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TOP 14. Le Stade Toulousain confirme son hégémonie avec un 4e sacre d'affilée

Toulouse a encore frappé : un 4e titre de suite, Montpellier renversé et une dynastie qui rejoint les grandes heures de la fin des années 90.

Thibault Perrin 27/06/2026 à 23h25
Toulouse continue d’écraser le rugby français : vainqueur de Montpellier, le Stade décroche un 4e titre de rang et écrit l’histoire. Crédit image : Screenshot France 2
Toulouse continue d’écraser le rugby français : vainqueur de Montpellier, le Stade décroche un 4e titre de rang et écrit l’histoire. Crédit image : Screenshot France 2

La finale du TOP 14 2025/2026 opposait le Stade Toulousain à Montpellier ce samedi 27 juin au Stade de France. Dominateur dans le premier acte. Dominé dans le second, c'est finalement Toulouse qui l'a emporté sur le score de 28 à 20. Une finale qui aurait été interrompue par l'orage et qui a vu le MHR ne rien lâcher jusqu'au bout. Le Stade confirme sa domination sur le rugby tricolore. Mais la concurrence pousse de plus en plus pour déloger les Rouge et Noir.

Mauvaka frappe d'entrée

Une finale qui a démarré sur un gros rythme, de l'intensité dans les chocs avec deux défenses en place. Sur sa lancée après sa démonstration en demi face au Racing 92, le Stade Toulousain a inscrit le premier essai.

C'est le talonneur tricolore Peato Mauvaka qui a fait le show avec une superbe course dans le couloir après une combinaison en touche avec son demi de mêlée. Il a non seulement mis les cannes mais feinté la passe avec Dupont avant de plonger en Terre promise avant la 10e minute de jeu.

Montpellier a malgré tout investi le camp toulousain avec plusieurs touches dans les 22 mètres. Un premier temps fort non validé malgré un ballon enclenché à quelques mètres de l'en-but des Rouge et Noir. A l'expérience, les hommes de Mola ont alterné jeu à la main et au pied pour économiser leurs forces et pousser les Héraultais à batailler pour chaque possession. La fraîcheur sera déterminante dans cette finale jouée dans la moiteur de Saint-Denis.

Montpellier bataille, Toulouse punit

Des efforts qui ont fini par payer avec une pénalité de Miotti à la 23e (7-3). A laquelle Ntamack a répondu (10-3). Malgré de belles intentions au large et de l'envie dans les rucks, ce premier acte a été haché par les fautes de chaque côté (10-6). Comme il fallait s'y attendre entre les deux meilleures équipes de la saison, les opportunités proches de la ligne ont été rares. Aussi, les buteurs ont eu un rôle essentiel pour punir l'indiscipline adverse.

Mais comme souvent avec Toulouse, il a suffi d'une combinaison au centre du terrain avec Lebel lancé dans l'intervalle pour mettre le jeu à la défense. Repris à quelques mètres de l'en-but, il a pu servir Dupont, encore une fois au soutien. Sans un énorme retour de la défense du MHR, le deuxième essai toulousain était là. Ce n'était que partie remise. Sur un bras cassé rapidement joué, Mauvaka y allait de son doublé après deux prises de balle en puissance de Chocobares et Meafou. Le réalisme était toulousain dans cette finale (17-6).

Le champion fait le break

Quelques instants plus tard, les triples champions en titre triplait la mise. Tout en maitrise et en vitesse, la ligne d'attaque s'illustrait avec un ballon qui arrivait jusqu'à l'aile de Thomas. L'ancien Racingman était repris devant la ligne, mais passait à Dupont (22-6).

A l'origine, un renvoi direct de Miotti bonifié par les Toulousains. Lesquels ont accéléré au meilleur moment lorsque les Cistes ont baissé en régime. La pénalité inscrite par Ntamack juste avant les citrons a ainsi permis aux Rouge et Noir de compter 19 longueurs d'avance (25-6).

Le MHR refuse d'abdiquer

Si Montpellier voulait espérer dans cette finale, il fallait marquer dès la reprise. Et c'est justement ce que les Héraultais ont fait. Miotti a surpris la défense toulousaine avec un petit par-dessus. Puis c'est N'Gandebe qui a mis le feu avec ses appuis électriques avant de servir Piccardo pour le premier essai du MHR (25-13). De quoi relancer ce match de la meilleure des manières.

D'autant qu'un nouveau ballon cafouillé voyait Cadot servir Uelese avec une chistera. Le talonneur tapait au pied dans la course. Sans un retour de Lebel, l'Australien aurait sans doute marqué. Une action qui a débouché sur le carton jaune de l'ailier toulousain pour avoir sorti le ballon alors qu'il était au sol. Mais pourquoi un essai de pénalité n'a-t-il pas été accordé ? D'autant que Lebel a tiré le maillot de son adversaire.

Toulouse, malgré le jaune, s'en sortait très bien. Surtout après le grattage salvateur de Willis devant sa ligne. Mais le MHR était clairement dans un temps fort dans cette entame de second acte. Le Stade allait-il à nouveau connaitre un trou d'air comme cela a été le cas face à Glasgow et aux Saracens ? Une chose est sûre, les Cistes étaient déchainés. L'arrivée de la pluie pouvait d'ailleurs faire leurs affaires.

C'est le moment (51e) qu'a choisi Mola pour faire des changements avec une première ligne toute neuve. Un coaching lucide d'autant que le Stade avait une très belle mêlée à jouer sur les 22 mètres du MHR. Elle débouchait sur une pénalité de Ntamack et un avantage de 15 points pour les tenants du titre (28-13).

Tout le monde aux vestiaires

Une fois n'est pas coutume, les Rouge et Noir rataient une belle occasion d'enfoncer le clou juste avant l'heure de jeu. La défense héraultaise refusant de laisser Toulouse s'envoler vers la victoire sans se battre. D'une ligne à l'autre, les Rouge et Noir répondaient aussi dans le combat. Comme si ça avait été écrit, l'orage s'est invité à la fête et a poussé les officiels à interrompre la finale.

Après une heure jeu, la question était de savoir si cette pause forcée allait changer la physionomie de la rencontre ? Mais aussi ce match allait pouvoir aller au bout. L'incertitude n'a pas duré longtemps en ce qui concerne la seconde interrogation. Dix minutes plus tard, tous les acteurs étaient de retour sur le pré. Quant à la première, il fallait attendre la fin de la partie pour avoir la réponse.

Une pause qui relance la finale

Cette nouvelle reprise voyait le MHR récoltait un bon ballon sur mêlée. Mais à cinq mètres de l'en-but, l'occasion se terminait sur un en-avant de Coly. Il se rattrapait immédiatement avec une prise d'intervalle qui se terminait entre les perches. Cette finale n'avait pas livré son verdict (28-20). La fin de match était électrique au propre comme au figuré.

Montpellier voyait une immense occasion lui passer sous le nez à cinq minutes de la sirène avec une touche mal négociée devant l'en-but toulousain. Quelques instants plus tard, une nouvelle faute héraultaise stoppait encore l'avancée des Cistes. Le Stade, dominé, n'en demandait pas tant pour sortir de son camp sans forcer.

4 à la suite pour Toulouse

Montpellier donnait tout pour marquer cet essai qui aurait pu maintenir l'espoir. A l'image ce ballon récupéré dans le camp toulousain à la 79e. Mais terminé par un en-avant. Le MHR pourra nourrir de gros regrets compte tenu de ce qu'il a montré dans cette finale, et surtout en deuxième période. A l'expérience, mais non sans se faire peur, le Stade Toulousain remporter un quatrième titre de rang. Une performance jamais vu depuis la fin des années 90. Antoine Dupont et ses coéquipiers décrochent un 25e titre !

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