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Prolongé par Bordeaux et titularisé pour la première fois avec les Springboks : le long chemin de croix de Carlü Sadie

Carlü Sadie, arrivé sur la pointe des pieds à Bordeaux, s’est rendu indispensable, au point de connaître ses premières minutes avec sa sélection nationale et d’être prolongé jusqu’en 2029 par l’UBB.

Nathan Heuillet 13/07/2026 à 15h33
Carlu Sadie sera Bordelais jusqu’en 2029 (et titulaire avec les Springboks samedi). ©INPHO/James Crombie (EPCR)
Carlu Sadie sera Bordelais jusqu’en 2029 (et titulaire avec les Springboks samedi). ©INPHO/James Crombie (EPCR)

Son arrivée à Bordeaux, il y a maintenant trois saisons, s’est faite quasiment dans l’anonymat, à l’ombre de Tameifuna et Falatea.

Néanmoins, fort d’une solide expérience dans l’hémisphère Sud et d’un court passage au Stade Français en 2019, Carlü Sadie représentait quand même un véritable pari.

Force est de constater que Yannick Bru et son staff ont façonné un pilier droit de niveau international, puisque ce dernier disputera également sa première rencontre officielle avec les Springboks samedi, face au Pays de Galles.

L’UBB recrute un Sud-Africain expérimenté, mais avec quelques doutes en prime

La patte Yannick Bru

De son passage en tant qu’adjoint chez les Sharks de Durban, Yannick Bru ramènera deux choses importantes à Bordeaux : une bonne dose d’expérience et un pilier droit dominant en mêlée.

Résultat ? Deux titres de champion d’Europe, deux finales de Top 14 et surtout un paquet d’avants fidèle à l’histoire du blason de l’UBB.

Le technicien bordelais a accordé beaucoup de temps à Carlü Sadie lors de ses deux premières saisons. Malgré les deux autres noms ronflants qu’il possède à droite avec Tameifuna et Falatea, le manager de cette formation a toujours fait confiance à celui qui avait débarqué dans ses valises quelques mois auparavant.

Formé chez les Stormers, avant de filer aux Lions puis aux Sharks, en passant comme évoqué par le Stade Français, Carlu Sadie récolte enfin le fruit des efforts qu’il a fournis durant ces années d’anonymat.

Sa titularisation à droite de la mêlée sud-africaine samedi n’a rien d’un hasard. Pourtant, quelques mois auparavant, des doutes s’installaient autour de son état de santé.

La constance enfin retrouvée

Si son explosion a tardé, bien qu’il soit encore un jeune pilier droit à l’échelle internationale (29 ans), c’est principalement pour des raisons physiques.

Après avoir disputé seulement 5 matchs avec les Lions lors de la saison 2020-2021, marquée par le Covid, il rejoint quelques mois plus tard Bordeaux, où il intègre d’abord la rotation de l’effectif avant de se blesser aux cervicales la saison suivante.

Une donnée importante, d’autant plus lorsqu’on évolue en première ligne. Mais la profondeur de l’effectif bordelais lui a permis de se rétablir dans de bonnes conditions, sans pour autant perdre son statut.

Au début de cet exercice, il s’installe rapidement dans le groupe et enchaîne les titularisations, profitant notamment des blessures récurrentes de Sipili Falatea.

Ultra complémentaire avec Ben Tameifuna, il dispute 24 rencontres, dont la finale de Champions Cup avec Bordeaux cette saison, en portant le numéro 3 dans le dos.

Une constance qui force le respect et qui attire l’œil de la sélection des Springboks. Exigeant, Rassie Erasmus aime relancer ou lancer des joueurs aux parcours atypiques, à l’image de l’ancien Grenoblois Deon Fourie, sélectionné pour la première fois avec les Springboks à 35 ans avant de devenir champion du monde.

Carlü Sadie coche les cases et peut, malgré la forte concurrence à son poste, rêver d’une Coupe du monde avec sa sélection nationale, lui qui a porté le maillot des Baby Boks à 10 reprises en 2016.

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