De Moissac à Ernest-Wallon, le temps du décollage
Il y a trois ans, Célian Pouzelgues débarquait à Toulouse depuis l'Avenir valencien, formation de Fédérale 1 où il avait dû demander une autorisation fédérale spéciale pour jouer avant ses 18 ans. Aujourd'hui, le natif de Montauban est sous contrat jusqu'en 2028 avec le club le plus titré d'Europe, dispose d'une convention tripartite avec la FFR dans le cadre du projet olympique France 7, et totalise déjà 3 essais en Top 14 cette saison. Tout va vite pour lui. Et pourtant, rien n'a été précipité.
C'est peut-être ça, la marque de fabrique toulousaine avec ce profil. Pas question de brûler les étapes. Une minute contre Clermont en 2023-2024, 112 minutes la saison suivante, 260 minutes et 3 essais en 2025-2026. La courbe est propre, lisible, maîtrisée des deux côtés. Pouzelgues prend le temps qu'on lui donne. Et quand il joue, il marque.
Un gabarit et un profil qui changent l'équation
1m90, 93 kg. Ce n'est pas le profil habituel de l'ailier français. Dans un rugby qui réclame de plus en plus de puissance sur les extérieurs, Pouzelgues coche une case rare : la vitesse dans un corps de trois-quarts-centre, avec la capacité à jouer aux deux postes selon les besoins. Contre Castres vendredi dernier, il l'a encore démontré. Entré en cours de jeu à l'aile, il a marqué en duelliste, direct, sans chercher midi à quatorze heures. C'était sa 9e apparition seulement en trois saisons avec les pros.
La polyvalence, à Toulouse, ça a toujours eu de la valeur. Surtout chez les 3/4 avec des joueurs amenés à évoluer à l'arrière ou en 10, à l'aile ou au centre. Pouzelgues n'a peut-être pas encore le palmarès de ses illustres aînés et coéquipiers. Mais il construit le même type de profil, celui qui va forcer le staff à trouver une place même quand tout le monde est disponible.
Le double projet comme accélérateur, pas comme frein
La convention tripartite avec France 7 aurait pu complexifier sa montée en puissance en Top 14. Dans son cas, c'est l'inverse. Elle lui garantit un cadre de développement structuré, des semaines de travail physique et athlétique à haut niveau même quand le temps de jeu en club se fait rare. Le projet Objectif 2028 ne l'éloigne pas de Toulouse, il le complète.
Et avec la saison 2026-2027 qui arrive, les tests internationaux d'automne puis le 6 Nations, ainsi que la Coupe du monde, vont logiquement ouvrir du temps de jeu pour les non-internationaux. Pouzelgues en fait partie. Il sera là, disponible, en forme, affûté. Toulouse l'a bien compris, et c'est précisément pourquoi le club a prolongé vite, jusqu'en 2028, sans attendre.
La saison prochaine, le moment de franchir un cap
Kalvin Gourgues a occupé une grande partie de l'espace médiatique cette saison dans la catégorie "jeunes Toulousains qui montent". C'est logique, ses performances sont spectaculaires. Mais Pouzelgues avance dans son ombre avec une régularité et un punch qui commencent à faire parler. Trois essais en six matchs en 2025-2026, une progression saison après saison depuis son arrivée, un contrat long et une confiance du staff clairement affichée.
Bertrand, Remue, Martin… la nouvelle vague de talents de Toulouse qui pousse les cadres dans leurs retranchementsLa saison 2026-2027 pourrait être celle où il sort vraiment de la catégorie "espoir à surveiller" pour entrer dans la rotation professionnelle réelle. Toulouse a rarement misé sur des profils qui n'avaient pas vocation à tenir leur promesse. Célian Pouzelgues, lui, a déjà prouvé qu'il savait honorer les siennes.
Peut-être que des locaux du site pourraient confirmer, mais il me semble qu'à Valence d'Agen il jouait centre ou ailier mais aussi en 15 pour dépanner .
En tout cas, du côté du stade, son profil est très apprécié et il est pris en main par Poitrenaud en spécifique.
Et j'aime bien le genre de joueur qui fait pas de bruit mais des différences sur le terrain .
Ce qui m'impressionne chez lui ce sont ses grands bras et sa capacité à raffuter.
Et comme il court vite, il fait régulièrement des différences.
Vraiment j'aime bien, un joueur qui pourrait bien prendre une place rapidement.