Pas de révolution en Champions Cup
La Champions Cup ne va pas tout casser dans les prochaines semaines. Interrogé par Midi Olympique, Jacques Raynaud, directeur général de l’EPCR, a calmé le jeu autour d’un possible grand chambardement du format. La phase de poules, revenue dans sa forme actuelle il y a trois ans, est fixée jusqu’en 2030. Des ajustements peuvent exister. Mais pas de révolution annoncée.
''Ce n’est pas tenable'', les Sud-Africains vont-ils claquer la porte de la Champions Cup ?Des rumeurs, puis une mise au point
Ces dernières semaines, plusieurs bruits ont circulé autour d’une possible disparition de la phase de poules. Le sujet revient souvent, parce que le format actuel divise. Certains y voient trop d’équipes qualifiées, trop peu de tension en phase régulière, et des déplacements parfois lourds à absorber. L’EPCR, elle, répond stabilité, audiences, partenaires solides et diffuseurs installés.
Pourquoi l’EPCR ne veut pas bouger
Une compétition comme la Champions Cup ne se pilote pas seulement au mérite sportif. Il faut aussi vendre un produit clair aux clubs, aux diffuseurs et aux sponsors. Raynaud cite notamment Emirates, Investec, DHL, le Groupe Apicil, France Télévisions, ITV et beIN Sports. Le message est simple : quand l’écosystème tient debout, on évite de secouer la table.
Les Sud-Africains restent dans le paysage
Autre point chaud : les franchises sud-africaines. Leur avenir européen a été questionné, notamment pour des raisons de calendrier, de déplacements et de gestion des joueurs. Mais Raynaud insiste sur leur implication. Il rappelle qu’elles n’ont que quatre ans d’histoire dans ces compétitions, contre trente ans de vécu européen pour les autres clubs. La nuance compte. Elles ne sont pas encore totalement installées, mais elles ne sont plus des invitées décoratives.
La phase de poules de la Champions Cup bientôt supprimée ?Une progression déjà visible
Les faits donnent du poids à ce discours. Dès la saison 2022-2023, première campagne avec les provinces sud-africaines, les Stormers et les Sharks ont atteint les quarts de finale de Champions Cup. Puis les Sharks ont remporté la Challenge Cup 2024 contre Gloucester, devenant la première équipe sud-africaine à gagner un trophée EPCR. Ce n’est pas rien.
Une compétition encore en rodage
Pour les clubs français, anglais, irlandais ou sud-africains, le signal est clair : le cadre reste en place. On peut critiquer les poules, le calendrier ou les longs voyages, mais personne ne doit préparer une compétition totalement nouvelle pour 2026-2027. Pour les franchises sud-africaines, l’enjeu est maintenant sportif : mieux se classer, recevoir davantage de matchs couperets, et un jour aller chercher cette fameuse première étoile en Champions Cup.
La Champions Cup cherche toujours son équilibre entre tradition européenne et rugby élargi. Ce n’est pas confortable pour tout le monde. Mais pour l’EPCR, l’idée est claire : on retouche les réglages, on ne change pas le moteur.
La LNR favorable à cette révolution en Champions Cup, la fin des doublons en Top 14 ?
Une vraie et bonne analyse de patron ça! C'est pas adapté, ça ne marche pas, certains ne jouent pas le jeu et y a des scores fleuves, faut faire 10 000 kms entre le vendredi et le dimanche...
MAis on continue sans vouloir évoluer!
Même avec des franchises sud af qui ne veulent plus jouer le jeu!
le format est signé jusqu'en 2030. à priori personne pourra le remettre en question d'ici là.
maintenant, autant se poser les questions tôt et si ça doit arriver avoir des pistes solides à explorer.
pour ma part, je pense que les poules ressemblent à rien et qu'on pourrait vraiment revoir la chose.
mais le format du top 14, malgré le succés de la formule, reste le plus problématique. notamment parce qu'il impacte bien plus les internationaux.
on a 30 clubs pros, soit on passe à trois divisions pros, soit on fait un gros championnat à 32 avec des poules et un système de cup et de plate.
mais va falloir en changer parce que c'est plus possible.
si les poids lourds du rugby européen (Angleterre , France ) se manifestent maintenant c'est pas juste pour faire polémique, c'est pour préparer et demander un changement, entre les contrats, les sponsors et les différentes fédérations pour qu'un changement s'opère il faut du temps de préparation, en se positionnant maintenant l'Angleterre et la France valident qu'il y aura du changement ( surtout que la question se pose aussi en ads) et empêchent une reconduction tacite, quand à changer trop rapidement je rappelle qu'investec principal sponsor est sud af...
Autre option parce que je n'aime pas les poules, le premier fini champion, on gagne 3 dates. Je sais que les phases finales permettent de raconter des histoires mais c'est le chamboulement le plus simple à mettre en place.
Mais j'aime bien les 3 championnats de 10 équipes qui fait gagner des dates pour la prod2 et le top 14 et permet de dégager les périodes internationnales en gagnant 5 dates et 7(8) sans (barrage) demi et finales.
On peut même imaginer une coupe de france qui commencerait avec des 1/16 en novembre et 6nations pour les clubs de prod2 et d3 puis après les périodes internationnales les phases finales de top 14 et les 2 ou 4 plus gros pourvouyeurs d'internationnaux sont exemptés matches inter et arrivent en direct 1/4 ou 1/8.
les divisions de 10 ça fait gagner 9 dates au bas mot. parce qu'en plus à 10 tu mets que demies et finale, plus de barrage. et la coupe de france très bonne idée ça permet de faire tourner l'effectif en plaçant des dates intercalées ou des plages de repos bien plus grandes si tu le mets a part.
en plus de ça, ça laisse de la place aussi pour les filles qui ont besoin de passer pros et d'avoir de la visibilité.
y a plein de choses à voir du coup.
parce que les places de cc vont concerner quasi toute la d1 (je fais simple, je les appelle d1, d2 et d3).
du coup les places de challenge, ce seront les 2 derniers clubs de d1 et ceux qui feront les demies en d2.
la coupe de france je sais pas s'il faut exempter qui que ce soit. les clubs n'auront plus de doublons. ça ferait plus de temps de récup pour les gros clubs qui n'en auront plus besoin...
je serais plus à limiter les joueurs aguerris avec un quota progressif entre divisions. genre 6 joueurs >25 ans en d1, 10 en d2 et 14 en d3.
tu invites les deux meilleurs de nationale 1 qui eux disposent de tout leur effectif ça fait 32.
et tu fais direct des matches en élimination directe qui se jouent chez le plus faible au classement de l'année précédente.
ça fait 5 matches (pour ceux qui vont en finale) que tu dispatches un peu partout dans l'année, ce qui laisse un repos pour majorité de l'équipe type en d1.
C'est vrai que faire monter deux clubs de nationale ouvre un peu plus le rugby sans faire compliqué des équipes qui joue le top10 et l'europe peuvent faire tourner en coupe de france et prendre une douche, ou alors ça reste sur les périodes internationnales de novembre et février donc pas d'internationnaux.
par contre je comprends pas le calcul des 9 dates en passant à un top 10?
Top 14 c'est
23 journées26 (14-1)*2Top 10 ça ferait (10-1)*2 soit 18 journées, soit seulement 5 d'écarts en conservant les phases finales.
non top 14 c'est 26 journées: 13x2, ça fait 26...
(je sais elle fait mal celle là... )
du coup 26-18, ça fait 8 et vu qu'on fait sauter les barrages des clubs entre 3e et 6e, ça fait 9 journées de plus.
c'est grâve rentable en terme de journées gagnées. c'est pour ça qu'il faut vraiment un produit complet où les filles rentrent en jeu.
parce que ça fait quand même 4 réceptions de moins et si tu dis ça à marti qui rentre 35000 spectateurs par match (je parle même pas des bières vendues...) il va faire un infarctus direct.
après, moins de matches, ça veut dire aussi revoir un peu à la baisse les salaires...
on répartit l'argent autrement, mais normalement on peut se permettre de rester sur une économie à peu prêt équivalente et de la renforcer avec les années parce que les filles en rugby, ça prend de plus en plus.
on est encore sur un record d'audience (plus de 3M de téléspectateurs, 26% de part d'audiance) et d'affluence (35000) pour le crunch féminin cette année.
pour être sûr de développer les féminines, tu fais que les clubs de la d1 masculine doivent obligatoirement avoir des féminines pros en d2 minimum, sinon descente. (je suis un tyran, j'adore)
Ah bah oui je suis juste très fatigué vivement que la semaine se finisse !
100% pour développer les féminines, Canal comble les dates libérées avec l'élite 1 avec un système de droits comme pour les mecs. En plus au niveau de la fédé les licences masculines baissent alors que les féminines augmentent donc ça fait sens de favoriser ce sport.
mais par contre le lien avec le club du top 14 je suis pas favorable, qu'il y ait une incitation ce serait top mais il faut pas que des clubs distincts du top 14 se retrouvent en concurrence déloyale on risque de faire disparaitre des clubs comme avec l'arrivée du professionnalisme ( bon après y a que 4 clubs non liés à des clubs pros masculins en elite 1 je crois, lille, bobigny, blagnac et stade bordelais)
de toutes façons si tu veux rendre les filles pros, il faudra que ces clubs-là se mettent à la page quoi qu'il advienne.
ça empêche pas les féminines d'exister sans club masculin.
seul le stade bordelais pourrait poser problème dans le sens où ce sont tout de même des entités différentes.
mais en vrai, les filles sont déjà soutenues par l'ubb. elles ont les mêmes maillots que l'ubb année après année, seuls les sponsors changent.
le rapprochement serait à mon avis une formalité.
le but est que les clubs de d1 aient eux un club pro féminin qu'il soit en en élite 1 ou 2, ce qui laisse 20 places dans un sport où on a encore un très gros écart entre la d1 et la d2, surtout qu'on passe ensuite en fédérale direct.
au départ tu leur laisses 5 ans pour le mettre en place, ça permet de budgéter le truc, de mettre en place un staff et d'amener sportivement les féminines en élite 2.
imaginons que pour rester en d1 pour les hommes, il faut que les filles soient en élite 2 mini dans les deux ans après la montée. ça laisse le temps, si les filles sont descendues de remonter et donc de ne pas pénaliser les garçons.
actuellement, il n'y a que castres et montauban qui n'ont pas de section féminine qui soit au moins en élite 2.
et si tu prends le classement, du coup, tous les clubs du top 10 ont leurs féminines en élite 2 ou 1 donc le seul truc sera de les professionaliser pour s'assurer qu'elles n'aillent pas vers le bas.
et en vrai, je me dis que ça, le jour où ça devient problématique parce que niveau féminin c'est devenu trop compétitif, l'élite 2 tu la rends pro aussi, tu crées l'élite 3 et tu étends jusqu'à elle.
ça obligera toujours les clubs à s'occuper de leurs féminines sans que ce soit une sanction, mais ça voudra dire que les femmes ont obtenu la place qu'elles méritent, que l'objectif est atteint.
Je suis d'accord sur le fond , la forme d'obliger à être en élite 1 ou 2 pour rester dans l'élite pour les mecs me gène, la performance est trop variable.
Par contre que que ce soit une obligation de type financière un club pro doit dépenser une part de temps à définir de son SC ou de son budget pour le developpement du rugby feminin et que les toutes les joueuses puissent être à temps plein dans leurs clubs seraient une bonne étape. me semble bien. Aucun club ne voudra payer sans objectifs de performance mais une section sportive ne pourra pas plomber l'autre.
Bon après avec la moitié des clubs de top14 qui sont déjà pas à l'équilibre c'est pas demain que la ligue votera ça.
Quitte à inciter comme pour les jeunes avec les primes aux meilleurs centre de formation.
ouais moi non plus j'aime pas trop la forme. mais je sais aussi que si tu leur forces pas la main t'auras rien.
prends le 7. bon beh ils ont créé le supersevens pour avoir un tournoi pro en france. bon déjà tu vois bien que les clubs s'impliquent pas de la même manière du tout. quand tu regardes les classements, tu vois bien que la section fait partie des meilleurs depuis des années, que l'ubb est montée en puissance progressivement à l'image du xv, mais aussi que d'autres ne figurent jamais.
et à côté, dans les équipes les plus fortes t'as baabaas et monaco, deux équipes hors cadre en xv.
deux leçons:
-si tu leur forces pas la main un minimum, les clubs ne s'impliquent que s'ils en ont l'envie, l'ambition.
-ça empêchera pas des féminines pros d'exister avec un club masculin qui n'est pas lui en élite.