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77 essais : À seulement 27 ans, ce Toulousain entre déjà dans le Top 10 des meilleurs marqueurs de l'histoire du club

Fort, pour un joueur qui, malgré ces chiffres, n'a jamais monopolisé les résumés du week-end.

Theo Fondacci 19/08/2026 à 18h25
Matthis Lebel avance presque en silence à Toulouse. Screenshot : France 2
Matthis Lebel avance presque en silence à Toulouse. Screenshot : France 2

Malgré des capitanats chez les U20 et une intégration régulière à l'équipe première à seulement 20 piges, il n’a jamais été le Toulousain dont on parle le plus. Dans une ligne de trois-quarts où les Dupont, Ntamack, Ramos ou Capuozzo concentrent davantage la lumière, Matthis Lebel avance presque en silence.

Pourtant, à 27 ans, l’ailier formé au club a franchi une barre qui raconte assez bien sa régularité : avec 77 essais en 179 matchs, il apparaît désormais au 10e rang du classement des meilleurs marqueurs d’essais de l’histoire du Stade Toulousain.

Fort, pour un joueur qui, malgré ces chiffres, n'a jamais monopolisé les résumés du week-end. La saison passée, Lebel a encore inscrit 15 essais toutes compétitions confondues, dont 10 en Top 14. Et ce malgré une concurrence sur les ailes ressemble davantage à un embouteillage qu’à un boulevard : Ange Capuozzo, Juan Cruz Mallía, Teddy Thomas, Dimitri Delibes, Nelson Épée…

Les profils changent, les associations aussi, mais Lebel trouve toujours du temps de jeu. À ce propos, sa prolongation jusqu’en 2029 au printemps dernier disait d’ailleurs assez clairement la confiance que lui accorde toujours le staff.

Après Ramos, un autre historique du Stade Toulousain quittera le club en 2027

D'ailleurs, si vous y réfléchissez, vous vous souviendrez finalement assez aisément que l'enfant de Samatan était bien titulaire lors des finales européennes 2021 et 2024, mais aussi lors des matchs qui comptent à l'échelle nationale en 2021, 2022, 2023 et 2026. Alors qu'une blessure au dos l'empêchait de disputer l'édition 2024 face à l'UBB.

Heymans dans le viseur

Il existe pourtant un décalage avec sa carrière internationale, qui ne compte que 6 petites sélections étalées entre 2021 et 2024, sans aucune installation durable. C'est que Lebel a plutôt le profil du très bon joueur de club. Il n'a pas la pointe de Louis Bielle-Biarrey, ni la polyvalence de Théo Attissogbe. Ce qui n’empêche pas sa trajectoire toulousaine d’être, elle, remarquablement constante.

Grâce à son sens de l'en-but, ses appuis courts et son évolution dans un système où les extérieurs sont souvent touchés, l'ami d'enfance de Romain Ntamack n'est aujourd'hui plus qu’à quatre essais d'une légende comme Cédric Heymans (81), cinq de Denis Charvet (82) et six de Guy Novès (83).

Soit des marques qu'il pourrait largement dépasser lors de la saison à venir, à en croire ses habitudes avec la ligne de craie. Avant de peut-être un jour songer au Top 5, bien gardé par les Cazalbou, Émile Ntamack, Clerc et consorts, au-delà des 100 réalisations. Sans être celui qui vend le plus de maillots pour autant...

Fidjien sous prozac
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Il marchait sur l’eau en 2023, et méritait d’aller à la coupe du monde. Villieres était au fond du seau, LBB complètement néophyte.
Quel regret...


Jacques-Tati-en-EDF
Jacques-Tati-en-EDF

Oui et en même temps sa capacité à maintenir un sérieux et une application dans le jeu lui a permis de continuer à performer et d'être toujours dans les meilleurs ailiers du Top 14. Il aurait pu laisser aller ou partir du ST, surtout qu'il était conccurencé à un moment donné au ST par pas mal de joueurs: Delibes, arrivé de Kinghorn, Capuozzo, Mallia qui avait la préférence pendant quelques saisons. On va voir cette saison.


balobal
balobal

Je l'aime bien Lebel. Sans être particulièrement un top à son poste, on sent le mec appliqué, investi, focus. Le mec très cablé équipe aussi. Je pense qu'il peut rester au ST pour encore longtemps.