À l'orée de cette 23e journée, un coup d'œil dans le rétroviseur s'impose. Comparer les classements à la même date entre la saison 2024/2025 et l'actuelle 2025/2026 dit beaucoup de choses sur le championnat. Et la première, c'est que presque tout a changé.
Le même championnat, une photo totalement différente
Il y a un an, Toulouse caracolait (déjà) en tête avec 79 points. Cette saison, le Stade Toulousain en compte 77. Et ce après deux points de pénalité administrative liés à l'affaire Jaminet. Concrètement, à jeu comparable, les Rouge et Noir tournent au même rythme. Le seul club de France capable d'une telle régularité sur plusieurs exercices consécutifs. Premier il y a un an, premier aujourd'hui. Pendant que tout bouge autour de lui, Toulouse reste une constante.
Pau et le Stade Français : les révolutions de cette saison
C'est là que la comparaison devient saisissante. L'an passé à la même époque, Pau pointait à la 11e place avec 44 points. Cette saison, la Section est 2e avec 65 points, soit 21 unités de plus. Le Stade Français, lui, était 12e avec 36 points en 2025. Aujourd'hui, le club de la capitale occupe la 4e place avec 63 points, une progression de 27 points. Ce sont des bonds de classement qui n'arrivent pas par hasard. Pau tourne à 10 victoires à domicile cette saison, invaincu chez lui. Le Stade Français règne aussi à la maison mais est aussi allé chercher des points en déplacement à l'instar des meilleures formations.
Clermont et Montpellier confirment la tendance à la hausse
Clermont était 7e avec 48 points en 2025. L'ASM en est à 61 cette année, 5e au classement. Montpellier suivait en 9e position avec 47 points la saison passée. Le MHR est désormais 3e avec 65 points. Deux clubs qui avaient du potentiel, qui l'ont concrétisé.
L'autre face : Bayonne, Toulon et l'UBB ont décroché
La comparaison est moins flatteuse pour d'autres. Bayonne était 4e il y a un an avec 58 points. Les Ciel et Blanc sont 12e aujourd'hui avec 45 points, soit 13 unités de moins. Toulon a chuté de la 3e à la 8e place dans le même intervalle, avec 12 points de moins au compteur. L'UBB, vice-championne en titre, passe de la 2e à la 6e place, perdant 9 points par rapport à l'an passé. Ces clubs ne se sont pas effondrés. Mais dans ce championnat, si tu n'avances pas, tu recules.
Ce que ça dit du TOP 14
La leçon que livrent ces chiffres est simple et radicale. Dans un championnat aussi dense, avoir plus de points ne garantit pas une meilleure position. La Rochelle en est l'exemple parfait : 54 points cette saison contre 48 l'an passé, soit 6 unités de plus. Et pourtant, le Stade Rochelais est passé de la 8e à la 9e place.
Parce que tout le monde progresse. Le niveau global monte. Le milieu de tableau s'est densifié au point que 60 points ne suffisent plus à garantir une place dans le Top 6, là où 48 pouvaient l'offrir. C'est ce que les Anglo-Saxons appelleraient un championnat de plus en plus compétitif. En France, on dit juste que le TOP 14 est imprévisible. Et que c'est pour ça qu'on l'aime.
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