C’est ce qu’on appelle une réponse de champion. Moins impactant que par le passé en Bleu en 2025, Greg Alldritt a fini par céder sa place à son compère de toujours Anthony Jelonch en numéro 8 sur la scène internationale.
Dans la foulée, il descendait à 112 kg (soit 3 de moins qu’il y a encore peu et plus léger encore que lors du Grand Chelem 2022), le capitaine rochelais n’a pas seulement allégé la balance : il a surtout remis de l’ordre dans ses priorités. Et ça se voit.
Sur chaque prise de balle, chaque collision, chaque décision même, le numéro 8 du Stade Rochelais semble avoir retrouvé ce mélange de puissance et de lucidité qui faisait de lui un incontournable. Et de l’énergie.
Un gros travail physique
Mis à l’écart du groupe France lors du dernier Tournoi des Six Nations, le Gersois n’a pas fui ses responsabilités. Bien au contraire. Dans les colonnes de Midi Olympique, il s’interroge sans détour : "Est-ce que je ne m’étais pas perdu à vouloir changer quelque chose dans mon jeu ?"
Plutôt que de s’entêter, Alldritt a fait simple : revenir à l’essentiel. Du physique, du concret, du terrain. "Mettre le focus sur gagner des mètres, en défense comme en attaque". Une philosophie presque rudimentaire mais qui colle parfaitement à l’ADN d’un joueur capable de répéter les efforts et de tracter des camions avec ses gros cuisseaux.
Loin de crier à l’injustice après sa non-sélection, le Rochelais a préféré regarder la réalité en face. "Je n’étais pas à mon top niveau", reconnaît-il. Une lucidité qui tranche avec les discours parfois convenus. Il va même plus loin : "Quand je vois mes prestations de cet hiver, je n’étais pas satisfait." Pas de faux-semblants, juste un constat froid… et une réponse sur le terrain.
Quand cette éviction s’est finalement transformée en opportunité. Du repos, du travail ciblé, et une remise à niveau physique pour retrouver les standards qui étaient les siens lors de la Coupe du monde 2023. Moins sollicité médiatiquement, plus concentré sur son jeu, Alldritt reconstruit, pièce par pièce, un rugby qui lui ressemble.
Casque enlevé = beast mode activé
Verdict confirmé face à l’UBB samedi dernier. Casque retiré avec les premières chaleurs, regard dur et attitude de patron : le capitaine rochelais a livré une prestation pleine. Comme celles qui collent avec le statut et l’image du joueur aux 58 sélections, membre de la première du Stade Rochelais depuis 2017.
Bertrand, Remue, Martin… la nouvelle vague de talents de Toulouse qui pousse les cadres dans leurs retranchementsAu point que son manager Ronan O'Gara n’affirme que la seule vraie concurrence de Greg en équipe de France, c’est lui-même. Encore faut-il qu’il ait la fraîcheur pour évoluer à son niveau et prouver qu’il n’est pas encore cramé, à tout juste 29 ans. Et qu’il saura garder cette énergie en vue de la tournée estivale, d’abord, puis du Mondial 2027, in fine…
Aucun commentaire pour le moment...