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Toulouse a Dupont, Bordeaux a les tourniquets les plus chauds d’Europe

Avec 34 578 spectateurs de moyenne, Bordeaux-Bègles reste intouchable en tribunes. Même Toulouse regarde ça de loin.

Thibault Perrin 18/06/2026 à 14h33
L’UBB ne gagne pas seulement sur le terrain. En tribunes aussi, Bordeaux-Bègles domine l’Europe du rugby. Crédit : EPCR ©INPHO/Gary Carr
L’UBB ne gagne pas seulement sur le terrain. En tribunes aussi, Bordeaux-Bègles domine l’Europe du rugby. Crédit : EPCR ©INPHO/Gary Carr

Bordeaux-Bègles continue de remplir comme personne. Selon le classement compilé par The Rugby Paper, l’UBB affiche 34 578 spectateurs de moyenne en 2025-2026, devant les Stormers, Toulouse, Bristol et le Leinster. Le club girondin gagne aussi 1 714 spectateurs par match par rapport à la saison précédente (32 864).

Le Stade Toulousain fait son marché à La Rochelle pour franchir un cap physiquement

Toulouse suit, mais de loin

Toulouse reste très haut, avec 21 836 spectateurs de moyenne. Mais l’écart avec Bordeaux est énorme : 12 742 personnes par match. Ce n’est pas un trou dans la ligne. C’est une percée de 80 mètres. Le Stade Toulousain pèse sportivement, médiatiquement, économiquement. Pourtant, sur cette donnée précise, l’UBB joue une autre partition.

Crédit : The Rugby Paper
Crédit : The Rugby Paper

Le Top 14, roi des tribunes

Le classement dit aussi autre chose : le Top 14 attire toujours plus de fans. Dans le top 15, on retrouve Bordeaux-Bègles, Toulouse, Toulon, Clermont, Lyon, La Rochelle, Bayonne et le Stade Français. Huit clubs français dans les quinze premiers. Ce n’est pas un détail. Le championnat français vend du spectacle, mais surtout une sortie du week-end.

Crédit : The Rugby Paper
Crédit : The Rugby Paper

Le plafond de verre des stades

Reste une limite très concrète : les enceintes. La Rochelle affiche 18 000 spectateurs de moyenne, soit exactement la capacité annoncée de Marcel-Deflandre après les derniers travaux. Autrement dit, le club rochelais touche le plafond. Il peut vendre plus d’engouement. Il ne peut pas toujours vendre plus de places. C'est la valable aussi pour d'autres clubs comme Toulouse.

Des villes entières derrière leur club

Le cas rochelais reste assez dingue. La commune compte 79 851 habitants en population municipale en vigueur. Une moyenne de 18 000 au stade ne veut pas dire qu’un quart de la ville y va à chaque match. Mais l’image raconte bien la place du club dans son territoire.

Bayonne donne la même impression de rugby qui déborde des tribunes. L’Aviron affiche 16 399 spectateurs de moyenne, dans une commune de 54 306 habitants. Là aussi, il faut rester prudent : il y a des supporters venus d’ailleurs. Mais le rapport ville-club est massif.

Délocaliser ou agrandir ?

La question revient donc vite : faut-il agrandir, ou délocaliser plus souvent ? Toulon montre les deux faces du sujet. Sa moyenne monte à 19 214, mais elle est aussi portée par le Toulon-Toulouse joué au Vélodrome, devant 66 831 spectateurs. Le RCT, par la voix de son président, ne cache pas que Mayol est devenu trop petit et trop vétuste. Des travaux seraient trop importants, et coûteux. Et l'idée de construire un autre stade prend de plus en plus de poids sur la Rade.

Crédit : The Rugby Paper
Crédit : The Rugby Paper

Bordeaux, lui, a construit une habitude. Chaban est plein, le Matmut Atlantique sert de turbo. Et pour l’instant, personne ne suit la cadence. Une ferveur qui porte l'équipe aussi bien lors des matchs. Qu'en coulisses avec une manne financière de plus en plus importante qui permet au club de grandir et d'être de plus en plus compétitif.

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