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VIDEO. Toulouse incapable de stopper la folle chevauchée de 100m de Wainiqolo

Le Stade Toulousain tient sa demi-finale. Mais avant de rêver Brennus, il faudra gommer les déchets vus contre Lyon.

Thibault Perrin 30/05/2026 à 17h27
Le Stade Toulousain verra les demi-finales. Mais face au LOU, les fautes de mains et l’éclair Wainiqolo ont laissé quelques questions. Crédit image : Screenshot Canal +
Le Stade Toulousain verra les demi-finales. Mais face au LOU, les fautes de mains et l’éclair Wainiqolo ont laissé quelques questions. Crédit image : Screenshot Canal +

Le Stade Toulousain a fait le travail face au LOU, mais pas tout le travail. Les Rouge et Noir se sont imposés 39-31 à domicile lors de la 25e journée de TOP 14. Quatre points de plus, une place en demi-finale officiellement verrouillée avant la dernière journée. Et pourtant une petite frustration. Pas parce que le bonus offensif s’est envolé. Mais surtout, parce que les hommes d'Ugo Mola aurait (du ?) pu s'imposer bien plus largement.

Au final, ils terminent seulement à huit longueurs des Lyonnais, qui n'avaient pourtant plus rien à jouer cette saison. Mais qui ont joué sans pression. Le coupable ? Jiuta Wainiqolo. L’ailier fidjien a signé un essai de presque 100 mètres, tout en cannes, en appuis, en relance instinctive. Le genre d’action qui fait lever les supporters, même ceux d’en face. Et surtout, le genre d’action qui rappelle à Toulouse qu'il va falloir serrer les boulons en demi pour voir le Stade de France.

Le Fidjien écrit sa saison en majuscules

Ce n’était pas un essai de plus dans une saison déjà très solide. C’était son 18e en TOP 14. Wainiqolo est aujourd’hui le meilleur marqueur du championnat, devant Louis Bielle-Biarrey (13). À Lyon, il passe aussi devant la marque de Baptiste Couilloud, auteur de 17 essais en 2023-2024. Pour un joueur arrivé au LOU cette saison, c’est très lourd.

Toulouse, qualifié mais pas totalement rassurant

Côté toulousain, le résultat suffit. Le contenu, un peu moins. Le Stade a produit, il a déplacé le ballon, il a mis du rythme, il a souvent trouvé des espaces. Mais il a aussi gâché. Des fautes de mains. Des mauvais choix proches de la ligne. Des séquences qui auraient dû finir derrière l’en-but et qui se sont arrêtées trop tôt. Sans parler des points laissés en route par Ramos. A qui certains sur les réseaux conseillent de faire comme Dupont et de prendre du repos. En bon compétiteur qu'il est, on peut imaginer qu'il va redoubler d'efforts avant les matchs couperets.

Le détail qui peut peser en phase finale

En saison régulière, Toulouse peut parfois se permettre de manquer quelques munitions. En demi-finale, beaucoup moins. Face à une équipe clinique comme Bordeaux, par exemple, chaque ballon rendu devient une invitation. Et l’UBB n’a pas besoin de dix occasions pour faire mal. On l'a très bien vu face au Leinster en finale de la Champions Cup.

Ce n'est pas tant que le Stade manque d'inspiration. On a d'ailleurs vu de très beaux mouvements en première intention au centre du terrain. Mais aussi proche de la ligne à l'image de la stratégie qui a permis à Marchand d'entrer en Terre promise.

Mais ce Toulouse-là semble avoir oublié son instinct de tueur. Un match comme celui-ci face à une équipe "en roue libre" en fin d'exercice, aurait dû se terminer par une fessée. Malgré leurs efforts, on a l'impression que les Rouge et Noir l'a joue un peu trop facile par moment. On sait aussi que le visage de Toulouse en phase finale est différent. Vont-ils (enfin) le montrer ?

La suite sera plus exigeante

L’essentiel est acquis : direction les demi-finales, sans passer par la case barrage. Mais c'est sans doute maintenant que le travail commence pour Mola et ses hommes. Il reste encore un match face au Racing 92 qui pourrait être décisif pour les Franciliens dans la course au top 6. Une vraie opposition pour les Toulousains qui doit leur servir à retrouver de la maitrise.

Le Stade Toulousain a validé son billet. Maintenant, il doit régler les détails. Il pourrait y avoir du turnover face aux Ciel et Blanc, mais c'est justement grâce à ce match sans pression que le champion de France pourrait retrouver son rugby et cette 'folie' sur le pré. Parce qu’en juin, les grandes équipes ne sont pas seulement celles qui jouent beaucoup. Ce sont celles qui marquent quand il le faut.

pascalbulroland
pascalbulroland

Ce match résume à lui seul la saison du ST...
Je le redis, si le ST n'a pas de titre à la fin de la. saison, je ne serais pas surpris...car les autres équipes ont plus de certitudes sur leur jeu que j'en ai sur le jeu Toulousains.