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Ailier, arrière et désormais plus dangereux au pied : comment Théo Attissogbe devient une option de plus en plus complète pour les Bleus

Déjà installé chez les Bleus, Théo Attissogbe sait que les défenses le connaissent mieux. À Pau, il travaille de nouvelles armes pour continuer d’avancer.

La Rédaction 26/09/2026 à 17h49
Après trois saisons au plus haut niveau, Théo Attissogbe veut éviter de devenir lisible. Le Palois détaille le travail qui nourrit son jeu d’ailier-arrière. ©INPHO/Tom O’Hanlon
Après trois saisons au plus haut niveau, Théo Attissogbe veut éviter de devenir lisible. Le Palois détaille le travail qui nourrit son jeu d’ailier-arrière. ©INPHO/Tom O’Hanlon

International à seulement 21 ans, Théo Attissogbe a déjà compris l’une des règles du très haut niveau : ce qui fonctionne aujourd’hui sera étudié demain. Entre l’aile et l’arrière, le Palois cherche donc de nouvelles armes pour conserver une longueur d’avance.

Se réinventer avant que les défenses ne s’adaptent

À 21 ans, Théo Attissogbe n’a déjà plus le luxe de compter sur l’effet de surprise. Après plusieurs saisons de Top 14, l’ailier-arrière palois sait que ses courses sont davantage étudiées. « Si tu restes dans le même schéma, ça ne marche plus », résume-t-il via Sud Ouest. Son objectif : élargir son registre pour ne pas devenir un joueur que l’on défend avec une seule réponse.

Le meilleur exemple est apparu face à Bayonne. Lors du succès 70-28 de Pau, Attissogbe a inscrit deux essais après avoir utilisé son pied pour lui-même, avec un ballon par-dessus puis un jeu rasant. Il observe aussi Aaron Grandidier-Nkanang, passé par France 7, dont la vitesse encourage naturellement à attaquer les espaces autrement.

Aile ou arrière, deux lectures différentes

Sa polyvalence ne consiste pas seulement à changer le numéro dans le dos. À l’aile, Attissogbe reçoit davantage de ballons hauts offensifs et cherche vite la ligne d’avantage. En 15, il doit couvrir la profondeur, gérer le territoire et devenir une solution de relance ou de jeu au pied. Il décrit d’ailleurs l’arrière comme « la colonne vertébrale de l’équipe ».

Cette évolution se traduit aussi à l'international. La France l’a titularisé à l’arrière contre l’Italie pendant le Tournoi 2026, sachant qu’il joue aussi à l’aile avec les Bleus. Passer de finisseur à dernier organisateur du fond de terrain donne au staff une option supplémentaire.

Du judo au jeu aérien

Son bagage vient aussi d’ailleurs. Attissogbe a pratiqué l’athlétisme, le judo, l’aviron et la pelote basque. Il relie sa foulée à l’athlétisme, son équilibre et sa manière de retomber au judo. Sa réception spectaculaire face à Bayonne, après un duel aérien sanctionné d’un rouge, donne un sens concret à cet apprentissage : savoir tomber compte parfois presque autant que savoir monter.

Et son regard dépasse le rugby. Léon Marchand, Victor Wembanyama, Kylian Mbappé ou LeBron James nourrissent sa réflexion sur la performance et la durée. Comme un extérieur de basket capable de défendre plusieurs postes, sa valeur augmente lorsqu’il garde ses qualités premières tout en élargissant ses responsabilités.

Cette polyvalence arrive au bon moment. Pau reçoit La Rochelle ce samedi à 21 heures, une semaine après la défaite 51-25 concédée à Lyon. À un an de la Coupe du monde 2027, Attissogbe dit mieux connaître son corps et soigner davantage récupération et nutrition. Parce qu’entre Pau et les Bleus, la prochaine étape consiste désormais à devenir difficile à sortir du terrain.

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