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Avant Bielle-Biarrey, Ashton ou Wainiqolo, il y a eu Puidebois, l'ailier aux 27 essais !

Wainiqolo affole les compteurs, Bielle-Biarrey aussi. Mais le vieux record de Jean-Pierre Puidebois résiste encore au temps.

Thibault Perrin 06/06/2026 à 17h22
Le TOP 14 adore ses finisseurs. Pourtant, avant les stars modernes, Jean-Pierre Puidebois avait posé une marque presque intouchable. Crédit : EPCR ©INPHO/James Crombie
Le TOP 14 adore ses finisseurs. Pourtant, avant les stars modernes, Jean-Pierre Puidebois avait posé une marque presque intouchable. Crédit : EPCR ©INPHO/James Crombie

Avant Ashton, il y avait Puidebois

Chris Ashton a laissé une sacrée trace sur la Rade. Une seule saison au RCT, 2017-2018, et 24 essais au compteur. Cette marque est largement présentée comme le record du TOP 14 moderne. Mais dans la grande histoire du Championnat de France, un homme reste au-dessus : Jean-Pierre Puidebois.

27 essais, puis 25

L’ailier du CA Brive a signé deux saisons que les finisseurs d’aujourd’hui regarderaient avec des yeux ronds. En 1972-1973, Puidebois termine meilleur marqueur du championnat avec 27 essais. La saison suivante, il remet ça avec 25 essais. Oui, deux saisons de suite. Et sans les analystes vidéo et les défenses organisées au millimètre.

A l'époque, le rugby français n’était pas encore professionnel et le TOP 14 n’existait pas sous sa forme actuelle. Mais ce record appartient bien à l’histoire du Championnat de France. Ashton domine l’ère TOP 14 avec ses 24 essais. Puidebois, lui, reste devant dans la longue mémoire du championnat.

On lui attribue d'ailleurs un autre record. En décembre 1972, lors d'un succès 94 à 0, il a marque 8 essais (sur 19) pour un total de 42 points à lui tout seul. A l'heure où les quadruplés, et mêmes les triplés, sont des performances rares, imaginez votre ailier préféré passer la ligne de craie à 8 reprises.

Wainiqolo et LBB dans la lignée

Cette saison, Jiuta Wainiqolo affole encore les compteurs avec Lyon avec 18 réalisations, tandis que Louis Bielle-Biarrey confirme son statut de finisseur XXL à l’UBB (13 essais). Mais même les dragsters modernes savent à quel point grimper vers 24, 25 ou 27 essais relève de l’exploit.

Marquer autant, ce n’est pas seulement courir vite. Il faut être servi, sentir les coups, gagner ses duels, finir les actions compliquées comme les essais de gala. Puidebois avait cette science-là.

Une autre époque, pas un autre sport

On peut comparer avec prudence. Les formats, les défenses et les calendriers ont changé. Mais l’essai reste l’essai. Avant Ashton, Wainiqolo ou Bielle-Biarrey, il y avait donc Jean-Pierre Puidebois. Et son record mérite encore d’être raconté.

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