News

L'UBB prête à payer le prix fort pour conserver Bielle-Biarrey et ses stars tricolores ?

L'UBB veut garder Louis Bielle-Biarrey, meilleur joueur du Tournoi 2025 et 2026. Le problème : la masse salariale ne laisse aucune marge.

Thibault Perrin 14/04/2026 à 10h05
Bielle-Biarrey à 350 000 €/an. Une revalorisation est inévitable. Et l'UBB devra sacrifier des noms pour l'assumer. Crédit image : France 2
Bielle-Biarrey à 350 000 €/an. Une revalorisation est inévitable. Et l'UBB devra sacrifier des noms pour l'assumer. Crédit image : France 2

Louis Bielle-Biarrey sera en fin de contrat en 2027. Et si l'UBB veut le prolonger sur la durée. L'effort ne sera pas seulement financier. Alors que la concurrence pourra lui faire de l'oeil dès la fin de la saison en cours. Pour y parvenir sans exploser le plafond salarial, le club devra faire des choix, certains sans doute douloureux. Et ils ont déjà commencé.

AMATEUR. Relégué à "48 points", la descente déchirante de ce club historique du Sud-Ouest 

Une prolongation et des conséquences

Louis Bielle-Biarrey ne manque pas de prétendants. Meilleur joueur du Tournoi des 6 Nations 2026, l'ailier de 22 ans est sous contrat avec l'UBB jusqu'en juin 2027, mais les discussions pour une prolongation seraient désormais une priorité absolue du club. Selon RugbyPass, Bordeaux serait prêt à formuler une offre attractive. La menace toulonnaise serait réelle, mais le joueur se sentirait bien ancré dans son club formateur. Le problème n'est donc pas tant la volonté des deux parties que les contraintes arithmétiques qui encadrent tout : le salary cap du Top 14.

L'UBB opèrerait actuellement à 98 % de son plafond salarial, selon les informations de RugbyPass. Avec Maxime Lucu qui vient tout juste de prolonger. Les gros salaires de Penaud et Jalibert. Et une revalorisation salariale qui semble inévitable pour Bielle-Biarrey, le club doit dégager des marges avant même de pouvoir signer quoi que ce soit. La marge de manœuvre est quasi nulle. Les décisions sont donc forcées.

‘‘Ça a fait basculer le match’’ : quelle est cette arme qui a renversé le match en faveur de l’UBB ?

Le dégraissage est déjà en cours

Ne vous y trompez pas : le mouvement a commencé. Joey Carbery ne sera plus bordelais la saison prochaine. Son contrat expire en juin et il ne sera pas renouvelé. Jonny Gray est parti finir la saison à Perpignan en prêt, sans perspective de retour. Lachlan Swinton s'en va également. Bastien Vergnes-Taillefer rejoint Pau.

Des choix sportifs, pour maintenir la compétitivité du groupe, mais aussi comptables. C'est le prix du salary cap. Chaque euro libéré à droite permet de renforcer à gauche. Et l'UBB a besoin de renforcer là où ça fait la différence tous les week-ends.

Le cas le plus sensible reste Damian Penaud. Sous contrat jusqu'en 2028, l'ailier international est selon RugbyPass le deuxième salaire le plus élevé du club. Sportivement, il reste un joueur de très haut niveau. Mais sa position dans la hiérarchie des Bleus a évolué, et sa cohabitation à l'aile avec Bielle-Biarrey pose une vraie question de complémentarité en termes de budget. Aucun départ n'est acté, mais la logique économique pèse sur chaque dossier.

Ce que ça révèle du modèle UBB

Ce scénario illustre une tension structurelle du rugby professionnel français : les clubs qui gagnent paient leurs succès. L'UBB a conquis la Champions Cup, s'est construit un effectif de classe mondiale, et se retrouve maintenant dans la position inconfortable de devoir choisir entre ses propres enfants. Garder Bielle-Biarrey, c'est nourrir l'avenir. Mais cet avenir a un coût immédiat, humain et sportif.

Un plan fou sur 20 ans : le Stade Toulousain veut rendre Thomas Ramos (encore plus) légendaire

Pour Bordeaux, l'enjeu n'est pas seulement de prolonger un joueur. C'est de réussir une transition de masse cap sans déséquilibrer un groupe qui joue en ce moment les meilleures saisons de son histoire. Le club girondin avance sur une ligne de crête. Et chaque décision prise aura un impact direct sur la compétitivité de l'effectif dans les années à venir. La prolongation de Bielle-Biarrey semble probable. Le prix à payer pour y arriver, lui, reste à définir.

pascalbulroland
pascalbulroland

Perso, je ne le vois pas partir de Bordeaux, même pour un gros chèque...


👍 2
lebonbernieCGunther
lebonbernieCGunther

Surtout à Toulon, ce serait gâché... Plus objectivement, il vient d'acheter une maison à Bègles (dans "le quartier des rugbymen"), son amie est étudiante à Bordeaux et il se sent bien (doux euphémisme) dans le jeu bordelais... Beaucoup de signes qui plaident pour une prolongation!


👍 1
pascalbulroland
pascalbulroland

Dupont a aussi une maison dans la région, c'est pas pour autant qu'il va signer à l'UBB...
Il y est surtout bien dans une équipe qu'il a choisi
Ça se passe super bien pour lui et son équipe, pourquoi il partirait ?
Par contre, son salaire risque d'être augmenté


lebonbernieCGunther
lebonbernieCGunther

Toto c'est une résidence secondaire pour jouer au beach-rugby! Loulou, ça ressemble plus à un projet de vie. Et bien sûr que son salaire sera augmenté. Sans doute qu'il faudra pour Marti déshabiller Pierre (Damian) pour habiller Paul (Louis)... Je crois qu'il a déjà montré qu'il savait parler à ses ouailles. A suivre...


pascalbulroland
pascalbulroland

Penaud aura 30 ans en septembre, il lui reste 2 à 3 ans max de carrière au haut niveau, si FG ne le convoque plus


Pianto
Pianto

je suis d'accord, ce serait étonnant.


mais il se passe parfois des choses étonnantes.


Je pense qu'il s'éclate à jouer au rugby dans cette équipe. C'est un point important. Quand tu es à Bordeaux ou à Toulouse, tu ne peux pas vraiment trouver "mieux" ailleurs au niveau sportif, au niveau qualité de jeu, au niveau qualité de vie, au niveau reconnaissance... Du coup, pas impossible que les mecs acceptent des salaires moins élevés que ce qu'ils auraient pu avoir ailleurs...


👍 2