Erasmus balaie le procès du jeu lent
À quatre jours du premier choc face aux All Blacks sur la célèbre pelouse de l'Ellis Park, Rassie Erasmus a réagi à un sujet déjà installé dans la tournée néo-zélandaise : la supposée volonté des équipes sud-africaines de ralentir le jeu. Le sélectionneur des Springboks assure que, sur leurs cinq matchs disputés en 2026, ses joueurs n’ont reçu aucun retour leur reprochant de casser volontairement le rythme.
Après leur démonstration face aux Bulls, les All Blacks arrivent lancés vers les Springboks avec le sommet mondial en ligne de mireErasmus n’a pas résisté à la petite pique. Selon lui, les All Blacks ont jusqu’ici affronté des franchises sud-africaines encore en préparation, ce qui peut expliquer certaines séquences moins rapides. Présent à ses côtés en conférence de presse, Peyper a surtout rappelé la règle : une équipe dispose de 30 secondes après la marque de l’arbitre pour former une mêlée ou une touche. Et le chrono démarre lorsque l’officiel matérialise cette marque au sol, pas au coup de sifflet.
30 secondes, et pas une de plus
Le débat dépasser l'opposition entre le rugby « rapide » des All Blacks et la puissance sud-africaine. Une équipe peut utiliser les temps morts, se regrouper avant une touche ou transmettre son annonce sans sortir du cadre. Le problème commence lorsqu’elle dépasse les délais fixés, simule une interruption ou multiplie volontairement les coupures. Peyper rappelle d’ailleurs que ralentir une rencontre peut aussi passer par des fautes répétées au breakdown ou dans les mauls.
Côté néo-zélandais, Dave Rennie a donné un exemple concret ce mardi : contre les Sharks, il affirme avoir chronométré une touche ayant demandé 50 secondes avant d’être formée. À l’inverse, il a jugé les Bulls beaucoup plus disposés à maintenir du ballon en jeu. Voilà pourquoi le sujet dépasse désormais le simple cliché entourant les Boks.
35, 32, 31 ans : à un an du Mondial 2027, les All Blacks ont-ils suffisamment préparé la relève au poste de numéro 10 ?Cette bataille sur le tempo ressemble déjà à une petite pesée de boxe avant le véritable combat. La Nouvelle-Zélande veut installer l’idée d’un match rapide, avec peu de respiration. L’Afrique du Sud rappelle qu’elle connaît parfaitement les limites réglementaires. L’enjeu concerne directement l’arbitrage du premier Test.
Le vrai match se joue aussi autour de l’arbitre
Erasmus explique que les nouvelles modalités de World Rugby rendent les échanges privés avec l’arbitre beaucoup plus difficiles, puisque les deux staffs doivent être présents. Certaines préoccupations tactiques finissent donc en conférence de presse. Et quatre jours avant Springboks-All Blacks, chaque phrase ressemble aussi à un message adressé à l’homme au sifflet.
Samedi à l'Ellis Park on verra qui impose son rythme avec le ballon et dans les zones de combat. Mais avant même le coup d’envoi, les deux camps ont déjà commencé à jouer avec le chronomètre.
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