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TRANSFERT. Colomiers muscle son jeu pour éviter le syndrome de la marche trop haute

Battu en demi-finale de Pro D2, Colomiers prépare déjà la suite avec un recrutement solide, dense et taillé pour rejouer les premiers rôles.

Thibault Perrin 13/06/2026 à 10h21
Après une saison stoppée aux portes de la finale, Colomiers ne repart pas de zéro. La Colombe ajoute du vécu et du coffre. Photo by Martin Dokoupil - World Rugby
Après une saison stoppée aux portes de la finale, Colomiers ne repart pas de zéro. La Colombe ajoute du vécu et du coffre. Photo by Martin Dokoupil - World Rugby

Colomiers digère, puis avance

Battue à domicile par Provence Rugby en demi-finale de Pro D2, 28-36, Colomiers a vu son rêve de Top 14 s’arrêter net à Bendichou. Dur. Mais pas question de rester au sol. Le club haut-garonnais a déjà lancé son recrutement pour repartir dans le bon wagon.

Des signatures jusqu’en 2028

La Colombe a officialisé plusieurs renforts sur deux saisons, jusqu’en 2028. Mamuka Mstoiani arrive d’Agen, Simão Bento de Mont-de-Marsan, Richard Hardwick de Grenoble et Viliami Fine de Palmyra Rugby Union Club. Un recrutement ciblé.

Devant, du vécu et du dur

Mstoiani coche une case très Pro D2. Pilier gauche de 25 ans, capable aussi d’évoluer à droite, il compte 47 matchs dans la division et deux capes avec la Géorgie. Après une demi-finale où les fondamentaux ont pesé lourd, ce profil parle de lui-même.

Hardwick apporte autre chose. Un troisième-ligne plaqueur-gratteur, passé par l’Australie, la Namibie, Ealing puis Grenoble. Où il a joué 32 matchs et marqué quatre essais en deux saisons avec le FCG. Les Brumbies ont aussi confirmé le départ de Tuaina Taii Tualima vers Colomiers. Là encore, on parle densité, collisions et travail obscur.

Derrière, de la vitesse

Bento, lui, amène du gaz. L’arrière ou ailier portugais arrive avec 27 sélections, une Coupe du monde 2023 et 67 matchs de Pro D2 avec Mont-de-Marsan. Fine, international tongien, peut jouer ailier ou centre. À 1,85 m pour 104 kg, il ne vient pas pour jouer à la passe à dix.

Colomiers ne recrute pas pour faire le nombre. Le club ajoute des options dans des zones clés. La mêlée, le combat au sol, la puissance extérieure, la profondeur derrière. En Pro D2, ça compte souvent autant qu’un grand discours.

Et maintenant, viser plus haut

La montée ne se décrète pas en juin. Elle se construit quand il pleut, quand ça tape, quand le bonus défensif vaut de l’or. Colomiers a pris une claque en demi-finale. Son recrutement dit une chose simple : la Colombe veut revenir, et pas pour regarder les autres monter.

jujudethil
jujudethil

Excellent recrutement car c’était un peu léger devant ,heureusement la défense prenait-le pas et l’attaque également. Ceci dit il ne faut pas se mentir, Colomiers, n’avait aucune volonté de monter en top, 14. Éventuellement une finale pour rentrer dans la trésorerie, mais tout est bien qui finit bien.