Grenoble remet les mains dans le cambouis
Grenoble a tourné une page. Huitième de la phase régulière de PRO D2, avec 62 points, le FCG a terminé hors du top 6 et donc hors des phases finales, loin du standing pris ces dernières saisons par le club isérois. Un coup d’arrêt mais pas la fin des ambitions pour les Isérois.
Un groupe à reconstruire
La saison a aussi été secouée en coulisses. Rugbyrama évoquait dès janvier un staff « totalement remanié », avec l’arrivée de Jeff Dubois en octobre, puis les changements autour de Patrick Pézery, Pierre Caillet et Jérôme Villegas. Bref, pas exactement une année tranquille à Lesdiguières.
Tauzin, le coup d’expérience derrière
Pour relancer la machine, Grenoble a officialisé Lucas Tauzin jusqu’en 2028. L’ancien Toulousain et Clermontois, capable de jouer centre ou ailier, arrive avec plus de 100 matchs entre TOP 14, Champions Cup et Challenge Cup. Aubin Hueber insiste sur sa puissance, sa vitesse et son vécu du très haut niveau.
Autre signal fort, Eddie Sawailau revient au FCG pour deux saisons. Le Fidjien connaît déjà la maison, puisqu’il était passé par le centre de formation puis par l’équipe professionnelle entre 2016 et 2019, avec 30 matchs et 7 essais sous le maillot grenoblois.
Du lourd devant aussi
Devant, Grenoble muscle clairement son pack pour se rappeler aux bons souvenirs des mammouths. Manuel Leindekar, deuxième ligne international uruguayen de 2,05 m et 117 kg, arrive avec 31 sélections, 88 matchs de PRO D2 et 26 matchs de TOP 14. Steven David, troisième ligne passé par Massy, Biarritz, Valence-Romans et Nevers, apporte lui 121 matchs de PRO D2.
Le recrutement grenoblois ne se lit pas seulement dans la colonne des arrivées. Il faut aussi regarder celle des départs. D’après Allrugby, le FCG voit partir plusieurs profils importants, avec notamment Louis Mary vers Brive, José Madeira vers Perpignan, Thomas Ployet vers Vannes, Richard Hardwick vers Colomiers ou encore Julien Farnoux vers Nice.
Le mouvement touche aussi les lignes arrière, avec les départs annoncés de Samuel Bielle-Biarrey vers Nice, Kaminieli Rasaku vers Soyaux-Angoulême, Hugo Avogadro vers Bordeaux ou encore Hanru Sirgel vers Nice. Ce n’est donc pas un simple ajustement. Grenoble perd de la profondeur, de la polyvalence et des joueurs installés dans la rotation.
Le FCG veut redevenir le FCG
Ce recrutement dit beaucoup de la direction prise par le FCG. Plus de taille. Plus de densité. Plus d’expérience. Moins de promesses, plus de joueurs déjà frottés aux matchs qui piquent. En PRO D2, ça compte vite, surtout quand il faut remettre une équipe dans le bon wagon.
Grenoble ne repart pas de zéro, mais le club veut se relancer avec une obligation claire : retrouver les premiers rôles. Après une saison compliquée, l’été ne servira pas à maquiller les fissures. Il servira à reconstruire une équipe capable de regarder à nouveau vers le haut.
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