La gifle était annoncée
L’UBB ne jouera pas les phases finales du Top 14. Battus à Chaban-Delmas par Clermont, 31-34, les Bordelais ont terminé à la 8e place, derrière La Rochelle et l’ASM. Dur quand on sort d’une saison européenne terminée par un nouveau sacre en Champions Cup face au Leinster. Invité sur le plateau de TV7, Laurent Marti n’a pas cherché à repeindre le mur. Il l’a regardé en face. Selon lui, cette sortie de route n’est pas tombée du ciel.
“On l’a vu arriver”
Le président girondin l’a dit sans détour : “on l’a vu arriver, la gifle”. Pas parce que l’UBB aurait lâché. Pas parce que le groupe n'avait plus faim. Mais parce que les signaux étaient là. Un début de saison irrégulier, des matchs importants perdus au cœur de l’exercice, des victoires arrachées dans la douleur à Bayonne ou contre Perpignan. En clair, Bordeaux avançait encore, mais le moteur toussait déjà.
Le corps a fini par dire stop
Marti pointe un facteur central : l’usure. Sur les deux dernières saisons, affirme-t-il en s’appuyant sur des données sorties par Sud Ouest et L’Équipe, l’UBB fait partie des clubs qui ont le plus joué en Europe. Avec une moyenne évoquée autour de 35 matchs par saison en remontant sur trois exercices, le réservoir a fini par se vider. Blessures majeures, internationaux plus sollicités, cadres rincés. Contre Clermont, il parle même d’un “effondrement physique” en deuxième période. En Top 14, ça ne pardonne pas, même si l'envie est bien présente.
La Champions Cup a tout aspiré
C’est sans doute l’aveu le plus fort de la part du dirigeant girondin. Quand la Champions Cup a démarré, Marti reconnaît que les joueurs, le staff, le club, et lui-même, ont été happés par cette compétition. Parce qu’elle est “magique”. Parce qu’elle a un impact international. Parce que Bordeaux n’avait pas envie de laisser sa place. Résultat : l’UBB a peut-être mis trop d’énergie mentale et physique dans l’Europe. Pas volontairement. Mais assez pour déséquilibrer une saison.
Le Top 14 ne donne pas de notes artistiques
Marti le rappelle : “Le Top 14, c’est un marathon, il n’y a pas de notes artistiques.” Bordeaux a beau faire partie des équipes les plus offensives, le championnat français récompense autre chose au printemps. La conquête. La défense. L’occupation. La capacité à gagner 'sale' quand les jambes ne répondent plus. L’UBB a brillé par son rugby de mouvement en Europe. Mais dans la boue du Top 14, ce n’est pas toujours le plus beau geste qui fait monter le tableau d’affichage.
Impossible de choisir son combat
Faut-il sacrifier la Champions Cup pour viser le Brennus ? Marti refuse l’idée. Pour lui, ce serait même “arrogant” de croire qu’un club peut choisir sa compétition et garantir le titre ensuite. L’UBB n’a pas une marge salariale infinie. Elle évolue dans un peloton dense, avec des clubs aux moyens proches. Et le classement le montre : entre les qualifiés et les éliminés, chaque faux pas compte. Cette saison, Bordeaux a gagné l’Europe. Mais le Top 14 l’a rattrapé.
Ce que ça change maintenant ?
Pour l’UBB, la leçon est claire. Il faudra mieux gérer les équilibres, les compositions, les pics d’énergie et peut-être l’inconscient collectif autour des matchs de Top 14 placés avant l’Europe. Pas renier l’ADN. Pas mettre le frein à main en Champions Cup. Mais apprendre à durer. Marti n'a pas cherché à le cacher : le club sera revanchard. Et quelque part, c’est peut-être le vrai message envoyé aux autres. Bordeaux a chuté en championnat, oui. Mais il sait maintenant très précisément pourquoi.
Hé les amis du nistère, vous savez qu'une ia peut se paramétrer pour écrire des articles bien écrits et agréables à lire ?
Là franchement c'est une boucherie.
"La boue du TOP 14" ???!