Qualifié en demi-finale, le Racing 92 se prépare à gravir une nouvelle muraille. Après celle du Hameau dans les Pyrénées, soldée par une victoire (31-33) ce samedi 13 juin, les Franciliens se dirigent au Vélodrome. Dès le 19 juin prochain, en soirée, la cité phocéenne vibrera exceptionnellement au rythme du ballon ovale. Pour la première rencontre du dernier carré du Top 14 2025-2026, ils défieront le Stade Toulousain, soit le vainqueur des trois finales.
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En ouverture d’un week-end attendu et dans un stade plein à craquer, les Altoséquanais savent déjà que le défi proposé est particulièrement relevé. Pour cause, depuis le début de la décennie, les Haut-Garonnais ont soulevé quatre des cinq Boucliers de Brennus offerts aux vainqueurs de la phase finale. Néanmoins, les hommes de Patrice Collazo savent très bien qu’ils conservent quelques cartes à jouer et qu’ils auront leur mot à dire dans les Bouches-du-Rhône.
Après la victoire contre la Section Paloise, le manager du Racing 92 s’est prononcé au sujet de son futur adversaire. Comme pour tuer les beaux discours dans l’œuf, il a commencé sa réponse ainsi : “Au haut niveau, il n’y a pas de place pour les rêves. En revanche, on ne va pas crier avant d’avoir mal.” Ensuite, l’ancienne tête pensante du Stade Rochelais a développé son discours. “Il faut être pragmatique et lucide”, a-t-il précisé en conférence de presse.
Du jamais vu en 119 ans, le Stade Toulousain réalise un exploit inédit dans son histoireLe Racing 92, les bases avant tout
Sur cette ligne de conduite, le Racing 92 s’est forgé une identité de jeu remarquable sur la saison 2025-2026, avec des fondations établies depuis l’arrivée de Patrice Collazo au club. Sur ses feuilles de match, le Varois d’origine cherche à aligner des joueurs rugueux, mais capables de multiplier les efforts. Aptes à baisser le rythme du jeu quand ils ont le contrôle du ballon, les Racingmen accélèrent et surprennent leurs adversaires lorsqu’ils n’ont plus la main dessus. Meilleur exemple de cette dynamique, l’Anglais Jonny Hill et le Zimbabwéen Shingirai Manyarara ont montré la voie dans le combat.
Ensuite, les Franciliens assurent en conquête, avec des joueurs à la solidité retrouvée en mêlée, à l’image d’un Demba Bamba impressionnant. De l’autre côté, le Français est épaulé par Guram Gogichashvili. Le Géorgien a tenu son rang pendant près de 75 minutes du côté de Pau, avec un coffre spectaculaire pour un match de ce niveau. Dans son alignement, Maxime Baudonne fait toujours régner l’ordre, avec une autorité impressionnante à seulement 23 ans. Derrière, la rugueuse paire de centres Joseph Manu – Vinaya Habosi et la charnière, composée de Léo Carbonneau et Antoine Gibert, ont su bonifier les actions.
"Il a remué de la viande" : l'entrée explosive de Demba Bamba peut-elle bousculer la hiérarchie des Bleus ?Le Stade toulousain prêt à répondre
Vainqueur de la saison régulière, le Stade Toulousain a bénéficié d’une semaine de pause supplémentaire. Face à des joueurs un peu plus frais, le Racing 92 s’attend à un grand match. Avec une pointe d’humour, Patrice Collazo a salué ses adversaires du dernier carré. “Jouer au Vélodrome, c'est la classe, et contre Toulouse, là, c'est la grande classe. Les mecs iront chez le coiffeur, ils se feront beau et mettront leur plus beau costume. Généralement, quand on affronte Toulouse, je suis content. Parce qu'on est prêts”, indiquait-il aux journalistes, en répétant une partie des propos entendus au micro de Canal+.
Par ailleurs, le manager du Racing 92 fait bien de se satisfaire de rencontrer le Stade Toulousain en demi-finale, plutôt que sur une éventuelle confrontation au Stade de France. Pour cause, depuis l’arrivée d’Ugo Mola chez les Rouge et Noir, il y a onze ans, ces derniers n’ont jamais perdu en finale, toutes compétitions confondues. Ainsi, il semble plus accessible de renverser Antoine Dupont et ses coéquipiers dans le dernier carré qu’à la conclusion ultime de l’exercice en cours. Malgré tout, la tâche sera loin d’être facile pour autant.
C'est sur que si on regarde la dynamique actuelle, le Racing semble être sur une trajectoire plus porteuse et moins ...en dents de scie
Mais on sait aussi que le ST est une équipe habituée aux phases finales et qui semble y élever son appétit et sa concentration : même si pour la CC de cette année ce ne fut pas le cas...comme la saison dernière
J'attendrais de voir les compos des équipes car le match d'hier risque de laisser de vraies traces sur certains joueurs du racing et coté toulousain quels seront les choix avec certains cadres pour le en petite forme avant cette coupure
Mais sur le papier ça restera une demie très ouverte à mes yeux