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Bielle-Biarrey en 10, Colombe dans la cage, Mauvaka en 8 : des expériences qui pourraient devenir de précieux plans B

Bielle-Biarrey en 10, Mauvaka en 8, Colombe en deuxième ligne : les amicaux ont réservé d’étranges expériences. Mais certaines pourraient resservir.

Thibault Perrin 29/08/2026 à 15h54
Bielle-Biarrey numéro 10 avec l’UBB ? L’expérience paraît folle, mais son passé et les besoins d’un match international lui donnent un certain intérêt. ©INPHO/James Crombie
Bielle-Biarrey numéro 10 avec l’UBB ? L’expérience paraît folle, mais son passé et les besoins d’un match international lui donnent un certain intérêt. ©INPHO/James Crombie

Bielle-Biarrey termine à l’ouverture

L’UBB a terminé sa préparation par une victoire 47-27 contre Pau, vendredi, après une rencontre longtemps beaucoup plus serrée que le score final ne le laisse entendre. Bordeaux ne menait encore que 21-20 à la 42e minute avant de faire exploser la Section avec trois essais entre les 51e et 58e minutes, signés Pablo Uberti, Cameron Woki et Nicolas Depoortere. La curiosité est arrivée ensuite : Louis Bielle-Biarrey a terminé la rencontre à l’ouverture, selon Rugbyrama.

À quelques centaines de kilomètres, Toulouse avait lui aussi ouvert la boîte à expérimentations contre Bayonne. George-Henri Colombe a évolué en deuxième ligne et Peato Mauvaka en troisième ligne centre lors du succès 54-47. Dans un pack largement remanié, les deux internationaux ont même inscrit les deux derniers essais toulousains.

Des tests beaucoup moins farfelus qu’ils en ont l’air

Le cas Bielle-Biarrey intrigue forcément davantage. Passer l’un des meilleurs ailiers du monde en numéro 10 ressemble au genre d’idée que l’on tente sur Rugby 26 après avoir modifié deux paramètres. Pourtant, le Bordelais connaît le poste. Avant sa formation à l’arrière et à l’aile, il évoluait initialement comme demi d’ouverture dans ses jeunes années.

Et Mauvaka en numéro 8 appartient encore moins au domaine de l’expérience scientifique. Toulouse l’avait déjà titularisé à ce poste en Top 14, notamment à Pau en novembre 2020. Sa mobilité, sa puissance ballon en main et son aptitude à jouer après contact rendent la passerelle assez naturelle. Le Stade Toulousain le présente toujours officiellement comme talonneur, mais Ugo Mola connaît depuis longtemps cette solution de dépannage.

Le vrai intérêt apparaît quand un match déraille

Ces essais prennent surtout du sens lorsque l’on imagine une rencontre internationale avec une blessure précoce, un carton ou un banc comportant seulement deux trois-quarts. Un ailier capable de prendre quelques ballons en premier attaquant, un talonneur pouvant finir en troisième ligne ou un pilier susceptible de dépanner dans la cage offrent des portes de sortie supplémentaires. Cela ne signifie pas que Bielle-Biarrey va concurrencer Matthieu Jalibert ou Romain Ntamack.

Parce que la polyvalence utile au plus haut niveau ne consiste pas forcément à tenir 80 minutes à deux postes. Elle sert parfois pendant douze minutes, le temps de terminer une rencontre sans désorganiser toute l’équipe. Ces amicaux permettent justement de reproduire ce genre de scénario sans sacrifier quatre points de championnat. Pour les staffs, savoir qu’un joueur peut survivre ailleurs vaut déjà beaucoup.

Des idées à ranger quelque part avant les Bleus

Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer que Fabien Galthié envisage Bielle-Biarrey à l’ouverture, Colombe en deuxième ligne ou Mauvaka en numéro 8 avec le XV de France. Ces expériences appartiennent à leurs clubs. Mais quand trois internationaux français changent ainsi de case le même soir, on peut au moins garder l’information dans un coin. Un jour de match, quand le banc est vide et que le tableau d’affichage défile, les expériences d’août deviennent parfois de sacrés plans B.

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