Retour en 2016-2017 : un autre contexte européen
La défaite concédée dimanche face aux Saracens (20-14) n’est pas anodine. Elle est même historique à sa manière. Pour la première fois depuis la saison 2016-2017, le Stade Toulousain a perdu deux matchs de poules en Champions Cup sur une même édition.
Cette année-là, les Rouge et Noir s’étaient inclinés d'entrée à Galway face au Connacht (23-21), avant de tomber sur la pelouse des Wasps (17-14). Huit ans plus tard, l’histoire se répète, avec des revers contre Glasgow Warriors (28-21) puis les Sarries.
À l’époque, le format était bien différent. Six journées, quatre équipes par poule, et une marge d’erreur plus large. Malgré ces deux défaites, Toulouse avait terminé deuxième de sa poule et validé son billet pour les quarts de finale.
Mais le déplacement à Thomond Park avait rappelé la dure loi de l’Europe : une lourde défaite 41-16 face au Munster, sans véritable discussion. Une campagne frustrante, mais révélatrice d’un club alors en reconstruction, loin de l’ogre qu’il est redevenu ensuite.
Deux défaites, mais pas le même signal
Comparer 2016-2017 et 2025-2026 a ses limites. Aujourd’hui, Toulouse n’est ni en transition, ni en apprentissage. Même si ces revers sont très riche d'enseignements. L’effectif est dense, expérimenté, et habitué aux phases finales.
Pourtant, face à Glasgow puis aux Saracens, les mêmes maux sont apparus dans des conditions sensiblement similaires : difficulté à convertir les temps forts, imprécisions dans les zones de vérité et une mauvaise gestion des fins de match. Rien de dramatique isolément, mais à ce niveau, l’Europe ne pardonne pas les détails mal négociés.
Cette saison, le contexte est plus cruel. Quatre matchs seulement en phase de poules, et une qualification qui se joue à la différence de points et aux bonus.
''Toulouse est en danger'' ; ''Même les meilleurs peuvent paraître humains'' : la presse anglaise impitoyable avec le Stade
Toulouse peut encore finir deuxième, mais le scénario est serré : battre les Sale Sharks avec le bonus offensif, tout en espérant une défaite des Saracens en Écosse. La récompense serait de taille : un huitième de finale à domicile, et une dynamique relancée.
Pour rappel, "les matchs de quarts de finale seront joués en une seule manche et les clubs les mieux classés de la phase de poules auront l’avantage du terrain." Comme l'an passé, Toulouse pourrait donc avoir à se déplace en quart puis en demie. Avec le résultat qu'on connait : succès serré contre Toulon (18-21) puis revers à Bordeaux (35-18).
Pourquoi cette J4 est capitale
Contrairement à 2017, une qualification ne garantirait pas un parcours plus clément. Le tableau est dense, les prétendants nombreux, et la moindre baisse de régime peut être fatale dès les huitièmes.
Toulouse le sait mieux que personne : recevoir est un avantage, mais pas une assurance tous risques. Cette dernière journée est donc autant un enjeu comptable qu’un test de caractère.
La composition probable pour le match où le Stade Toulousain n’a plus le droit à l’erreur en Champions CupPour le club, cette situation rappelle que même les références européennes peuvent vaciller. Pour les joueurs, c’est un rappel brutal des exigences de la Champions Cup.
En 2017 comme aujourd’hui, deux défaites n’ont pas signé la fin de l’histoire. Mais elles servent d’avertissement. À Toulouse maintenant d’écrire la suite, balle en main.
