Il y a des défaites qui font mal. Et puis il y a celles qui laissent un entraîneur sans réponse.
Après la lourde correction reçue à Marcel-Michelin contre le Racing 92 (13-41), Christophe Urios est apparu sonné. L'homme qui ne manque pourtant jamais de mots pour analyser les performances de ses équipes a cette fois reconnu son incompréhension face à la prestation de ses joueurs.
VIDEO. La pénalité de 58m en coin de Melvyn Jaminet pour offrir la victoire à ToulonL'incompréhension d'Urios après le naufrage
Fidèle à son habitude, Christophe Urios n'a pas cherché à fuir ses responsabilités après la lourde défaite de son équipe face au Racing 92. Bien au contraire. Le manager clermontois s'est montré particulièrement lucide sur sa part de responsabilité dans ce rendez-vous manqué. « J'ai dû rater quelque chose dans la préparation », a-t-il reconnu après la rencontre, peinant encore à expliquer la prestation de ses joueurs.
Visiblement marqué par le scénario du match, Urios n'a pas caché son désarroi. « Je n'arrivais pas à comprendre comment on a pu faire ce match. Il n'y a pas de réponse », a-t-il confié à Rugbyrama, alors que l'ASM jouait une grande partie de ses chances de qualification devant son public.
Au-delà du résultat, c'est surtout l'attitude collective de son équipe qui a interpellé l'ancien manager de Bordeaux-Bègles et de Castres. « On n'a pas su répondre collectivement », a-t-il regretté, avant d'enfoncer le clou : « Je n'ai pas trouvé qu'on avait une équipe très collective ce soir ». Pour Urios, Clermont s'est progressivement délité au fil de la rencontre : « On s'est désunis à mesure du temps dans le match », sans jamais parvenir à retrouver « ce lien collectif » indispensable dans un rendez-vous de cette importance.
Clermont avait pourtant tout entre ses mains
Avant cette 25e journée, l'ASM était idéalement placée dans la course au Top 6. À domicile, dans un Michelin à guichets fermés pour la dernière de la saison, les Auvergnats avaient l'occasion de prendre une option sérieuse sur les phases finales.
Le début de rencontre semblait même confirmer cette dynamique. Clermont se procurait deux opportunités franches d'essai lors du premier quart d'heure. Puis tout s'est brutalement arrêté.
Trois essais encaissés quasiment coup sur coup, une équipe qui perd le fil, un Racing 92 dominateur dans l'engagement et les collisions : le scénario a viré au cauchemar pour les Jaunards.
Une qualification qui tient désormais du miracle
Désormais huitième du classement, Clermont n'a plus son destin entre ses mains avant la dernière journée. Les Auvergnats devront aller réaliser un exploit sur la pelouse de Bordeaux-Bègles tout en espérant plusieurs résultats favorables ailleurs.
Le plus dur reste peut-être psychologique. Quelques jours auparavant, Christophe Urios évoquait encore un véritable « seizième de finale » face au Racing, convaincu que son équipe était prête pour ce rendez-vous décisif. Au coup de sifflet final, le constat était tout autre.
À une semaine du verdict, l'ASM est passée de candidate crédible aux barrages à équipe suspendue à un improbable concours de circonstances.
Et au vu du visage affiché dimanche soir à Marcel-Michelin, c'est peut-être cela qui inquiète le plus Christophe Urios.
Grand multiplex du Top 14 : à quelle heure et sur quelle chaîne voir la 26ème et dernière journée ?
Bon, ben... Mais allez, restons positifs. Une nouvelle saison où nous ne perdrons pas une nouvelle finale !
Ce n'est pas mort mathématiquement, mais il faudra sortir le match de l'année