Si l’on vous dit St-Tropez, vous penserez naturellement au le soleil qui se reflète sur les yachts, à ses rues éclairées, son port éclairé et plus largement au bling-bling de la Côte d’Azur. Mais derrière les cartes postales et à l’ombre du Nikki Beach, "St-Trop" a aussi livré de bons rugbymen, dernièrement.
De très bons, même, quand on sait que deux d’entre-eux formés au Rugby Club du Golfe évoluent désormais régulièrement avec l’équipe première du RCT. Oliver Cowie, le plus connu d’entre-eux, mais également Pierre Damond, vrai petit Tropézien de 22 ans aujourd'hui.
Plus de 1,25 fois la "limite" autorisée : mais à quoi joue-t-on avec Louis Bielle Biarrey ?"David Ribbans m’appelle “Saint-Tropez”. Tout simplement", plaisantait-il pour Var-Matin il y a quelques mois de cela. Depuis, ce garçon discret a pris du galon avec les professionnels varois, comme en attestent ses 19 feuilles de matchs en Top 14 (6 titularisations) au talonnage cette saison, malgré une absence de 2 mois pour une blessure au genou durant l’hiver. Si bien que c’est à lui que Pierre Mignoni va confier le brassard de capitaine pour la dernière bataille de la saison à aller livrer à Castres.
"Pierre Damond sera le capitaine de l’équipe à l’image des jeunes qui nous ont tenu la maison pendant de longues journées," confirmait le manager en conférence de presse ce mercredi. Détaillant l’estime qu’il porte à son jeune talonneur : "Je compte beaucoup sur lui pour l’avenir, il a déjà sa place dans le vestiaire, c’est un bon leader. Il est encore jeune et ça ne sera pas le capitaine demain, mais peut-être après-demain et je veux le voir dans ce rôle."
Des jambes de grive mais la frappe de Roberto Carlos : d’où Melvyn Jaminet puise-t-il cette puissance hors du commun ?Une belle récompense pour ce garçon aussi épais (1m81 pour 111kg) que discret, dont le leadership, la maturité et le travail de l’ombre ont déjà trouvé un bel écho en championnat. Pourtant, loin du Faron, ils sont peu nombreux à connaître le nom de Pierre Damond. Encore moins à être en mesure de mettre un visage sur ce talonneur de 22 ans.
La gueule de Superman
Qui peut pourtant compter sur des vérins à la place des bras et une gueule à la Henry Cavill pour ne pas passer inaperçu. Mais, en interne, c’est surtout pour sa fiabilité, sa robustesse et l’exemple qu’il montre que l’Azuréen se fait remarquer. Lui qui représentera donc une équipe du RCT amputée de plusieurs cadres (Ollivon, Ribbans, Dréan…) ce samedi, mais pourvu d’une bonne poignée de ses potes (Ametlla, Sorhaindo, Mézou, Quére-Karaba, Shioshvili…) avec qui il fut vice-champion de France Espoirs l’an dernier.
Confirmant que le développement des jeunes est aujourd’hui devenu l’un des piliers du projet du RCT. Que les blessures à répétition ont contraint à accélérer…
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