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VIDEO. 300 chevaux sous le capot : Edward Sigauke, la nouvelle fusée zimbabwéenne qui débarque chez les Harlequins

Sigauke marchera-t-il dans les pointes de Ngwenya ?

Theo Fondacci 27/08/2026 à 16h35
Le Zimbabwéen débarque en Europe. Screenshots : @edwardsigauke13
Le Zimbabwéen débarque en Europe. Screenshots : @edwardsigauke13

Sur sa carte Rugby 26, combien aurait eu Edward Sigauke en vitesse ? Probablement pas loin des 95 que se récoltait Takudzwa Ngwenya dans tous les jeux d'antan qui se respectaient. L'international américain, débarqué en France après avoir électrisé le Mondial 2007, fit une belle carrière dans l'Hexagone, notamment grâce à ses jambes de feu (chronométré à 10''25 sur 100 mètres à l'université) qui font encore de lui le quinziste le plus rapide de l'histoire. 

Sigauke marchera-t-il dans ses pointes ? Le clin d’œil géographique et stylistique est en tout cas difficile à éviter tant le Zimbabwéen de 22 ans dispose d'autres similarités que le lieu de naissance avec l'ancien rafale du Biarritz Olympique. 

Jason Robinson, c'est toi ?

Douze sélections, déjà 8 essais avec les Sables et, surtout, 300 chevaux sous le capot qu'il fait vrombir dès que le moindre intervalle apparaît. Ce jeudi, on apprend que le gamin vient de signer chez les Harlequins pour la saison 2026/2027. Et Londres de récupérer l’une des fusées les plus intrigantes du rugby africain.

Appuis courts, changement de fréquence brutal, accélération quasiment sans élan, gros raffut : il y a chez Sigauke quelque chose du Jason Robinson des grandes années dans cette manière de faire tourner en bourrique les défenseurs avant de repartir plein gaz. 

Par séquences, son explosivité peut également rappeler Adam Radwan ou Cheslin Kolbe. La comparaison s’arrête évidemment là tant Sigauke n’a encore ni leur vécu professionnel ni la variété du Sud-Africain, par exemple. Mais, il est clair que sa capacité à pédaler laisse imaginer de belles choses sur l'aile d'une équipe qui aime envoyer du jeu.

Chez les Quins, il devrait donc se régaler. En Afrique du sud, avec Emeris, il a terminé la dernière saison universitaire de Varsity Cup avec 8 essais (souvent spectaculaires), avant de placer d'autres fulgurances cet été, lors de la Nations Cup cet été, face aux Tonga notamment.

Un bon complément sur l'aile des Quins

Les Harlequins, désireux d'ajouter un facteur X à leur effectif cet été, ont ainsi sauté sur l'occasion sans attendre que cet ancien athlète amateur fasse ses preuves dans le rugby professionnel sud-africain. Même si, à Londres, il faudra désormais transformer les highlights en constance. Là où la concurrence ne manque pas avec notamment l'international anglais Cadan Murley ou le puissant puma Rodrigo Isgró (100kg) sur les ailes. 

En lui souhaitant la même réussite que Christian Ambadiang ou Philip Wokorach. Et que tous ces ailiers africains qui ont éclaté en France, sans que rien ne leur soit donné... 

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