De l’autre côté de la Manche, les tableaux d’affichage chauffent. Selon The Times, la Premiership dépasse les 60 points inscrits par rencontre en ce début de saison 2026-2027. L’exercice précédent affichait déjà une moyenne de 59,02 points. En dix ans, celle-ci aurait gagné environ 13 points. Le championnat anglais pousse toujours plus loin sa réputation de rugby offensif.
Les essais prennent une place grandissante dans cette inflation. Les clubs préfèrent davantage aller chercher une pénaltouche plutôt que trois points au pied, souligne le quotidien britannique. Encore faut-il gagner sa touche et réussir à faire avancer les gros.
La pénaltouche plutôt que les trois points
Ce choix favorise les séquences près de la ligne, les ballons portés et les défenses sous pression. Mais il demande aussi de la précision. Une touche perdue à cinq mètres peut coûter davantage qu’une pénalité laissée en route. Et quand les équipes se rendent coup pour coup, les moyennes grimpent vite, même sans festival permanent de jeu au large.
La preuve que l’attaque ne gagne pas tous les débats est venue de Leicester. Samedi, sous la pluie, les Tigers ont battu Northampton 28-7, avec quatre essais après la pause, notamment en exploitant leur conquête. Un derby décrit par The Guardian où le combat et les touches ont pesé autant que les inspirations des trois-quarts.
Et le TOP 14 dans tout ça ?
En France, on est loin du rugby verrouillé que certains imaginent parfois. Après sept journées de TOP 14 2026-2027, les chiffres officiels de la LNR affichent 2 658 points en 49 rencontres, soit 54,2 par match. Et 346 essais ont déjà été inscrits, une moyenne de 7,1. L’écart avec l’Angleterre existe, mais le championnat français sait lui aussi faire vivre la gonfle.
Attention toutefois aux comparaisons trop rapides. Les deux moyennes portent sur des compétitions différentes et un début de saison encore limité. Elles additionnent les points des deux équipes, sans distinguer essais construits, pénalités, écarts de niveau ou défaillances défensives. Un match à 70 points peut être spectaculaire ; il peut aussi tourner à la correction.
Le piège qui attend le XV de la Rose
Pour Steve Borthwick, le sujet devient plus épineux à l’approche des tests internationaux. The Times relève des différences d’arbitrage sur les rucks et les mauls entre Premiership et rugby de sélection. Face à une défense mieux organisée ou à un arbitre plus exigeant au sol, le XV de la Rose devra savoir conserver ses ballons et patienter. Marquer beaucoup chaque week-end ne dispense jamais d’apprendre à gagner les matchs serrés.
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