles sur le ST aujourd'hui, peut-on avoir des articles sur l'UBB dont le match contre Northampton sera certainement le plus relevé de cette journée..?