C’est un contexte qui a dû surprendre les Bleus. Bien que prévenue, la délégation tricolore a pu observer par elle-même à quel point les Wallabies n’avaient rien des stars du pays, en Australie.
Durant leur semaine de préparation à Brisbane, Matthieu Jalibert et leurs coéquipiers pouvaient donc se balader tranquillement sans être importunés… pas plus pas moins que les vedettes (s’il en existe encore) de l’équipe d’Australie, qui vivent presque un quotidien de monsieur tout le monde, sur leur île-continent.
VIDEO. Le futur toulousain Tommaso Menoncello traverse les All Blacks comme du beurre et envoie un message au Top 14C’est que dans cet historique pays de rugby, le XV n’a pas vraiment le monopole de la situation. Bien au contraire, même. Et ce encore moins la semaine du "decider" du State of Origin.
Un All Stars Game à la sauce rugby
Quézaco ? Si le XIII n’est pour vous qu’un ensemble de 4 chiffres romains, comprenez le match qui désigne le champion entre les deux plus prestigieuses sélections d’Australie. Celle des meilleurs joueurs originaires du New South Wales (Sydney) d’un côté, du Queensland (Brisbane) de l’autre, qui se départagent le trophée tant convoité chaque année, à cette période de l'année.
Une sorte de Super Bowl ou de NBA All Stars Game à la sauce australienne, dont le pays raffole. Et à laquelle certains tricolores comme Romain Ntamack, Nolann Le Garrec et d’autres ont pu assister depuis les tribunes. L’Equipe de rappeler que près d’une personne sur cinq est généralement devant sa télé pour suivre cette trilogie épique, remportée par les Blues du New South Wales (30 à 14) et un Nathan Cleary de gala, cette année.
Pas évident de se faire une place de choix pour le XV australien dans ce contexte, alors que l’Autralian Rules (footy) jouit également d’une très forte popularité à l’autre bout du monde. Plus populaires, davantage financés et bien mieux marketés, ces sports de balle ovale attirent les foules comme le miel appâte les abeilles, là-bas.
Le Mondial 2027 pour rattraper le retard ?
Au milieu de cet environnement très peu favorable, le XV, lui, essaie de survivre. Avec une génération parmi les plus pauvres de l’histoire professionnelle australienne, qui vient encore d’en prendre 40 à domicile face au XV de France (26 à 42).
Même si le Suncorp Stadium de Brisbane et ses 52 000 places affichaient complet. Un petit ouf de soulagement, à un peu plus d’un an d’une coupe du monde qui se jouera au pays des Kangourous. Et qui doit, se quelque manière que ce soit, relancer un intérêt pour le XV en Australie. Sous peine d’en faire définitivement un sport secondaire, voire tertiaire, sur la terre des Tim Horan, Stephen Larkham, Matt Giteau ou Michael Hooper…
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