Lions britanniques au féminin : quelles joueuses celtiques pour compléter l’armada anglaise ?
Parmi les joueuses sélectionnables, Maud Muir et Aoife Wafer font l’unanimité au regard de leurs récentes performances. ©France TV
Les Lions britanniques et irlandais s’apprêtent à lancer une équipe féminine… et ça promet de faire très mal.

C’est une annonce qui fera date. Pour la première fois de leur histoire, les Lions britanniques et irlandais auront une équipe féminine. En septembre 2027, celle-ci s’envolera pour la Nouvelle-Zélande afin d’y affronter les Black Ferns, lors de trois testmatches déjà programmés. Un symbole fort, mais aussi un défi immense face à la référence absolue du rugby féminin.

Pour Ben Calveley, président des Lions, l’objectif est clair : inscrire cette création dans une volonté durable de développement du rugby féminin, en cohérence avec les ambitions des quatre fédérations. Le calendrier a été pensé intelligemment, sans concurrence directe avec la Coupe du monde masculine organisée à la même période en Australie. Tout est donc réuni pour faire de cette tournée un événement majeur.

Mais une question s’impose déjà : à quoi ressemblera cette équipe des Lionnes ? Et surtout, quelle place pour les joueuses non anglaises dans une sélection où l’Angleterre règne sans partage depuis près d’une décennie ?

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Une ossature anglaise… mais des profils celtiques pour faire la différence

Difficile d’imaginer un XV des Lionnes sans une colonne vertébrale très largement issue des Red Roses. Championnes du monde en titre, ultra dominantes dans le Tournoi des 6 Nations depuis plus de 5 ans, dotées d’un réservoir de joueuses professionnelles et d’une culture de la gagne impressionnante, les Anglaises fourniront logiquement l’ossature du groupe.

Pourtant, réduire cette future équipe à une “Angleterre bis” serait une erreur, autant symbolique que rugbystique. Car autour de cette base solide, certaines joueuses écossaises, irlandaises ou galloises pourraient avoir le profil idéal pour compléter, équilibrer et enrichir le collectif.

En Écosse, par exemple, plusieurs cadres se sont imposées au fil des saisons. À l’ouverture, Helen Nelson incarne une option crédible pour challenger la hiérarchie anglaise. Gestionnaire fiable, patronne du projet offensif écossais, elle pourrait parfaitement s’intégrer dans un projet de jeu ambitieux. Plus au centre du terrain, Lisa Thomson pourrait profiter de sa connexion avec Helen Nelson pour faire parler ses qualités ; joueuses de talent qui se connaissent par coeur, le duo écossais pourrait apporter une touche de « folklore écossais ».

Sur les ailes, l’Écosse possède également un atout intéressant en la personne de Rhona Lloyd. L’internationale, qui avait tenté une aventure en France, à Bordeaux en ayant remporté notamment un titre de championnes de France, est l’une des plus rapides à son poste. Finisseuse redoutable, elle pourrait s’installer sur une aile alors que l’Angleterre cherche encore l’héritière d’Abby Dow, référence mondiale désormais retraitée. Une situation qui ouvre clairement la porte à Rhona Lloyd chez les Lionnes.

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Deux Irlandaises et une Écossaise pour compléter le pack des Lions féminines ?

Côté irlandais, le nom qui s’impose aujourd’hui est celui d’Aoife Wafer. À seulement 22 ans, la troisième ligne centre a été tout simplement stratosphérique lors du dernier Tournoi. Puissante, mobile, toujours dans l’avancée, elle semble taillée pour le très haut niveau. Dans un pack où l’Angleterre excelle déjà, Wafer pourrait apporter une dimension supplémentaire, faisant ainsi des Lionnes l’équipe la plus puissante jamais connue.

Le Pays de Galles, plus en difficulté collectivement ces dernières années, pourrait malgré tout placer une ou deux individualités. Jasmine Joyce, par son explosivité et sa polyvalence dans les lignes arrière, reste une candidate crédible, même si la concurrence sera féroce sur les postes extérieurs.

Au-delà des noms les plus médiatiques, certaines joueuses expérimentées comme Evie Gallagher (Écosse), Rachel Malcolm (Écosse) ou Neve Jones (Irlande) pourraient aussi entrer dans la réflexion, notamment pour leur leadership, leur robustesse et leur vécu international. Dans une tournée des Lionnes, plus d’un mois dans l’hémisphère Sud avec un nouveau groupe, ces qualités comptent parfois autant que le talent pur.

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Un XV combiné possible des Lionnes

Voici à quoi pourrait ressembler un XV type des Lions britanniques et irlandais féminins, en combinant domination anglaise et apports celtiques :

15. Ellie Kildunne (Angleterre) 14. Rhona Lloyd (Écosse) 13. Megan Jones (Angleterre) 12. Lisa Thomson (Écosse) 11. Jasmine Joyce (Pays de Galles) 10. Helen Nelson (Écosse) 9. Natasha Hunt (Angleterre)

8. Aoife Wafer (Irlande) 7. Evie Gallagher (Écosse) 6. Sadia Kabeya (Angleterre) 5. Zoe Aldcroft (Angleterre) 4. Abbie Ward (Angleterre) 3. Sarah Bern (Angleterre) 2. Neve Jones (Irlande) 1. Hannah Botterman (Angleterre)

En 2027, les Lionnes ne seront pas seulement attendues sur leur résultat. Elles le seront sur ce qu’elles représentent : une nouvelle étape dans la reconnaissance et l’ambition du rugby féminin.

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