Au sortir de l’été 2023, le monde du rugby admirait le parcours exceptionnel du Portugal lors du Mondial en France, clôturé par une victoire historique sur les Fidji. Et si Rodrigo Marta, Raffaele Costa Storti et Nicolas Martins furent 3 des grands bonhommes lusitaniens dont la carrière prit un autre tournant ensuite, d’autres talents émergeaient de cette sélection qu’on ne voyait d’ordinaire que lors de streaming improbables du Rugby Europe Championship ou de laRugby Europe Super Cup, diffusés par RugbyZone.TV.
9 essais, 23 franchissements... Le retour de ce facteur X pourrait faire basculer les demi-finales de ProD2Pêle-mêle, citons le remuant Nuno Sousa Guedes et son capitaine (et dentiste à la ville) Tomas Appleton, joueurs aguerris flirtant avec la trentaine. Mais surtout le très prometteur Jeronimo Portela, un ouvreur de plus de 1m90 et de pas encore 23 ans, qui montrait à chaque sortie une gracieuse et puissante patte gauche, une facilité gestuelle et de vraies qualités d’animateur.
Un joueur qui aurait très bien pu faire le bonheur d’ambitieux clubs de ProD2 dès la saison suivante, mais qui a préféré - avoir réalisé son rêve du Mondial - prendre du recul sur la balle ovale pour accueillir son premier enfant avec toute la souplesse que lui et sa compagne désiraient. Laissant son compteur bloqué à 25 sélections.
Les Espoirs ? Ça va 5 minutes
Mais c’est dans son club du GD Direito, à Lisbonne, que Provence Rugby a été chercher l’été dernier un autre joueur à fort potentiel : Manuel Vareiro. Lui aussi a grandi dans une famille très rugby, est capable de jouer à l’ouverture et possède un sacré pied gauche.
Il faut dire que le jeune arrière de 21 ans n’est autre que le cousin germain de Portela ! Un garçon qui est en train d’exploser en ProD2, pour sa première saison en France.
Arrivé l’été dernier pour intégrer le centre de formation et s’imposer chez les Espoirs, le Lisboète enquillait finalement déjà avec le groupe professionnel pour la J5. 2 mois plus tard, il était déjà prolongé d’une saison de plus (soit jusqu’en 2028) par Provence Rugby, qui avait vite compris avoir déniché un garçon que beaucoup de monde viendrait tenter de lui chiper. "Je suis arrivé ici il y a peu de temps mais je me sens déjà comme chez moi", avouait le principal intéressé sur le site du club.
Vareiro, c'est le pied
Grâce à son audace dans le fond du terrain, sa fiabilité, son aisance technique (et tactique) et sa longueur de pied confirmées en ProD2, Vareiro fêtait ainsi ses premières capes cette saison en assumant ses responsabilités.
Avant de définitivement s’imposer comme le numéro 15 attitré des aixois en 2026. D’autant que le but était confié au Portugais (ça ne s’invente pas) à son retour du Rugby Europe Championship, laissant le soin au Fidjien Caleb Muntz de se concentrer uniquement sur sa conduite du jeu à l’ouverture.
Avec brio ? Et comment ! A l’image de son 6/7 et ses 14 points inscrits en barrage face à Brive, celui qui est aussi passé par le 7 dans sa formation (comme tous les jeunes portugais de moins de 100kg, ou presque) affiche un taux de réussite de 83,8%, avec 31 coups de pied réussis sur 37.
Un profil prometteur et engagé, qui compte donc 15 matchs de ProD2 cette saison et s’apprête à disputer une demi-finale dans la peau d’un titulaire. Avant de goûter au Top 14 prochainement ?
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