C'est que le boug est solide. Malgré sa mine pouponne et ses 21 ans seulement, Marko Gazzotti n'est pas le numéro 8 du champion d'Europe seulement pour son statut JIFF et ses bonnes mains pour le poste.
L'international d'un soir (1 cape) aime par-dessus tout les charges frontales avec de la vitesse, qui lui permettent d'utiliser ses 110 kg comme il se doit. Après avoir mis sur les fesses Jack Willis (excusez du peu) en première période, le blondinet pourrait également avoir sonné la fin de saison d'un autre cadre du Stade Toulousain. Qui n'aurait donc pas seulement perdu son quart de finale de Champions Cup...
VIDEO. "Assis !" La charge dévastatrice de ce numéro 8 amateur (105kg) qui offre la 1ère place à son équipeSorti à la 52ème minute après un rude contact à l’épaule droite en tentant d'impacter ce même Gazzotti, Anthony Jelonch sortait grimaçant, escorté par le staff médical. Il souffrirait d’une luxation, selon les premières indications de l'encadrement toulousain.
Après la rencontre, la lassitude d'Ugo Mola laissait transparaître une forme d'inquiétude. "Apparemment, c’est une luxation de l’épaule. Nous l’avons peut-être perdu pour un certain temps", a lâché le manager toulousain en conférence de presse, comme relayé par Rugbyrama.
Jelonch peut-il à (nouveau) défier les lois de la médecine ?
Car une luxation de l’épaule ne se traite pas en claquant des doigts. Dans notre sport, les retours les plus rapides se prévoient généralement entre 8 et 12 semaines, en fonction du type de luxation.
Autrement dit, le contre-la-montre pour tenter de revenir d'ici la fin de la saison a déjà débuté mais joue clairement en la défaveur de Jelonch, même si l'on sait que l'international aux 45 sélections est un adepte des retours défiant les lois de la médecine.
Pour rappel, les demi-finales du Top 14 sont programmées les 19 et 20 juin 2026, soit dans 68 jours. Même sans opération, cela laisserait une fenêtre extrêmement serrée pour imaginer revoir le Gersois en phase finale. À ce stade, parler d’une potentielle fin de saison semble donc le plus raisonnable, si la luxation venait à se confirmer.
Roumat, Ntamack et Castro se tiennent prêt
Et pour Toulouse, le problème dépasse largement le simple nom sur une feuille de match. Depuis la fin de saison dernière, Jelonch s’était vraiment imposé dans la peau d’un numéro 8 dur, dense, capable d’apporter cette rugosité nécessaire aux matchs proches du niveau international.
Bien sûr, les Rouge et Noir ont du réservoir à ce poste comme ailleurs, entre Alexandre Roumat, Théo Ntamack et Mathis Castro-Ferreira, dont le retour est attendu. Mais l’absence de Jelonch fragilise quand même l’équilibre de la troisième ligne et, plus largement, toute la dimension de combat du pack toulousain. D'autant qu'en 8, la hiérarchie n’aurait plus rien d’évident.
Et cet UBB/Toulouse pourrait donc bien laisser des traces dans les rangs stadistes. Autant qu'il pourrait aussi leur permettre de se focaliser pleinement sur le Top 14 et d'amorcer une fin de saison canon, comme ils l'avaient fait l'an dernier en écrasant Toulon à Marseille par exemple, puis en remportant une finale d'une intensité folle. C'était contre l'UBB...
La question peut aussi se poser ainsi : "Est-ce-qu'Anthony est une pièce maîtresse dans le système toulousain ? Manquera-t-il réellement, au-delà de la rotation bien-sûr ?
"Une défaite rutillante ?", je peux en avoir ? Ca a l'air d'être de la bonne !!!!
Avec 2L ça doit être meilleur que le navarin d'agneau. ;-)