C’est un casse-tête qui suit les Bleus depuis la prise de fonction de Fabien Galthié. Sur ces dernières années, la mêlée du XV de France a souvent connu une perte de qualité remarquée en seconde période. Pour cause, les remplaçants n’ont pas toujours répondu présents sur les terrains internationaux et, hormis au talon, les solutions sont venues à manquer chez les Tricolores.
Ce dimanche 22 février, Fabien Galthié et son staff ont misé sur une nouvelle organisation, pour essayer d’enrayer cette mauvaise dynamique contre l’Italie (16h10). Aux côtés de l’excellent Peato Mauvaka (112 kg - 1,84 m), Rodrigue Neti (121 kg - 1,85 m) et Georges-Henri Colombe (142 kg - 1,93 m) sont associés pour former une première ligne 100 % toulousaine sur la fin de match. Chez les titulaires, seul Jean-Baptiste Gros n’est pas venu de Haute-Garonne, mais du Var, pour répondre à l’appel du XV de France chez les piliers appelés au stade Pierre-Mauroy.
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Ainsi, cette nouvelle organisation pourrait apporter de nouvelles sécurités. En tout cas, c’est ce que laisse sous-entendre Fabien Galthié, selon des propos délivrés en conférence de presse : “Il y a, dans ce paquet d’avants, des joueurs qui jouent ensemble en club. Ils ont des habitudes. Vous savez… La mêlée, c’est très subtil. C’est une question de sensations, de ressentis, de liaisons, etc. Une affaire de précision. On retrouve beaucoup de Toulousains. Cela donne une idée de ce que l’on souhaite faire sur cet aspect-là.”
Ainsi, Régis Montagne et Maxime Lamothe sont mis de côté, le temps d’une rencontre au moins. Avec cette nouvelle disposition à environ 375 kg cumulés, Fabien Galthié et son staff continuent d’explorer les pistes pour résoudre ses problèmes de conquête en fin de match. D’autant plus que, dans ce secteur, la touche tricolore est en grande réussite. Ainsi, une bonne partie de l’attention de l’encadrement français, chez les “gros”, peut se concentrer sur ce ressort inédit.
Toutefois, il ne s’agit pas d’une solution miracle que Fabien Galthié aurait eue au réveil. En effet, le sélectionneur précise bien que cette première ligne remplaçante, ainsi formée, est un test parmi d’autres, dans le but de trouver l’équilibre idéal chez les Bleus. “Avec les blessures et leurs dynamiques individuelles, les circonstances actuelles font que le trio Neti-Mauvaka-Colombe joue ensemble régulièrement en club. C'est un concours de circonstances et on va regarder ce qu’il nous apporte”, précisait la tête pensante de l’équipe nationale.
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Derrière, les joueurs déjà essayés par Fabien Galthié restent attentifs. “Régis Montagne continue à prendre de l’expérience, lui qui jouait en Pro D2 il y a deux ans”, a notamment précisé Fabien Galthié face à la presse. À son poste, Tevita Tatafu reste aussi une option qui pourrait être utilisée d’ici à la fin du Tournoi des 6 Nations. Pénalisé par une blessure à une cheville depuis plusieurs mois, le Bayonnais bénéficie toujours de la confiance du staff tricolore. Appelé dès les premières listes de cet hiver, il reprend la compétition et cristallise un grand nombre d’attentes.
Si jamais Tevita Tatafu parvient à s’insérer dans la hiérarchie, la théorie d’une première ligne remplaçante 100 % issue du Stade Toulousain ne serait pas pour autant caduque. En effet, Dorian Aldegheri pourrait très bien retrouver le banc, comme il l’a fait à l’époque où Uini Atonio était le titulaire installé. Aux autres postes de la première ligne, moins de prétendants se pressent, mais les joueurs d’Ugo Mola doivent tout de même faire leurs preuves.
Avec 133 kg de puissance, ce titan peut (enfin) songer au XV de FrancePour ce qui est de Rodrigue Neti, le Haut-Garonnais monte sérieusement en puissance dans la Ville rose depuis quelques années. À gauche, le vivier garni du premier mandat de Fabien Galthié n’est plus forcément aussi présent. Solide en mêlée et surprenant ballon en main, le joueur d’origine wallisienne vieillit comme du bon vin. Cependant, il manque encore d’une apparition remarquée avec le XV de France, où sa présence le rend remarquable dans les ultimes minutes. S’il y arrive, il accumulera sans problème les feuilles de match.
Pour ce qui est de Peato Mauvaka, le talonneur peut être le meilleur à son poste, quand il est en forme. Freiné par une rupture d'un ligament croisé, le natif de Nouméa reprend doucement, mais sûrement, du service. Derrière lui, le principal concurrent reste sans doute Maxime Lamothe. Avec l’UBB, l’ancien de Pessac brille de mille feux. Dans le jeu courant, il est un atout précieux pour la formation de Yannick Bru et espère mettre en avant ses qualités chez les Bleus.
L’Italie, un défi robuste
Sur le début de ce Tournoi des 6 Nations, le pack italien s’est affirmé comme le meilleur d’Europe. Contre l’Écosse et l’Irlande, ils ont laissé une excellente impression. Tout particulièrement, les titulaires Danilo Fischetti et Simone Ferrari ont été absolument monstrueux, laissant peu de chances de rivaliser à leurs opposants. Derrière, les remplaçants alignés ont montré des qualités similaires. “En mêlée, l’Italie a montré une puissance et une compétence collective de grande qualité. On s’attend à un défi important dans ce secteur”, indiquait Fabien Galthié.
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