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La troisième ligne du Stade Français ne rigole pas, Vunipola, Becognée et Nouchi sont prévenus

Brillante face à La Rochelle en barrage, la troisième ligne du Stade Français devra à nouveau confirmer face à l'un des meilleurs trios du championnat, celui de Montpellier.

Nathan Renaux 16/06/2026 à 15h43
Yoan Tanga-Mangene a survolé le barrage. Il sera le joueur à surveiller samedi soir. ©INPHO/Laszlo Geczo
Yoan Tanga-Mangene a survolé le barrage. Il sera le joueur à surveiller samedi soir. ©INPHO/Laszlo Geczo

Le Stade Français arrive en confiance. Solides défensivement, dominateurs dans les zones de combat et particulièrement performants devant, les Parisiens ont livré une prestation de référence pour éliminer La Rochelle en barrage.

Face à eux se dressera désormais Montpellier et sa redoutable troisième ligne composée de Billy Vunipola, Alexandre Becognée et Lenni Nouchi. Une référence du Top 14, mais certainement pas de quoi impressionner des Parisiens qui viennent de faire déjouer Grégory Alldritt et ses coéquipiers.

Tanga-Mangene a marché sur l'eau face à La Rochelle

S'il fallait retenir un homme du succès parisien face aux Rochelais, ce serait sans doute Yoan Tanga-Mangene. Le troisième ligne a livré une prestation impressionnante d'activité. Omniprésent dans le jeu courant, il a multiplié les prises de balle et gagné de précieux mètres à chacun de ses ballons touchés. Dans l'avancée comme dans le soutien, l'ancien Rochelais a constamment mis son équipe dans le sens de la marche.

Un triplé vraiment utile ? Romain Briatte inquiète le Stade Français avant la demi-finale

Son match défensif a été tout aussi remarquable. Symbole de sa performance, ce grattage décisif réalisé dans ses 22 mètres sur Grégory Alldritt quelques minutes après la reprise. Une action qui a coupé un temps fort rochelais et confirmé la domination parisienne dans les zones d'affrontement.

Avant son face-à-face avec la légende anglaise Billy Vunipola, le natif de Bondy a montré les muscles. S’il possède forcément moins d’expérience, Yoann Tanga regardera l’ancien des Saracens droit dans les yeux après son barrage de haut niveau.

Briatte, l'homme des grands rendez-vous

À ses côtés, Romain Briatte a lui aussi marqué les esprits. Auteur d'un triplé retentissant, le 3e ligne aile parisien n'a pas seulement brillé ballon en main. Comme souvent, il a été un leader dans le combat et un élément essentiel de la performance défensive des soldats roses. Face à la forte activité de Nouchi et Bécognée, il aura fort à faire.

La Rochelle est tombé sur un mur, le Stade Français a donné une « leçon d'efficacité défensive»

Son activité en touche a également pesé lourd. Briatte s'est illustré par plusieurs contres, dont un particulièrement précieux à quelques mètres de la ligne parisienne alors que La Rochelle poussait pour revenir dans la rencontre. Cette domination n'est pas un hasard. Le Stade Français possède l'un des meilleurs alignements du championnat, aussi bien sur ses propres lancers que sur ceux de ses adversaires. Face à la tour de contrôle du MHR, Florian Verhaeghe, l’alignement parisien devra s’employer pour le contourner.

Le souvenir de la gifle montpelliéraine

Malgré la dynamique actuelle, les Parisiens n'ont certainement pas oublié leur dernier déplacement à Montpellier. Lors du match retour de la saison régulière, le MHR s'était imposé avec autorité (44-7), dominant son adversaire dans tous les secteurs du jeu. Une véritable correction qui reste forcément dans les mémoires parisiennes.

Cette demi-finale offre donc au Stade Français une occasion de prendre sa revanche. Pour y parvenir, les hommes de Paul Gustard devront reproduire l'intensité affichée contre La Rochelle. Car c'est sans doute devant que se jouera cette rencontre. Entre la puissance montpelliéraine et l'activité de la troisième ligne parisienne, la bataille des avants pourrait bien désigner le deuxième finaliste du week-end.

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