Menoncello impressionne déjà Ernest-Wallon
Tommaso Menoncello n’a pas attendu son premier match officiel avec Toulouse pour faire parler sa principale qualité. Lors de l’entraînement ouvert au public mercredi, devant environ 10 000 supporters, La Dépêche souligne que la puissance de l’Italien a « particulièrement impressionné ». Quelques jours plus tôt, Planet Rugby l’avait placé au cinquième rang de son classement des meilleurs centres du monde. À 24 ans, la recrue rouge et noire arrive avec une réputation déjà bien installée.
Jamais plus de 12 matchs de championnat par saison : Tommaso Menoncello vers une utilisation à la Dupont ?Ce classement reste évidemment éditorial. Mais l’argument retenu colle parfaitement à ce qu’a aperçu Ernest-Wallon. Planet Rugby insiste notamment sur sa capacité à rester debout dans le plaquage. Pour rappel, l'Italien avait été élu meilleur joueur du Tournoi 2024, deux ans après être devenu le plus jeune marqueur d’essai de l’histoire du 6 Nations à 19 ans et 170 jours.
Pourquoi son jeu après contact colle à Toulouse
Pourquoi cette qualité intéresse autant les Rouge et Noir ? Parce qu’un centre qui avance sans tomber immédiatement oblige la défense à terminer le plaquage tout en retardant son replacement. Tant que Menoncello conserve ses appuis et ses bras disponibles, il peut servir un soutien, jouer après contact ou présenter rapidement le ballon. Et pour Antoine Dupont et ses coéquipiers, récupérer une défense encore désorganisée vaut parfois davantage que cinq mètres supplémentaires.
Le Tournoi 2026 en a fourni une belle illustration contre l’Angleterre. Menoncello avait d’abord traversé la défense pour marquer sous les poteaux. Puis, à huit minutes du terme, il avait résisté au plaquage d’Elliot Daly avant de servir Leonardo Marin sur l’essai décisif du succès italien 23-18. Une action presque parfaite pour comprendre le personnage : le duel gagné devient immédiatement le problème du défenseur suivant.
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Dans le jeu toulousain, Menoncello peut donc devenir davantage qu’un porteur chargé de remettre l’équipe dans l’avancée. Sa présence permet de créer un point de fixation au milieu du terrain sans condamner le ballon à finir sous plusieurs corps. Avec Dupont derrière lui et des joueurs comme Gourgues ou Capuozzo capables d’attaquer les espaces autour, le deuxième temps de jeu devient vite très intéressant.
Et Toulouse n’a pas recruté un joueur encore à découvrir au plus haut niveau. Le club rappelle que Menoncello a disputé 74 rencontres et inscrit 23 essais avec le Benetton, tout en devenant un cadre de l’Italie. Le débat autour de son association avec Pierre-Louis Barassi ou Santiago Chocobares viendra naturellement. Mais son intérêt dépasse le choix entre numéro 12 et numéro 13 : il donne à Toulouse une autre manière de fabriquer l’avancée.
Deflandre pour le premier vrai test
À quelques jours du déplacement à La Rochelle pour l’ouverture du Top 14, cette puissance tombe plutôt bien. Deflandre offre rarement beaucoup de mètres gratuits au milieu du terrain. Si Menoncello y effectue ses débuts officiels, le chiffre intéressant sera peut-être moins son nombre de ballons touchés que ce qu’il laisse après chaque collision : une défense arrêtée, un ballon disponible et Dupont déjà prêt à repartir.
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