News

Combien de temps dure la Coupe du monde de rugby ?

30 jours en 1987, 51 jours en 2023… Combien de temps dure vraiment une Coupe du monde de rugby ? La réponse n’est pas si évidente.

La Rédaction 26/02/2026 à 21h00
Un mois et demi d’intensité totale : voilà ce que représente aujourd’hui une Coupe du monde de rugby. Crédit : Open AI
Un mois et demi d’intensité totale : voilà ce que représente aujourd’hui une Coupe du monde de rugby. Crédit : Open AI

C’est une question que beaucoup de supporters se posent à l’approche du grand rendez-vous planétaire : combien de temps dure une Coupe du monde de rugby à XV ? La réponse tient en une fourchette assez stable à l’ère moderne. Pour les hommes, on est généralement sur 6 à 7 semaines de compétition, soit environ 44 à 45 jours entre le match d’ouverture et la finale. Mais l’histoire montre que cela n’a pas toujours été le cas.

La norme moderne : environ 44 jours

Depuis le passage au format à 20 équipes (puis bientôt 24), la durée s’est stabilisée. Les éditions 2003 en Australie, 2007 en France, 2015 en Angleterre, 2019 au Japon et même 2027 en Australie s’étalent toutes sur 44 jours. Celle de 2011 en Nouvelle-Zélande a duré 45 jours.

L’édition 2023 en France a fait figure d’exception avec 51 jours, un record dans l’histoire moderne. À l’inverse, la toute première Coupe du monde en 1987, organisée par la Nouvelle-Zélande et l’Australie, ne s’était étalée que sur 30 jours.

Aujourd’hui, avec un calendrier plus dense, des phases de poules plus longues et des impératifs de récupération, la norme est clairement fixée autour de 44 jours.

Pourquoi c’est si long ?

Une Coupe du monde, ce n’est pas qu’une succession de matchs. C’est une mécanique précise : 4 journées de poules réparties sur plusieurs semaines, des temps de récupération obligatoires, puis les quarts, demies et finale. Les staffs jonglent avec la fraîcheur physique, les rotations et les déplacements.

Plus la compétition s’élargit, plus elle s’étire. En 2027, en Australie, la Coupe du monde masculine passera à 24 équipes. Elle se jouera du 1er octobre au 13 novembre 2027, soit 44 jours également, pour un total de 52 matchs répartis dans 7 villes et 8 stades. La densité augmente, avec des 8es de finale, mais la durée reste maîtrisée pour préserver les joueurs.

Un format qui a évolué depuis 1987

Le contraste est frappant avec les premières éditions. En 1991, organisée notamment au Royaume-Uni, en France et en Irlande, la compétition avait duré 31 jours. Même durée en 1995 en Afrique du Sud. Ce n’est qu’à partir de 1999 (37 jours) puis surtout 2003 (44 jours) que le tournoi a pris sa dimension moderne.

La montée en puissance du professionnalisme, l’augmentation des matchs télévisés et l’importance accrue de la récupération ont progressivement allongé le calendrier. Aujourd’hui, on parle d’un véritable marathon de presque un mois et demi.

Et chez les femmes ?

La Coupe du monde féminine a connu une évolution encore plus spectaculaire. Les premières éditions étaient concentrées sur moins de deux semaines : 9 jours en 1991 au Pays de Galles, 14 jours en 1994 en Écosse.

Mais la tendance est clairement à l’allongement. L’édition 2021 (disputée en 2022) en Nouvelle-Zélande a duré 36 jours. Celle de 2025 en Angleterre a duré 37 jours. Là aussi, la professionnalisation et l’élargissement du tournoi expliquent cette extension.

Qu'est-ce que ça change pour les équipes ?

Six à sept semaines, c’est long. Très long. Cela signifie gérer les blessures, la fraîcheur mentale, la rotation et la pression médiatique. Une équipe qui vise le titre doit être capable d’enchaîner les matchs de très haut niveau, parfois sous des climats différents.

La durée influence aussi la stratégie. Certains staffs ciblent des pics de forme progressifs, d’autres cherchent à monter en puissance dès les phases finales. Sur un tournoi aussi étalé, la gestion devient aussi importante que le talent.

En résumé, une Coupe du monde moderne dure environ 44 jours. Un mois et demi d’adrénaline, de suspense et d’histoire. Et quand on y pense, pour les supporters comme pour les joueurs, c’est à la fois interminable… et toujours trop court.