Top 14 - Les sorties définitives sur blessure ont augmenté de 40 % en trois ans
La blessure de Florian Fritz avait fait le tour de la planète ovale.

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Les sorties définitives sur blessure ont augmenté de 40 % en trois ans. Les joueurs de la première ligne sont les plus touchés par les commotions.
Personne n'a oublié cette image de Florian Fritz quittant la pelouse lors du match de barrages du Top 14 entre le Stade Toulousain et le Racing-Métro en mai 2014. Une blessure impressionnante qui avait fait le tour de planète ovale et soulevé de nombreuses interrogations. À l'époque, le centre était, en effet, revenu sur le terrain quelques minutes après ce qui semblait être un K-O. Finalement, le rapport d’expertise de la commission d’enquête mandatée par la LNR avait conclu que le Stade Toulousain n’avait pas appliqué le protocole commotion cérébrale "comme il aurait dû l'être". Ce dernier avait été mis en place au début de la saison 2012-2013. Depuis cette date, l’observatoire médical chargé de suivre les "événements médicaux" du Top 14 a recensé en moyenne 37 sorties définitives sur commotion par saison.

Pilier et talonneurs, premières victimes des commotions

Top 14 - Les sorties définitives sur blessure ont augmenté de 40 % en trois ans
Crédit graphique : Le Monde

Sans surprise, ce sont les joueurs de la première ligne qui sont les plus touchés. Piliers et talonneurs collectionnent les chocs à la tête. "A eux seuls, ces trois postes représentent 26 % des blessures ayant entraîné une sortie de terrain", note Le Monde dans son article. Traumatisme crânien, cervicale, facial sont leur quotidien. Mais ils ne sont pas les seuls touchés par ce type de blessures sérieuses. Les ouvreurs et les demis de mêlée y sont aussi sujets au même titre que les avants. Avec notamment 26 traumatismes cervicaux pour les numéros 10 entre 2012-2013 et 2014-2015.

2 208 sorties du terrain entre 2012-2013 et 2014-2015

Avec 11 sorties définitives lors de l'exercice précédent - contre 7 en 2012-2013 et 6 pour 2013-2014 - c'est une blessure de plus en plus commune. On l'a d'ailleurs vu avec l'ouvreur irlandais Jonathan Sexton. Mais on est tout de même loin des chiffres des traumatismes de l'épaule (24 sorties définitives en moyenne sur trois ans), de la cheville (28) mais surtout du genou. La rupture des ligaments croisés, la hantise des sportifs. La blessure au genou est la première source de sortie définitive en 2014-2015 devant les commotions et les traumatismes musculaires (39 sorties). Et une fois de plus, ce sont les joueurs de la première ligne qui sont les plus touchés. "Globalement, sur les trois saisons, les sorties définitives sur blessure ont augmenté de 40 %", indique le journal Le Monde avec un total de 2 208.

Retrouvez l'ensemble des chiffres dans l'article visible sur le site du Monde.

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Ça étonne personne. Aujourd'hui le rugby se résume à faire une passe et à fixer le plus de défenseurs possibles en foncant dans le tas...et ce du pilier jusqu'au n°15.

Le rugby d'évitement n'existe quasiment plus.

A cela s'ajoute une prise de masse de l'ensemble des joueurs qui est de plus en plus inquiétante, car encore une fois, elle est tout sauf naturelle cette prise de masse importante.

Tous les facteurs sont réunis pour générer de plus en plus de blessures grave, tant superficielles qu'internes.

Quand je vois que des joueurs arrivent à s'arracher des ligaments sur une course, c'est tout sauf naturel.

Mais tant que le monde du rugby, du supporter jusqu'au haut dirigeant, continueront à faire l'autruche, rien ne changera.

  • Aouan
    23541 points
  • il y a 4 ans

Quand on voit le nombre "d'autres traumatismes" alors que tout le corps semble référencé on peut rester perplexe quant au nombre de traumatisme des orteils....

Le constat de ces statistiques qui est très bon:"La blessure au genou"(très souvent du à l'augmentation de la masse musculaire) " est la première source de sortie définitive en 2014-2015 devant les commotions et les traumatismes musculaires (39 sorties)."indique que l'augmentation de la masse musculaire est l'un des plus grand maux du rugby actuel. Si je répète ce que dit l'article et la majorité des commentaires, c'est pour savoir selon vous comment arrêter ces blessures. Voici mon avis: Limiter la masse en fonction de la taille et par poste (on sera un peu plus clément sur la limitation de la 1ère ligne). Et vous qu'en pensez-vous?

@PJ12861

@Straits, à aucun moment un sport de combat de sang et de larme a besoin d'une prise de poids excessif. De plus des sports de combats comme la boxe utilise différente catégorie de poids. Je ne connais pas bien les sports mécaniques mais je doute qu' il n'y ait pas de normes obligatoire à respecter pour chaque véhicule. En tout cas dans des sports de course comme le vélo, il existe bel et bien des normes sur le poids du vélo qui ne doit pas dépasser un certain poids ou au contraire être en-dessous. Enfin tu as cité l'exemple du ski comme quoi il n'y avait pas de normes et bien figure toi que si, il y en a notamment pour le slalom: de plus en plus de skieur prenait des ski beaucoup plus petit par rapport à leurs tailles à tel point que cela se rapprochait des patins. Il y eût donc de nouvelle norme sur le matériel. Enfin le meilleure exemple reste la natation avec les combinaisons où on a fini par reconnaître que c'est devenu du dopage technique. Donc non je ne vois pas en quoi ma proposition n'est pas valable et c'est dommage de ne pas avoir la votre. Enfin le rugby n'est pas que du combat, c'est aussi un sport stratégique(d'un point de vue des combinaisons) instinctif et technique. Mais à aucun moment limiter la prise de poids des joueurs empêchent de voir un sport de combat, stratégique, instinctif ou technique.

  • straits
    19303 points
  • il y a 4 ans
@PJ12861

Que c'est tout autant irréaliste que de limiter la puissance des moteurs (et provoquer une baisse des audiences...) dans les sports mécaniques, demander aux athlètes de courir moins vite ou sauter moins haut, arrêter de farter les skis etc...
Citius, altus, fortius etc...
Le peuple veut du spectacle, du sang et des larmes !

  • Iyhel
    22990 points
  • il y a 4 ans

Quand je vois la violence des impacts et des rucks hier soir en -20, ça fait peur.

Sinon le beau diagramme choroplèthe (ça va être difficile de le recaser en société celui-ci...) du Monde me confirme que j'ai bien fait de jouer ailier 😛

Que le nombre de pathos ai augmenté considérablement ces dernières années tt le monde s'en est rendu compte (bien, de la matérialiser)...
Ce qui serait tout aussi intéressant serait de lister dans quelles situations/zones de Jeu se produisent les "accidents"...
Partant de là, les instances Internationales auraient tt intérêt à légiférer dans le sens de la protection du Joueur prioritairement (Objectif rendre pérenne le Produit, cela le devient moins qd la Ménagère de Cinquante Ans rechigne à inscrire son rejeton à la Pratique !)....

Sachant que l'année 2013 est surestimée, vu que la sortie de Mr Raynal rentre dans 6 ou 7 catégories.

Après la coupe du monde, quelle a été la blessure de Camou et Blanco ?

@breizovale

Une crise de foie ?

  • vevere
    51761 points
  • il y a 4 ans

...et toujours pas de médecins indépendants des clubs pour faire appliquer le protocole commotion...tout chance, rien de change!!! 🙁 🙁 🙁

Ca me rappelle l'article "Jeu de massacre" publié par L'EQUIPE EXPLORE l'an dernier, qui soulignait l'augmentation de la violence des chocs. Michalak le disait lui-même: si son fils voulait devenir rugbyman pro, il le déconseillerait. C'est dire, quand on pense que quelqu'un qui a fait de sa passion son métier et a réussi sa carrière déconseille à son propre fils de faire la même chose, c'est qu'il y a un vrai et gros problème...

  • Cedirak
    20477 points
  • il y a 4 ans

Positivons: dans 26% des cas au moins le cerveau ne risque pas d'être touché.


(désolé)

Hausse des contacts frontaux, jeu restrictif basé sur le rentre-dedans et le gagne-terrain, corps de plus en plus massifs ou musculeux… Il ne faut plus s'étonner.
D'ailleurs le jeu proposé par Gallois et Irlandais le dernier week-end ne trompe personne. Il faudrait revenir à un jeu romantique basé sur l'évitement, sans bannir le placage bien entendu. Adapter les règles pour faire du rugby un jeu pratiqué par tous au très haut niveau : gros (rappelez-vous des piliers des années 80), maigres et effilés (de Lagisquet à Bonneval), petits (de Peter Stringer à Bézy).
Le jeu est trop souvent devenu unidimensionnel et il faut s'en inquiéter.

  • straits
    19303 points
  • il y a 4 ans
@artillon

Je partage l'analyse de Grand Sachem.
Regardez l'activité de certains 2nde ligne voire talonneurs en terme de grattages, plaquages etc...
Des mecs comme Retallick ou Whitelock sont capables de pousser, se replacer, plaquer, contester etc...
Je ne parle même pas des 3e ligne modernes comme Savea ou Ioane qui jouent au 7 et courent plus vite que des ailiers.
Comment voulez vous que les arrières aient autant de libertés qu'il y a 20 ans pour prendre la poudre d'escampette. ? Et puis éviter un mec c'est bien mais aujourd'hui, tu en évites un, il y en a un 2nd déjà là pour te découper.

@artillon

le problème est que les joueurs ont de plus en plus de caisse mais que les dimensions du terrain sont restées les mêmes. Regarde les actions romantiques des années 70-80, elles étaient possibles parce que les rideaux défensifs étaient moins denses : les 3 joueurs de première ligne n'allaient pas combler les sous-nombres à l'aile et tout le monde était rôti à la 60e. Aujourd'hui, à la 60e, tu fais entrer tes 7 remplaçants.

@artillon

Les romantiques ont disparu
Les bleuets ne poussent plus
Qu'aux endroits les plus perdus

Il n'y avait personne sur le banc pour remplacer Fritz ?

Chose qui a deja ete observee au foot US et en boxe mais qui est encore relativement nouvelle au rugby
Des les premieres annees de professionalisme, une etude avait ete realisee a Pau montrant la reduction du diametre du canal rachidien chez les joueurs pros dus a la puissance des impacts, alors de nos jours, je n'ose imaginer quelles seront les sequelles des nombreux joueurs ayant eu des commotions a repetition

  • straits
    19303 points
  • il y a 4 ans
@Le Haut Landais

Je souffre moi-même de ce mal (réduction du diamètre des canaux de conjugaison aux niveaux L4 & L5. Cela a une origine innée mais c'est effectivement amplifié par le sport, rugby et force athlétique dans mon cas. Je n'ose imaginer à plus haut niveau l'état des cartilages et articulations après une vie entière à se rentrer dedans et à soulever de la fonte...

Malheureusement rien de bien surprenant dans ces chiffres qui mettent en avant l'evolution pro (surtout les 5-10 dernieres annees) ou le physique des joueurs est devenu tellement impressionant que les espaces se reduisent et les contacts sont de plus en plus frequents et importants.
Il faut se souvenir qu'a l'heure actuelle les medecins emploient de plus en plus des termes de traumatologie autrefois reserves aux accidents de voiture pour decrire des blessures dues au rugby, ca met clairement en avant l'incroyable puissance des impacts a haut niveau.

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