Zac Ward, le danger numéro un
Montpellier connaît la menace. Elle porte le numéro 11 de l’Ulster et s’appelle Zac Ward. Pour cette finale de Challenge Cup, vendredi à Bilbao, l’ailier irlandais sera l’un des joueurs les plus surveillés par le MHR. Pas seulement parce qu’il marque. Parce qu’il casse les lignes. Et dans un match couperet, ce genre de profil peut retourner une soirée sur deux ballons.
Zac Ward, Baloucoune, Lowry : l’Ulster aligne du danger dans sa compo face au MHRDans cette Challenge Cup 2025/2026, Ward affiche 6 matchs, 4 essais, 389 mètres parcourus, 30 défenseurs battus et 11 franchissements. C’est énorme. Surtout pour un ailier qui ne vit pas uniquement de ballons propres en bout de ligne. Il crée aussi après contact, dans le désordre, quand la défense commence à perdre ses repères.
Le duel prévisible avec Montpellier
La vraie question, côté MHR, sera simple : qui lui ferme la porte ? Donovan Taofifenua, aligné à l’aile gauche de Montpellier, possède lui aussi un profil puissant, capable de gagner ses duels. Dans la compétition, il a parcouru 184 mètres, battu 4 défenseurs et inscrit 3 franchissements. Gabriel N’Gandebe, de l’autre côté, a joué moins de matchs, mais il a déjà marqué et battu 3 défenseurs. Face à Ward, il faudra surtout défendre propre. Monter vite, sans se faire aspirer.
Pourquoi Ward est plus qu’un ailier finisseur
Le danger Ward ne se limite pas à la dernière passe. Il porte beaucoup, participe énormément au jeu courant, avec 55 ballons joués à la main. Ça veut dire que l’Ulster le cherche et qu'il sait aussi se rendre disponible. Dans le couloir, oui. Mais aussi plus près du cœur du jeu, sur des retours intérieurs ou des lancements destinés à l’isoler face à un avant. Là, Montpellier ne pourra pas défendre à moitié.
Le vrai chantier : contrôler la transition
Le MHR a les armes pour répondre. Montpellier est l’équipe qui a marqué le plus d’essais dans la compétition avec 36 réalisations, et elle domine aussi les mètres après contact avec 962. En clair, les Héraultais savent avancer. Mais face à Ward, le danger viendra peut-être des ballons rendus, des coups de pied mal couverts ou d’un ruck trop lent à sécuriser. C’est souvent là que les ailiers rapides font très mal.
Taofifenua et N’Gandebe ont aussi une carte à jouer
La comparaison est intéressante, parce que Montpellier ne vient pas seulement pour museler Ward. Le MHR doit aussi obliger l’Ulster à défendre ses propres ailes. Taofifenua a le gabarit pour fixer, N’Gandebe la vitesse pour finir, et Tom Banks peut s’insérer dans la ligne pour créer le décalage. Si Montpellier passe son temps à subir Ward, le match sera long. S’il force l’Ulster à reculer, le rapport de force change.
Analyse. Premier test concluant à droite pour Christopher Tolofua, récemment prolongé jusqu’en 2029 par le MHRNeutraliser Ward, ce n’est pas seulement réussir deux plaquages dans le couloir. C’est contrôler le jeu au pied, la montée défensive, les soutiens intérieurs et les ballons de récupération. Pour Montpellier, c’est peut-être l’une des clés de la finale. Parce qu’en face, l’Ulster a un joueur capable de transformer une action banale en essai européen. Et ça, dans une finale, ça ne pardonne pas.
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