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VIDEO. Toulouse-Racing en demie : attention, vieux dossier douloureux dans les archives du Top 14

Avant la demi de vendredi, retour sur le dernier Toulouse-Racing en phase finale. Spoiler : les Franciliens avaient pris une sacrée marée.

Thibault Perrin 17/06/2026 à 17h22
En 2023, Toulouse avait écrasé le Racing 92 en demi-finale, 41-14. Trois ans plus tard, les Ciel et Blanc reviennent avec quelques cicatrices. Crédit image : Screenshot CANAL+ Sport
En 2023, Toulouse avait écrasé le Racing 92 en demi-finale, 41-14. Trois ans plus tard, les Ciel et Blanc reviennent avec quelques cicatrices. Crédit image : Screenshot CANAL+ Sport

Il y a des matchs qui marquent les esprits. Le 9 juin 2023, à Saint-Sébastien, Toulouse avait balayé le Racing 92 en demi-finale du Top 14, 41-14. Une soirée sans vrai suspense. Les hommes d’Ugo Mola avaient filé en finale avec cinq essais au compteur, pendant que les Franciliens avaient longtemps cherché de l’air. Mauvais souvenir, évidemment, côté ciel et blanc.

Le Racing avait raté son entrée

Ce soir-là, le Racing n’avait jamais vraiment posé la main sur le cuir ni existé. L’Équipe avait insisté sur une entame francilienne catastrophique, entre ballons perdus, touche contrée, mêlée secouée et faute rapide. Toulouse n’avait pas eu besoin d’attendre longtemps. Matthis Lebel a ouvert la brèche à la 18e minute, Emmanuel Meafou a enchaîné, puis Thomas Ramos a tranquillement fait monter l’addition. À la pause, 20-0. Et ce Toulouse-là n'était pas du genre à relâcher son étreinte.

Toulouse avait gagné devant, puis partout

La différence ne s’était pas faite seulement sur les éclairs habituels. Elle avait commencé devant (comme souvent au rugby). La mêlée, les collisions, les sorties de camp, la capacité à punir chaque approximation. Toulouse avait d’abord pris le contrôle le match, puis avait frappé au bon moment. Roumat, Retière puis Cros avaient fini le travail. Même quand le Racing a sauvé l’honneur par Fickou puis Diallo, le mal était fait depuis longtemps.

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À l’époque, personne n’avait vraiment cherché à arrondir les angles. L’Équipe parlait d’un Toulouse qui « surclasse » le Racing. RMC évoquait un Stade Toulousain qui « pulvérise » les Franciliens. Le Monde utilisait le verbe « étrille ». La Dépêche, elle, soulignait une claque historique, avec le plus gros écart relevé en demi-finale de Top 14. Bref, ce n’était pas une défaite. C’était une correction en prime time.

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La leçon pour les Racingmen

La leçon est assez simple. Contre Toulouse en phase finale, une mauvaise entame se paie cash. Si le Racing rend des ballons faciles, subit en mêlée et joue arrêté, il permettra à Antoine Dupont et compagnie de jouer dans un fauteuil. Les Ciel et Blanc devront donc exister d’abord sans ballon. Plaquer, ralentir, fermer l’intérieur, puis jouer juste.

Pourquoi 2026 n’est pas 2023

Vendredi, ce n’est en aucun cas un copier-coller. Toulouse se présente dans la peau du leader de la phase régulière, avec 86 points et un record offensif de 981 points marqués sur la saison régulière. Mais le Racing n’arrive pas en victime consentante. Les Franciliens viennent de gagner au Hameau, là où Pau n’avait pas encore perdu cette saison. Ils possèdent aussi la troisième attaque du championnat et le plus gros volume de plaquages, selon la LNR.

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Un vieux souvenir, pas un scénario écrit

La demie de 2023 servira forcément de piqûre de rappel. Pour Toulouse, qui a eu du mal à être constant cette saison, elle rappelle ce qu’un match maîtrisé peut produire. Côté francilien, c'est un rappel de ce qu’il ne faut plus refaire. Vendredi à Marseille, les Rouge et Noir auront le poids de l’habitude. Les Ciel et Blanc, eux, auront celui de la revanche. Et parfois, ça suffit à changer le ton d’une histoire.

Chandelle 72
Chandelle 72

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