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VIDEO. Le symbole était déjà fort : le 1 000e Wallaby, Massimo De Lutiis marque dès son entrée, l'Australie atomise le Japon

Le 1 000e Wallaby n’a pas attendu longtemps pour laisser sa trace. Entré à la 50e minute contre le Japon, Massimo De Lutiis a marqué neuf minutes plus tard.

Thibault Perrin 15/08/2026 à 10h08
Massimo De Lutiis ne pouvait guère rêver mieux. Le pilier de 22 ans est devenu le 1 000e Wallaby, puis a marqué son premier essai neuf minutes après. Crédit : Wallabies et Rugby.com.au
Massimo De Lutiis ne pouvait guère rêver mieux. Le pilier de 22 ans est devenu le 1 000e Wallaby, puis a marqué son premier essai neuf minutes après. Crédit : Wallabies et Rugby.com.au

L’histoire était déjà belle dans les livres. Massimo De Lutiis lui a ajouté une scène qu'Hollywood aurait adoré scénariser. Entré à la 50e minute face au Japon à Townsville, le pilier droit de 22 ans est devenu le 1 000e joueur à porter le maillot des Wallabies. À la 59e, il s’est retrouvé à quelques centimètres de la ligne pour inscrire son premier essai international. Neuf minutes pour passer deux fois à la postérité.

Neuf minutes pour entrer deux fois dans l’histoire

Son essai n’est d’ailleurs pas né d’une simple séquence de pick-and-go préparée pour les gros. Après un ballon haut australien, Carter Gordon a profité du désordre pour attaquer l’espace avant d’être repris tout près de l’en-but. De Lutiis avait suivi l’action et n’avait plus qu’à conclure.

L’Australie a finalement balayé le Japon 56-17, après une première période beaucoup plus serrée, conclue à 21-17. Les hommes de Les Kiss ont passé un 35-0 après la pause et signé une troisième victoire consécutive, leur première série de trois depuis 2024. A noter, les cinq premiers essais australiens ont tous été marqués par des joueurs première ligne : Josh Nasser, Taniela Tupou deux fois, Angus Bell puis De Lutiis.

Quand les premières lignes prennent le tableau d’affichage

L’Australie n’a pas seulement fait mal sur les phases statiques. Elle a constamment ramené le jeu dans des zones où ses avants pouvaient gagner les derniers mètres, avec des charges courtes et énormément de densité près des rucks. Six des huit essais australiens ont finalement été inscrits par des piliers ou des talonneurs, Brandon Paenga-Amosa fermant même la marque après la sirène. On a connu des feuilles de marque davantage fréquentées par les ailiers.

Pour De Lutiis, le symbole dépasse largement l'anecdote. Rugby Australia rappelle que Patrick Carew avait reçu le premier numéro de l’histoire des Wallabies il y a 127 ans, tandis que Michael Purcell avait porté le total à 500 en 1966. Le jeune pilier s’inscrit désormais dans cette lignée quelques mois après avoir prolongé avec les Queensland Reds et Rugby Australia jusqu’à la fin 2029. À 1,90 m pour 129 kg, le numéro 1 000 possède un gabarit parfaitement adapté aux travaux de démolition.

Un numéro 1 000 qui compte déjà pour 2027

La portée sportive est tout aussi intéressante. L’Australie prépare une Coupe du monde 2027 à domicile, avec un Les Kiss qui connaît déjà parfaitement De Lutiis pour l’avoir entraîné aux Reds. À un poste aussi exposé que pilier droit, où la hiérarchie peut rapidement évoluer au gré des performances et des blessures, chaque nouvelle option compte. Le joueur de 22 ans possède désormais une première cape, un premier essai et surtout un premier repère au niveau international.

Il faudra évidemment beaucoup plus qu’un essai à bout portant pour s’installer durablement chez les Wallabies. Mais pour une première, difficile de soigner davantage son entrée : le numéro 1 000 dans les livres d’histoire, puis cinq points sur la feuille de match neuf minutes plus tard. Certaines premières sélections se racontent longtemps. Celle-ci possède déjà son scénario.

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