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“Hausser le curseur” : Roumat sort la boîte à outils avant le sprint final du Stade Toulousain

Toulouse reçoit Lyon avec une place directe en demi-finale à valider. Critiqué cette saison, le Stade veut remettre les pendules à l’heure.

Thibault Perrin 28/05/2026 à 11h37
Le Stade Toulousain veut finir fort. Avant la réception de Lyon, Alexandre Roumat appelle chacun à hausser son niveau d’exigence. Crédit : EPCR ©INPHO/Tom Maher
Le Stade Toulousain veut finir fort. Avant la réception de Lyon, Alexandre Roumat appelle chacun à hausser son niveau d’exigence. Crédit : EPCR ©INPHO/Tom Maher

Le Stade Toulousain reçoit Lyon ce samedi avec une idée simple en tête : verrouiller sa place directe en demi-finale. Officiellement, c'est pas encore fait. Et dans un club habitué à jouer le titre, cette nuance suffit à remettre tout le monde en tension. Alexandre Roumat l’a confié à La Dépêche : les Rouge et Noir savent qu’ils sont attendus, jugés, parfois critiqués. C’est le prix du costume.

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Roumat ne fuit pas les critiques

Le troisième ligne ne cherche pas d’excuse. “Quand tu as l’habitude de gagner, quand tu as un historique comme le club a, une expérience énorme, beaucoup de joueurs internationaux, forcément que les attentes sont énormes.” À Toulouse, un match moyen ne passe jamais vraiment inaperçu. Une période moins fluide devient vite un sujet. Roumat le dit clairement : “On connaît les règles du jeu.

Le curseur doit monter

Le Tricolore insiste sur la responsabilité individuelle. “Chacun doit individuellement hausser le curseur dans tout ce qu’il fait.” Préparation, semaine de match, entrée dans la rencontre, exigence mentale. Toulouse ne veut pas seulement gagner contre Lyon. Toulouse veut retrouver une forme de netteté, cette sensation d’équipe qui avance ensemble et ne laisse pas l’adversaire respirer.

Le vrai sujet : la constance

Le problème toulousain n’est clairement pas un manque de talent. Personne ne découvre Ramos, Dupont, Mauvaka, Flament ou les autres au mois de mai. Le sujet, c’est la durée. Roumat parle de “trous” dans les matchs, même lors des victoires. Et à ce niveau, ces passages à vide coûtent cher. En phase finale, dix minutes d’errance peuvent suffire à faire basculer une saison. Les hommes de Mola l'ont déjà expérimenté. Mais ne semblent pas encore avoir trouvé la bonne formule.

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Lyon comme révélateur

Face au LOU, Toulouse a donc un rendez-vous parfait pour se tester. À domicile, devant son public, avec un objectif concret : finir dans les deux premiers. Roumat le résume sans détour : “Il faut repartir sur des choses simples et juste gagner les matchs. Et notamment celui-ci de ce week-end à domicile, pour être sûrs de finir dans les deux premiers.” Face à un adversaire qui n'a plus rien à jouer et qui va se déplacer avec des Espoirs, tout le monde s'attend à ce que le Stade en passe 50.

Cependant, une victoire solide ne règlerait pas tout, mais elle remettrait Toulouse dans le bon tempo avant les matchs couperets. Elle validerait le travail de remise en question. Et rappellerait que le Stade sait encore serrer le jeu quand le calendrier devient sérieux. Pour les adversaires, elle enverrait aussi un message : le champion n’a pas disparu.

“On n’est pas devenus une mauvaise équipe”

Roumat l’a dit, et c’est peut-être la phrase à retenir : “On n’est pas devenus, du jour au lendemain, une mauvaise équipe.” Toulouse a douté, Toulouse a été critiqué, Toulouse a parfois moins maîtrisé. Mais Toulouse reste Toulouse. Surtout quand il faut aller un nouveau Brennus. Et quand ce groupe décide de ne rien lâcher, tout le Top 14 le sait : il vaut mieux être prêt.

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pascalbulroland
pascalbulroland

Après chaque défaite , les joueurs ou le staff parlent d'hausser le curseur...
Stabiliser le curseur à une bonne hauteur serait déjà bien...
Le ST a soufflé le chaud et le froid cette année, par manque de stabilité, d'automatismes, par manque aussi de travail sur ses phases statiques, sa défense et son jeu des lignes arrières.
Cette année, ils ont été éliminé en quart de finale par un grand UBB, ils ont donc gagné du temps pour travailler.
On verra si ce travail s'avèrera payant en fin de saison ou si, comme je le pense, l'usure mentale est plus profonde...
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