Un dossier chaud sur le marché
En fin de contrat avec le Stade Toulousain, Dimitri Delibes se retrouve au cœur d’un dossier mercato qui commence à faire du bruit. Selon les informations du journaliste Alexandre Priam de Sud Radio (via Le Ptit BURO), la piste menant au Stade Français est clairement en train de se refroidir.
CHAMPIONS CUP. Dans la forme de sa vie, Dimitri Delibes va-t-il bouleverser la ligne de 3/4 de Toulouse ?
En cause, un écart salarial conséquent : Paris serait prêt à proposer 200 000 euros brut par an, quand le trois-quarts polyvalent toulousain en demanderait 300 000. Un différentiel de 100 000 euros qui a calmé les ardeurs du club parisien, pourtant en quête d’un profil grand, polyvalent et référencé pour renforcer sa ligne arrière.
Un profil apprécié… mais qui a un prix
À 26 ans, Delibes coche pourtant beaucoup de cases. Formé à Toulouse, JIFF, capable d’évoluer à l’aile, au centre et même ponctuellement à l’arrière, il incarne ce type de joueur fiable, discret mais précieux dans une rotation de haut niveau.
Ses statistiques parlent pour lui : une vraie régularité en Top 14, une expérience européenne solide et une capacité à s’intégrer dans différents systèmes. Mais dans un marché de plus en plus contraint financièrement, la polyvalence a un coût. Et aujourd’hui, Delibes estimerait que sa valeur se situe au-dessus de la barre des 300 000 euros annuels.
Ce dossier dépasse le simple cas Delibes. Il illustre parfaitement la tension actuelle du marché français. 200k annue
Delibes, Hébert, Vignolles... Que sont devenus les (prometteurs) Toulousains champions de France Espoirs en 2021 ?l, c'est un salaire équivalent à celui de son coéquipier et international Pierre-Louis Barassi à Toulouse. Autrement dit, Paris n'est visiblement pas trop chaud pour casser sa tirelire.
Toulon, Bayonne, Clermont, Castres : qui peut bouger ?
Toulon aurait tenté un coup… avant de poser un ultimatum clair. Résultat, la piste varoise s’est elle aussi refroidie. Bayonne est évoqué, sans réelle conviction. En revanche, deux autres formations sont évoquées : Clermont et Castres. Deux clubs potentiellement capables de proposer un salaire intermédiaire autour de 250 000 euros, pour un joueur polyvalent, JIFF et encore dans la force de l’âge. « Moi ça renifle du Clermont cette histoire », lâche même Priam, évoquant aussi le départ de Nathanaël Hulleu à Castres comme opportunité.
Côté Toulouse, la situation est presque confortable. Le club propose un contrat aligné sur sa politique salariale, sans surpayer, mais sans fermer la porte. Plus le temps passe, plus la balance pourrait pencher vers une prolongation. Le Stade sait ce qu’il perdrait en laissant filer Delibes : un joueur de rotation fiable, parfaitement intégré au collectif. Mais il sait aussi qu’il ne peut pas répondre à toutes les demandes, même pour un joueur maison.
Un marché qui teste la patience des joueurs
Pour Delibes, le dilemme est clair. Partir pour un rôle plus central ailleurs, avec un salaire revalorisé, ou rester à Toulouse avec un statut peut-être plus discret, mais dans un environnement ultra-compétitif. Dans tous les cas, le message est limpide : « Un club qui va payer 250 000 par an va avoir le truc », résume Priam. Encore faut-il qu’un club assume ce choix.
À l’instant T, rien n’est tranché. Mais plus les pistes se refroidissent, plus une prolongation semble logique. À condition que Delibes accepte de revoir ses exigences… ou qu’un prétendant sorte enfin le chéquier. Dans ce dossier, la montre tourne, et chaque semaine rapproche un peu plus le Stade Toulousain d’un scénario qu’il maîtrise bien : garder ses hommes forts sans se renier.
