Stade Toulousain n’a plus vraiment le droit à l’erreur. Ce samedi 17 janvier à 18h30, les Rouge et Noir reçoivent Sale Sharks pour un match de Champions Cup qui ressemble fortement à un seizième de finale avant l’heure.
Vos matchs de rugby Toulouse/Sale et Bristol/Bordeaux à quelle heure et sur quelle chaîne ?Après les revers face à Glasgow puis aux Saracens, Toulouse joue gros, très gros, devant son public. Et Ugo Mola aligne une équipe très solide, mêlant cadres, puissance et retours importants.
Un XV très costaud pour un match à quitte ou double
Le Stade Toulousain va s’appuyer sur un XV de départ très expérimenté. A l'ouverture en Angleterre, Blair Kinghorn est à nouveau titularisé en 10, avec Antoine Dupont, capitaine.
À l'arrière, le compétiteur Thomas Ramos aura à coeur de l'emporter avec une ligne de trois-quarts composée de Lebel, Gourgues, Chocobares et Delibes.
Le pack annonce la couleur avec un trio Banos – Jelonch – Willis en troisième ligne, la paire Meafou – Flament en deuxième ligne, et une première ligne Aldegheri – Marchand – Baille.
Une pièce indispensable enfin apte : pourquoi le Stade Toulousain peut (vraiment) s'en réjouir ?Sur le banc, Mauvaka, Neti, Mallez, Brennan, Roumat, Graou et Thomas offrent de la profondeur pour finir fort. On note également le retour de François Cros. Le 3e ligne revient après une longue absence dûe à une blessure au genou. Il va faire du bien en défense et dans le combat.
Un choix fort devant : puissance, grinta et ballons grattés
C’est clairement devant que Toulouse veut frapper fort. Associer Jack Willis et Anthony Jelonch, c’est envoyer un message limpide à Sale : le combat sera total. Willis, gratteur d’élite, et Jelonch, leader d’intensité, incarnent exactement ce qui a parfois manqué lors des temps faibles récents.
Derrière eux, Meafou et Flament forment une deuxième ligne mobile et dense, capable de verrouiller les rucks comme d’apporter de la continuité ballon en main. Face à une équipe anglaise réputée pour son défi physique, Toulouse n’a pas cherché l’originalité, mais l’efficacité.
Après les trous d’air observés à l’extérieur, le choix de la maîtrise semble assumé. Antoine Dupont, capitaine, aura un rôle central pour gérer les temps forts… mais surtout les temps faibles. Lui qui a, comme son équipe, eu beaucoup de mal à faire la différence la semaine dernière.
''Une équipe ordinaire'', après Willis, Jelonch met des mots forts et lucides sur le mal rouge et noirLa charnière doit permettre à Toulouse de mieux contrôler le tempo, d’occuper le terrain et d’éviter ces séquences où le match s’emballe contre lui. Face à Sale, la gestion sera presque aussi importante que la créativité.
Une infirmerie encore fournie
Bonne nouvelle pour le staff : Kalvin Gourgues et Teddy Thomas, touchés à Perpignan et forfaits contre les Saracens, sont de retour dans le groupe.
En revanche, Joel Merkler est encore absent, tout comme Romain Ntamack, dont les examens ont montré une amélioration sans autoriser un retour immédiat. Capuozzo, Remue et Pouzelgues restent indisponibles, tandis que Barassi poursuit son protocole post-commotion.
Un rendez-vous pour se rassurer… et convaincre
Ce match face à Sale conditionne tout. Une victoire bonifiée redonnerait confiance à un groupe en quête de constance. Et elle permettrait de recevoir à domicile au tour suivant. Avec ce XV très dense, le Stade Toulousain envoie un signal clair : l’heure n’est plus aux essais, mais à la maîtrise et au combat.
Sale Sharks
Remplaçants : 16. Ethan Caine, 17. Si McIntyre, 18. Patreece Bell, 19. Patrick Hogg, 20. Reuben Logan, 21. Dom Hanson, 22. Joe Bedlow, 23. Regan Grace
Devant son public, Toulouse a une occasion idéale de montrer qu’il a retenu les leçons de ses récents échecs. Ce samedi, il ne s’agira pas seulement de gagner, mais de le faire avec autorité. Pour la confiance, pour la suite, et pour rappeler que le Stade Toulousain reste une place forte de l’Europe.
