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"C’est nul" : ce détail technique qui pourrait perturber les demi-finales de ProD2

Voilà qu’en ProD2, au moment le plus sensible de la saison, un acteur vient bousculer les habitudes.

Theo Fondacci 28/05/2026 à 16h05
Ces ballons étaient déjà d'usage en barrage de ProD2 le week-end dernier.  Screenshot : Canal Plus
Ces ballons étaient déjà d'usage en barrage de ProD2 le week-end dernier. Screenshot : Canal Plus

Dans le grand banditisme, les périodes de règne des vieilles figures du Milieu ont toujours une fin. Zampa, le Belge et leurs puissants clans ont tous connu le même sort dans la région marseillaise, quand il ne reste aujourd’hui plus rien ou presque de leurs voisins de la Brise de Mer, malgré l’influence énorme de cette organisation corse dans les années 80 et 90 notamment.

Dans le rugby, pourtant, un “parrain” résiste encore et toujours à l’usure du temps sans baisser les armes : GILBERT. La marque anglaise règne depuis des décennies sur la balle ovale mondiale, au point d’être devenue une extension naturelle de la main des joueurs pour l'attirail rugby. Mais voilà qu’en ProD2, au moment le plus sensible de la saison, un autre acteur vient bousculer les habitudes.

Un nouveau ballon pour les phases finales

Comme depuis plusieurs années désormais, la LNR impose en effet les ballons de la marque BeRugby pour les phases finales de ProD2, avec laquelle elle a signé un partenariat. Un détail ? Pas vraiment. Car durant toute la saison, l’immense majorité des clubs travaillent, s’entraînent et jouent avec des ballons GILBERT.

Changer de modèle à l’approche de matchs couperets revient presque à demander à un joueur de changer de crampons la veille d’un match… Le mécontentement est d’ailleurs remonté ces derniers jours après plusieurs déclarations relayées autour des demi-finales.

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Certains acteurs du championnat n’ont pas caché leur agacement face à ce ballon imposé au moment où chaque détail peut décider d’une montée. “Ce ballon ne plaît pas. (...) C’est nul, et je pense que je peux parler au nom de tous les acteurs", confie le manager breton Jean-Noël Spitzer.

Des ballons plus flottants

Car tous les rugbymen le savent : d’une marque à l’autre, un ballon ne réagit jamais pareil. Grip, rebond, trajectoire au pied, vitesse de rotation… chaque modèle possède ses particularités. Et n’importe quel joueur expérimenté du Top 14 à la R3 saurait vous distinguer immédiatement les différences entre un GILBERT et des marques moins installées dans le paysage mondial du XV.

Notamment au niveau de la manière de flotter de certains ballons, qui donnent des trajectoires moins “naturelles”, notamment dans le jeu au pied. Sensation que confirme l’ouvreur et buteur vannetais Maxime Lafage : “Il prend un peu les courants d’air.”

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Évidemment, ce sont les buteurs qui pourraient donc être les plus impactés par ce changement soudain. À ce niveau de compétition, la réussite se joue parfois à quelques centimètres ou à une sensation de contact légèrement différente. Position de la valve, rigidité de la gonfle, poids et forme du ballon : tout entre dans une mécanique répétée des milliers de fois à l’entraînement. Modifier cet élément à la veille des phases finales peut ainsi devenir un vrai facteur de perturbation mentale et technique.

Et le contexte rend ce détail encore plus explosif avec des demi-finales de ProD2 souvent verrouillées, tendues, disputées sous pression. Dans ces rencontres où l’écart est souvent aussi grand qu’Arthur Retière, un seul geste perturbé pourrait basculer une saison entière, si l’on grossit le trait.

6/7 pour le buteur aixois en barrage

Reste désormais à voir si cette "polémique" aura une véritable incidence sur le terrain. Le week-end dernier, cela n’a par exemple par empêche le jeune Manuel Vareiro de réaliser un beau 6/7 au pied, quand son seul échec survint sur une tentative depuis le bord de touche qui s’écrasa sur le poteau.

Tout en sachant que le moindre grain de sable ressenti lors de Vannes/Oyonnax ou Colomiers/Aix viendra alimenter encore davantage les critiques autour de ce ballon BeRugby imposé par la Ligue. Parce qu’on ne fait pas de l’ombre au “parrain” GILBERT comme cela…

Jacques-Tati-en-EDF
Jacques-Tati-en-EDF

C'est pas faux, l'impact d'un ballon différemment réalisé, avec un équilibre différent de celui dont se servent les joueurs d'habitude peuvent perturber les buteurs mais aussi le jeu à la main. Surtout s'il fait chaud ...


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dusqual
dusqual

tous ceux qui tapent au pied, à savoir 9, 10 et 15 en grande partie, même si les buteurs sont souvent l'un de ces trois là...


et en effet, la différence de grip et de poids a également un impact sur le jeu à la main...


je trouve ça super nase que pour gagner quelques billes ils dénaturent le jeu en changeant de ballon...


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