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''On peut être craints'' : et si le MHR devenait le prochain cador français du rugby européen ?

Vainqueur de Bath Rugby en Angleterre (14-32), le MHR aimerait enfin briller en Champions Cup, une compétition qui lui a rarement réussi jusqu’alors.

Erwan Harzic 18/10/2026 à 16h47
Vainqueur de Bath Rugby en Angleterre (14-32), le MHR aimerait enfin briller en Champions Cup, une compétition qui lui a rarement réussi jusqu’alors. - ©INPHO/Cat Goryn (EPCR)
Vainqueur de Bath Rugby en Angleterre (14-32), le MHR aimerait enfin briller en Champions Cup, une compétition qui lui a rarement réussi jusqu’alors. - ©INPHO/Cat Goryn (EPCR)

Cette saison, le MHR a peut-être fait de la Champions Cup sa priorité. Malgré un Bouclier de Brennus et trois Challenge Cup dans son histoire, le club héraultais n’a jamais vu son blason être surmonté par une étoile. Pour la première journée de la compétition internationale, les Montpelliérains ont montré les crocs, ce samedi 17 octobre. Sur le terrain de Bath Rugby, la formation de Joan Caudullo s’est imposée sans encombre (14-32) après une seconde période exceptionnelle.

Contenus par Finn Russell et ses coéquipiers en première période. Les Montpelliérains avaient réussi à rester au contact avec un essai de Stuart Hogg (12ᵉ) pour lancer la rencontre. Ensuite, Bath s’est ressaisi avec des réalisations d’Ollie Lawrence (19ᵉ) et Arthur Green (25ᵉ). Enfin, la mi-temps a permis à Montpellier de reprendre le match à son avantage. Sans encaisser le moindre point en quarante minutes, le MHR a vu Donovan Taofifenua être décisif à deux reprises (47ᵉ et 62ᵉ), puis Alexandre Bécognée a scellé le match (76ᵉ).

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Joan Caudullo confiant après Bath

En conférence de presse, le manager Joan Caudullo a félicité ses joueurs. “On savait que l’on se déplaçait sur la pelouse d’une équipe du même niveau que Bordeaux, Toulouse, Northampton. Nous avions préparé ce match pour le gagner. On n'est pas surpris par notre performance, mais je pense qu'on les a surpris. Ce qui est d’autant plus positif, c’est que l’on a gagné sur notre ADN, sur ce qui fait notre force, même si notre début de match a été très compliqué. L'équipe n’a rien lâché et elle s'en est sortie”, indique-t-il face aux journalistes, selon des propos rapportés par Rugbyrama.

Ensuite, Joan Caudullo a voulu dresser les ambitions de son club pour la saison, sur cette compétition. Il a envoyé un message aux autres formations : “Je dis souvent qu'on est une équipe dure mais on n'était pas encore craints comme on a pu l'être la saison dernière. Je pense qu'avec ce match, on peut commencer à parler du fait qu'on peut être craints.” Par ailleurs, il ponctue sa prise de parole en indiquant que le MHR a “un peu plus d'ambition après ce match”.

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Le MHR malheureux en Champions Cup

Depuis une quinzaine d’années, Montpellier est l’une des places fortes du rugby français. Sur cette période, les joueurs du MHR ont réussi à atteindre la finale de Top 14 à quatre reprises, dont un Bouclier de Brennus brandi en 2022. Une performance qui n’a été surpassée que par deux clubs depuis 2011 : le Stade Toulousain et le Castres Olympique. Sur la scène européenne, le club peut se vanter de ses trois Challenge Cup, mais n’a jamais réussi à se montrer aussi dominant en Champions Cup.

L’une des causes qui peut être évoquée semble être que la Champions Cup est une compétition qui rend souvent honneur aux formations offensives. L’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain peuvent s’en réjouir. Cependant, le Montpellier HR s’est bien souvent montré redoutable en conquête, sans être toujours éblouissant. Ainsi, le club ciste a dû se contenter, dans le meilleur des cas, de deux maigres qualifications en quarts de finale. C'était en 2013, face à l'ASM Clermont Auvergne (36-14), et en 2022, face au Stade Rochelais (31-19).

Néanmoins, le MHR ne possède pas de raison de perdre espoir. Tout d'abord, parce que les qualités offensives n’ont pas toujours été des facteurs déterminants des titres précédents. Avant l’hégémonie des clubs français, la Champions Cup a connu les heures de gloire des Saracens et du Leinster, plus solides en mêlée que rapides sur les ailes. Ensuite, car l’effectif montpelliérain a brisé les stéréotypes qui l’entouraient, sans changer le style de jeu de son club. Si les Cistes sont toujours excellents en conquête, ils profitent aussi d’avants mobiles capables de faire des passes après-contact et de servir une arrière-garde aussi lourde qu’électrique.

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