Ollivon commence à regarder l’après-rugby
Charles Ollivon ne raccrochera pas forcément en juin 2027. Mais, pour la première fois aussi clairement, le troisième ligne du RCT admet que cette possibilité existe. Dans un long entretien accordé au Midi Olympique, l’international aux 53 sélections confirme que son contrat s’achève en juin prochain et qu’il a « entamé [sa] réflexion personnelle ». À bientôt 34 ans, il veut désormais écouter son corps, sa famille et son envie avant de décider s’il poursuivra en 2027-2028.
Son tendon d’Achille pèse forcément dans la réflexion
Cette réflexion arrive après une fin de saison dernière contrariée par une tendinite à un tendon d’Achille. Ollivon espérait reprendre pour les deux derniers matchs, mais la douleur l’en avait empêché. Il assure aujourd’hui être revenu à « 100 % », tout en précisant que la blessure devra encore être gérée. Charges, récupération, douleurs : l’hiver servira aussi de baromètre pour savoir ce que son corps accepte encore.
Et ce détail compte lorsqu’on parle d’un troisième ligne qui aura 34 ans en mai. Depuis des années, Ollivon joue à un poste où chaque match ajoute son lot de collisions, de courses défensives et de combats aériens. Sa question n’est donc plus seulement de savoir s’il peut continuer, mais dans quelles conditions il souhaite le faire. « Il y a le rugby, mais il y a aussi la famille et la santé », résume-t-il.
Le Mondial 2027 reste au bout du chemin
Forcément, l’Australie apparaît dans le décor. Ollivon connaît parfaitement le calendrier. Mais refuse d’en faire un objectif proclamé 18 mois à l’avance. Une tournée, un 6 Nations, une saison de Top 14, la coupe d'Europe et d’éventuelles phases finales doivent encore être traversés. « Il peut se passer encore mille choses », rappelle-t-il avec l’expérience de celui qui sait à quelle vitesse une hiérarchie ou un corps peut basculer.
Son retour récent avec le XV de France lui donne pourtant une raison supplémentaire de regarder vers 2027. Le précédent Tournoi lui a offert ce qu’il décrit lui-même comme une « libération ». À 53 sélections, Ollivon reste l’un des visages familiers du cycle Galthié, sans disposer pour autant d’un billet réservé pour l’Australie. À ce niveau, une année représente presque une carrière entière.
Une saison qui pourrait ressembler à un dernier tour
À Toulon, cette incertitude donne une saveur particulière à la saison qui débute. Ollivon veut retrouver du plaisir après un exercice où le RCT s’est, selon ses mots, « effrité » sur la fin. Le retour de Franck Azéma, l’arrivée d’Alex Codling et les nouvelles orientations du staff nourrissent cette envie de repartir. Mais derrière la reconquête collective se joue aussi quelque chose de beaucoup plus personnel.
Parce qu’Ollivon ne promet rien. Il ne dit ni qu’il arrêtera en juin, ni qu’il continuera. Il se donne l’hiver pour observer son corps et sa tête, avec une seule certitude : « Je ne jouerai pas jusqu’à 37 ans. » Pour l’un des cadres de Toulon et du XV de France, le compte à rebours n’est pas encore lancé. On sait simplement désormais qu’il existe.
Ollivon en terme de leadership a une importance particulière sur le terrain, mais poursuivre sa carrière jusqu'à fin 2027 ne va pas de soi, son corps est fatigué.
Comparaison n'est pas raison mais Savea va avoir 33 ans le mois prochain et Etzebeth 35.
Et c'est sûr qu'ils ont coché tous les 2 la CdM 2027 en Australie et que leur sélection respecive compte sur eux en tant que titulaire indiscutable.
Moins fatigués par le rythme de leur carrière, plus résistants ?