Après Antoine Dupont et son incroyable aventure olympique, le rugby à 7 français pourrait bientôt accueillir une nouvelle superstar venue du XV. Selon les informations de RMC Sport, Louis Bielle-Biarrey nourrit l'ambition de participer aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 avec l'équipe de France à 7.
À seulement 22 ans, l'ailier de l'Union Bordeaux-Bègles discute actuellement d'une prolongation de contrat avec son club. Parmi les sujets abordés figure justement la possibilité de suivre une trajectoire similaire à celle empruntée par Antoine Dupont avant les Jeux de Paris 2024. Et à vrai dire, difficile de ne pas imaginer le potentiel dévastateur de "LBB" sur les grands espaces du rugby à 7.
Des qualités naturelles pour briller à sept
Le rugby à 7 est un sport à part. Plus d'espaces, davantage de duels en un contre un et une importance capitale accordée à la vitesse et aux capacités d’accélération. Dans ce domaine, Louis Bielle-Biarrey appartient déjà à une autre catégorie.
Plus de 1,25 fois la "limite" autorisée : mais à quoi joue-t-on avec Louis Bielle Biarrey ?L'ailier du XV de France a été flashé à 37,8 km/h lors d'une rencontre disputée en 2024. Sur les dix premiers mètres, son explosivité est tout aussi impressionnante avec un record établi à 1,54 seconde. Des statistiques qui expliquent pourquoi il parvient régulièrement à créer des différences dans des petits espaces. Dans une discipline où la moindre accélération peut déboucher sur un essai de 70 mètres, ses qualités physiques apparaissent presque idéales.
Un profil qui rappelle Cheslin Kolbe
Imaginer Bielle-Biarrey au rugby à 7 n'a rien d'une fantaisie. Avant de devenir l'une des plus grandes stars du rugby mondial avec l'Afrique du Sud, Cheslin Kolbe s'était d'abord fait connaître sur le circuit mondial de rugby à 7. Entre 2012 et 2016, il avait disputé les World Rugby Sevens Series, une Coupe du monde et les Jeux olympiques de Rio où il avait décroché la médaille de bronze.
Comme Kolbe, Bielle-Biarrey possède cette capacité rare à accélérer dans un mouchoir de poche, à éliminer sur ses premiers appuis et à convertir la moindre brèche en occasion d’essai. Le parallèle n'est évidemment pas parfait, mais le potentiel d'adaptation semble évident.
Des chiffres hors normes
Le plus impressionnant reste sans doute son efficacité offensive. Lors du dernier Tournoi des 6 Nations, Louis Bielle-Biarrey a marqué l'histoire en inscrivant neuf essais dans une même édition, battant un record vieux de plus d'un siècle. Son quadruplé contre l'Angleterre a confirmé ce statut de finisseur exceptionnel.
Avec 29 essais en seulement 27 sélections avec le XV de France, il affiche un ratio supérieur à un essai par match. À seulement 22 ans, il pointe déjà au sixième rang des meilleurs marqueurs de l'histoire des Bleus. Toutes compétitions confondues, il totalise désormais 93 essais en 121 rencontres professionnelles. Des chiffres qui laissent penser qu'il pourrait rapidement devenir l'un des joueurs les plus redoutables du circuit mondial à 7.
Sur les traces d'Antoine Dupont
Le précédent Dupont démontre que le passage du XV au 7 est possible lorsque toutes les parties travaillent ensemble. Avant les Jeux de Paris, le demi de mêlée avait bénéficié d'un programme spécifique mis en place entre la Fédération française et le Stade Toulousain. Quelques mois plus tard, il remportait successivement une étape du circuit mondial, le titre mondial puis la médaille d'or olympique.
À deux ans des Jeux de Los Angeles, le projet n'en est encore qu'à ses prémices. Mais une chose est déjà certaine, si le rugby à 7 français récupère un jour l'ailier bordelais, il disposera probablement de l'une des armes les plus redoutables de la planète rugby.
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