Le coup d'envoi sera donné dimanche 18 octobre, à 14 h, heure française, pour le premier match de la campagne européenne 2026-2027 du RC Vannes. Si la Rabine devra attendre encore quelques semaines avant de connaître les affiches de Challenge Cup, son groupe, lui, se déplace sur le terrain des Harlequins au Stoop Stadium. Les Bretons retrouvent un club londonien que Lenaïg Corson connaît de l'intérieur. Ancienne internationale française, la Costarmoricaine y a évolué pendant une saison, entre 2022 et 2023.
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Avec le XV de France, l'ancienne deuxième ligne internationale Lenaïg Corson compte 35 sélections. Après sa retraite des Bleus, en 2021, la Bretonne a eu le courage de passer de l'autre côté de la Manche, alors que la première division féminine commençait sérieusement à se professionnaliser. Arrivée aux Wasps à la fin de l'été 2022, le club fait faillite, mais la Tricolore rebondit du côté des Harlequins.
Pour Ouest-France, la native de Paimpol s'est confiée sur ce club qui retrouve une partie de la Bretagne, ce week-end. Ainsi, elle présente les Harlequins, vainqueurs à trois reprises de la Challenge Cup, chez les hommes, et du championnat féminin en 2021. Malgré une seule saison au club, elle revient sur cette expérience inoubliable au sein de cette institution du rugby londonien.
« Ce qui m’a marqué dans ce club, c’est que les filles et les garçons étaient considérés de la même manière, c’était un projet de club très fort et on investit aussi sur le rugby féminin. » — Lenaïg Corson, ancienne deuxième ligne internationale
Il y a trois ans déjà, l'ancienne deuxième ligne vantait les qualités de la première division féminine anglaise, devant la caméra de France 3. "Le championnat anglais est l'un des meilleurs au monde. Quand on y est, on voit qu'il y a un niveau très professionnalisant. On y retrouve des joueuses de très haut niveau, avec un staff de 12 personnes. La différence (avec la France) est énorme", confiait-elle à la télévision régionale.
En 2022, Lénaïg Corson était l'une des premières Françaises à faire le choix de partir sous d'autres horizons pour connaître un meilleur niveau, alors que le rugby féminin anglais s'était donné les moyens de la professionnalisation. Auparavant, Gaëlle Mignot avait aussi joué une saison au Richmond FC, en 2017-2018. Aujourd'hui, de grands noms tricolores comme Gabrielle Vernier, attendue à Gloucester-Hartpury, perpétuent cette dynamique.
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En France, l'Élite 1 n'est pas un championnat professionnel. Plus haut niveau du rugby féminin dans l'Hexagone, il reste amateur, bien que certaines rencontres soient désormais diffusées. Quelques-unes des joueuses qui l'animent sont rémunérées, mais ces rémunérations sont souvent trop rares ou insuffisantes pour en vivre. Ainsi, l'idée de se rendre en Angleterre, où la première division est le championnat le plus professionnel et le plus structuré au monde, traverse l'esprit de beaucoup de rugbywomen.
En Angleterre, le choix d'aller vers la professionnalisation du rugby féminin s'est fait dès 2016, avec un investissement initial de plusieurs millions. La fédération anglaise (RFU) a aussi fait le choix de miser sur les partenariats pour essayer de pérenniser la compétition. En 2026-2027, le constructeur automobile chinois Jaecoo a obtenu le naming de cette dernière. Bien qu'il ait connu des difficultés financières sur ses premières années, puis lors de la pandémie du Covid_19, son état s'est renforcé sur ses dernières saisons. On compte neuf équipes participantes pour la saison à venir, dont la première journée est prévue en novembre.
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