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11 recrues annoncées : Montauban souffre en Top 14, mais construit son avenir

Dernière du Top 14, l’US Montauban a connu une saison difficile en Top 14, mais veut s’en servir pour écrire un avenir durable.

Erwan Harzic 12/04/2026 à 12h59
Dernière du Top 14, l’US Montauban a connu une saison difficile en Top 14, mais veut s’en servir pour écrire un avenir durable. (Canal+)
Dernière du Top 14, l’US Montauban a connu une saison difficile en Top 14, mais veut s’en servir pour écrire un avenir durable. (Canal+)

Il y a environ dix mois, le Tarn-et-Garonne battait au cœur de Sapiac. Au détriment du FC Grenoble, l’US Montauban signait une montée historique en Top 14, seulement un an après avoir failli descendre en Nationale. Promu dans l’élite, le club réalisait un sacrifice qui interrogeait, mais qui montrait une sagesse désormais perceptible.

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Montauban a fait le dos rond…

En effet, après la victoire en finale (19-24), les dirigeants Tarn-et-Garonnais annonçaient qu’ils ne feraient pas de recrutement en conséquence, sur l’été 2025. “Pour les recrues, si on a deux recrues, ça sera le maximum. Il faut un type de profil expérimenté qui peut nous aider dans ce parcours en Top 14, de par l'expérience, ou un profil atypique. Malgré tout, on fait confiance à notre groupe, c'est une aventure humaine avant tout”, confiait Johan Dalla Riva, directeur général de l’USM, à la mi-juin à Rugbyrama.

Finalement, un plus grand nombre de joueurs est arrivé à Montauban. En figure de proue, l’ancien All Black Vaea Fifita était la recrue la plus ambitieuse. Le troisième ligne arrivait des Scarlets pour un bail de deux saisons à 33 ans. À ses côtés, cinq nouvelles recrues avaient garni les rangs de l’effectif mené par Sébastien Tillous-Borde. Vakhtang Jintcharadze, Nugzar Somkhishvili, Lucio Sordoni et Nafi Ma'afu signaient dans le Tarn-et-Garonne alors que Valentin Simutoga arrivait en prêt du LOU Rugby. Toutefois, certaines de ces arrivées étaient déjà prévues avant même d’acquérir la montée dans l’élite.

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… pour mieux rebondir après le Top 14

Aujourd’hui, l’US Montauban n’a plus beaucoup d’espoir en Top 14. Au classement général, ils comptent près de 16 points de retard sur l’USA Perpignan, avant-dernier. La lanterne rouge du championnat est quasiment certaine de descendre et elle n’a jamais vraiment réussi à s’imposer un tant soit peu au plus haut niveau. Elle compte une victoire, un match nul et dix-huit défaites en vingt journées. Il ne reste plus que six échéances à disputer.

Néanmoins, l’avenir se présente déjà aux portes de la plus rose des villes roses. Pour cause, plusieurs médias, dont Rugbypass, ont indiqué que de nombreuses recrues allaient débarquer dans la bastide. Selon le dernier décompte en date, ils seraient près de onze joueurs à postuler sous les ordres de Sébastien Tillous-Borde pour la saison prochaine.

Avec les arguments financiers et la libération de 13 joueurs, le club du Tarn-et-Garonne cherche à revitaliser son effectif. Preuve en est, la moyenne d’âge des nouveaux joueurs attendus sur place est de 25,4 ans. Par ailleurs, si on enlève le doyen Johnny Matthews (33 ans), cette dernière tombe à 24,7 ans. Le talonneur écossais est le seul trentenaire à avoir signé en faveur de Sapiac. L’âge moyen des joueurs sur le départ est de 31 ans, avec dix trentenaires qui quittent le club.

Ainsi, les dix autres nouveaux à arriver sont Sidi Mohammed Diallo (22 ans), Youssouf Soucouna (22 ans), Lomig Jouanny (22 ans), Vaiolini Ekuasi (24 ans), Dachi Papunashvili (24 ans), Romain Macurdy (24 ans), Joey Walton (26 ans), Lucas Dessaigne (27 ans), Daniel Brennan (27 ans) et Christopher Vaotoa (29 ans). En plus du choix de la jeunesse, l’USM a aussi acté neuf prolongations, dont de nombreux cadres.

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Un investissement au-delà du sportif

De fait, le club du Quercy a souhaité investir dans l’avenir. L’expérience et les moyens supplémentaires acquis en Top 14 ont été mis de côté afin de bâtir un avenir des plus intéressants. Après les chantiers de la rénovation du stade Sapiac et du centre d’entraînement du Ramiérou, les infrastructures sont modernes, tout en restant adaptées aux besoins du club et à ses ambitions. De plus, la direction travaille en étroite collaboration avec les collectivités locales, dans le but de créer un environnement sain pour l’intégralité des acteurs du club.

Après la montée, le directeur général de l’USM s’était montré particulièrement prudent. “On ne veut pas dépenser à outrance pour être dans la difficulté ensuite. La priorité, c'est d'avoir une situation pérenne pour que tout le monde puisse continuer dans les saisons futures. [...] On reste quand même lucide sur notre volonté de construire. On ne fera pas tout et n'importe quoi dans l’urgence”, arguait Johan Dalla Riva à Rugbyrama. Une intention d’autant plus louable que le rugby français est trop souvent habitué aux extravagances budgétaires de nombreuses écuries.

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